Week-end dans la région d’Ottawa

Classé dans : Week-end | 2

 

Avant de commencer la rédaction de cet article, on s’est aperçu qu’il était vraiment difficile d’innover pour l’intro des différents voyages que nous partageons avec vous. On tourne souvent en rond avec la classique location de voiture, le trajet sans encombre, l’arrivée au Airbnb…

On a alors fait ce que tout membre de notre génération fait lorsqu’il se trouve face à un mur : 

 

Photo Google

 

La deuxième étape est aussi on ne peut plus classique : cliquer sur le premier lien, car « s’il est là, c’est qu’il ne doit pas être trop mal ». On découvre alors un tuto présentant « 5 moyens faciles de commencer un article » :

1 – Une citation inspirante. A part « muscle ton jeu Robert » ou « les sanglots longs des violons de l’automne, bercent mon cœur d’une langueur monotone » qui nous inspirent à peu près, on n’est pas vraiment sur un segment qui nous corresponde.

2 – Des mots chocs. Dans le registre putaclick, on n’est vraiment pas les bons clients. Notre blog avoisinant autant de visites que le nombre d’éléphants présents au Canada, on n’a pas besoin de ça.

3 – Des chiffres clés : Déjà fait… nombre de lacs, superficie, habitants… redondant.

4 – Une définition bien tournée. Pas envie.

Vous comprendrez donc qu’on devrait se tourner vers la 5ème solution qui s’avère être : Un décor bien planté.

Pour ce week-end de trois jours où nous fêtons la famille en Ontario (tous les prétextes sont bons pour avoir un jour férié), notre cœur balance entre deux options qui nous séduisent.

La première possibilité est en réalité la plus évidente. Passer quelques jours à Blue Mountains qui est la « grosse station de ski » la plus proche de Toronto. Le hic, c’est que les prix proposés sont exorbitants pour ce week-end prolongé, et que la station devrait faire le plein, ce qui ne nous enchante pas forcément.

Après avoir tout mis en œuvre pour convaincre Ayette et Julien, deux collègues de Remy qui nous accompagneront pendant ce week-end, notre choix se portera finalement sur Ottawa.

Certes, Ottawa se trouve à environ 5h de route (voire plus avec les bouchons) de Toronto, mais on y recense de nombreux points positifs pour ce type de week-end. Tout d’abord, on retrouve plusieurs stations de ski à max 1h30 du centre-ville (dans la région de l’Outaouais), ce qui nous permettra d’en tester deux sur le week-end. Secondo, cela nous permettra de visiter Ottawa en hiver pour tenter d’effacer la mauvaise impression qu’on avait eu la première fois (si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici !).

Cela devrait être particulièrement sympa cette fois-ci car on tombe en plein dans la semaine du Bal des Neiges. Troizio, on trouve une offre de logements incomparable à Blue Mountains, pour des prix beaucoup plus raisonnables. Let’s go !

J’ai dit dans l’intro que je vous épargnerais les blabla du trajet aller, donc je dirai juste une phrase : c’était l’enfer. Pour illustrer ce mauvais moment à passer, nous avons fait 80km en deux heures 😤! Bref, on arrive à destination assez fatigués, un petit McDo et au lit pour être en forme le lendemain.

Samedi matin, le temps est radieux. Il fait froid mais on devrait avoir une super journée sur les pistes. Après quelques courses pour prévoir le pique-nique du midi et un petit déjeuner express au Tim Hortons du coin, nous faisons route vers la station Mont Cascades. Nous avalons les quelques kilomètres bercés par les différentes radios québécoises toujours aussi sympas. Les paysages sont magnifiques : les prés sont revêtus d’une bonne couche de neige immaculée, les rivières intégralement gelées, et de nombreux petits chalets clairsemés dans les collines laissent planer un doux air de vacances.

Si vous imaginez le Canada comme un paradis de ski de descente comparable à ce que l’on a dans les Alpes, vous êtes à côté de la plaque. Pour vous dire, la plus grande station « du coin » (comprenez dans un rayon de 1000 km autour de Toronto) culmine à 968m de hauteur, à Mont Tremblant, au Québec. Quant à elle, Mont Cascades ne culmine qu’à 305m de haut pour un dénivelé de 165m, la folie ! C’est à ce moment-là qu’on prend nos mouchoirs pour essuyer nos larmes. Qu’importe, la station comporte tout de même une vingtaine de pistes pour 3 télésièges, on ne devrait quand même pas s’ennuyer !

On arrive à la station sur les coups de 11h, récupérons notre matériel pendant qu’Ayette et Julien nous attendent au chaud. Ces derniers nous ont d’ailleurs trouvé des bons plans en ligne sur Groupon et Costco, merci à vous ! Pour 60$/personne taxes incluses, nous avons un package équipement + forfait de remontées mécaniques jusqu’à 22h.

 

 

Mont Cascades

 

 

Ça y est ! Après plusieurs années d‘absence sur les pistes, nous rechaussons les bonnes vieilles chaussures de ski hyper confortables et les spatules. Une première descente sur une piste baby pour se remettre en jambe et hop on attaque notre journée. La neige est excellente en début de journée, pas un nuage dans le ciel mais un petit vent glacial en haut de la colline. Bien que les montées durent bien plus longtemps que les descentes, on prend un plaisir fou. Virages à gauche, virages à droite, petits sauts, schuss, planté du bâton, descentes au milieu des arbres… On kiffe !

On prend notre petite pause dej’ aux alentours de 13h30 dans le Visitor Center qui dispose de nombreuses tables pour se restaurer, sans aucune obligation de consommer dans le restaurant « d’altitude ».

C’est alors que nous resterons assez admiratifs de la confiance mutuelle qu’ont les Canadiens entre eux : ils laissent tous trainer ici et là leurs affaires (chaussures, vestes, divers sacs, …) toute la journée, sans aucune surveillance. On n’a pas l’habitude de dire « le Canada c’est bien, la France c’est nul » mais sur ce point, on doit avouer que ce genre de chose n’arriverait jamais en France, malheureusement. Et pour sûr, ce respect mutuel et ce civisme vont cruellement nous manquer à notre retour.

Après ce petit break, on retournera sur les pistes et tenterons tant bien que mal avec Julien d’amener les filles dans les endroits plus techniques. La première surprise qu’on leur a réservé était un passage composé de petites bosses sur une piste non damée… Pas cool… La dernière piste était certainement celle de trop : après s’y être engagées, les filles découvrent un beau mur devant elles et feront finalement demi-tour, avec une superbe remontée en escalier à montrer dans les écoles de ski. Franchement, tout le monde aura très bien skié et on reste persuadé qu’elles auraient facilement dompté cette difficulté sans la fatigue, le verglas et la visibilité descendante de la fin de journée. Cela se vérifiera d’ailleurs le jour suivant !

Sur les coups de 17h30, nous quittons la station pour ce qui aura été une très belle journée de ski !

 

 

 

 

Quelques courses (où Ayette et Julien auront envie successivement de comté, de pain aux raisins, et de baguette en l’espace de trois secondes (Nostalgie French Gastronomy)) et une bonne douche plus tard, nous décidons d’aller tâter l’ambiance d’Ottawa by night. On rejoint rapidement le centre, et en sortant du parking, on sent une certaine animation ambiante dans les rues. Pas mal de monde et de la musique au loin. Comme on vous l’a annoncé plus haut, on est en plein dans la semaine du Bal des Neiges à Ottawa où sont proposées de nombreuses activités : concerts, sculptures de glace, toboggans de neige… Il y en a pour les grands et les petits. Nous profitons alors quelques minutes d’un concert en plein air gratuit avant que le froid ne nous rappelle qu’une bonne bière et un bon plat chaud nous attendent. On teste alors quelques endroits mais tous les pubs sont blindés ! On trouvera finalement un immense pub dans lequel nous obtiendrons avec beaucoup de chance l’une des dernières tables de libre.

Nous passerons un bon moment dans ce pub joliment décoré et assez authentique et regagnons nos appartements, sans faire de folie festive impromptue.

 

 

Ottawa by night

 

 

C’est dimanche et nous nous levons tôt car 1h30 nous séparent de la seconde station de ski de notre séjour: Mont Sainte Marie ! Bien déterminés à rider la poudreuse, nous avons déjà prévus petits dej et pique-nique pour ce jour. On arrive à la station Mont Sainte Marie sur les coups de 10h30. Même rengaine que la veille pour récupérer les équipements et les forfaits, nous prenons le premier télésiège environ 45min plus tard.

A première vue, la station est plus grande, plus de monde, et un peu de queue aux remontées mécaniques. Si on compare à la station de la veille, le dénivelé sera double, pour deux fois plus de glisse 😎 ! La neige est excellente et la longueur des pistes bien plus agréable, on a moins l’impression de passer son temps sur le télésiège. Sur les pistes, ce n’est pas du tout la cohue, on a de la place pour s’amuser. La difficulté ira crescendo puisque nous débuterons tranquillement par des pistes vertes, puis des bleues assez simples et les filles se transcenderont pour finir par faire trois fois une bleue avec deux beaux murs verglacé, bien joué ! En parallèle, nous nous essayerons avec Julien sur deux noires dont l’une nous rappellera particulièrement que nos cuisses et genoux n’ont plus 20 ans, ça piquait grave ! Encore une super journée se termine où on aura bien profité de tous les recoins de la station.

 

 

 

 

 

Le réveil aux aurores, la route et la fatigue liée au ski auront raison de nous en ce deuxième jour. Nous décidons de passer le reste de la soirée à la maison tranquilou à prendre l’apéro et jouer aux cartes. Nous ferons ainsi découvrir le fameux jeu de cartes « Barbu » qui tend de plus en plus à s’internationaliser (on me dit dans l’oreillette qu’il n’est plus très loin de dépasser le poker en termes de popularité) à nos deux amis. Ayette jouera énormément de malchance en se prenant à elle seule la totalité des satanés rois de coeur, mais réussi tant bien que mal à garder son self-control. La chance du débutant semble la fuir.

Le lundi est déjà synonyme de dernier jour à Ottawa city. Pour ce jour, nous prenons le temps de ranger comme il se doit notre Airbnb, qui dans l’ensemble aura été très correct et décollons aux alentours de 10h30. Sachant que la route du retour s’annonce compliquée, nous ne prévoyons que de rester quelques heures dans la capitale avant d’entamer notre chemin du retour vers Toronto. Nous commençons ainsi notre visite d’Ottawa par le Parc Jacques Cartier, le fameux. Si vous ne vous souvenez par de ce qui l’a rendu connu dans le coin, faites un tour par ici (lien article Quebec). Pour le Bal des Neiges, le parc propose de nombreuses activités principalement à destination des enfants, mais nous voulions tout de même aller y jeter un œil. On y retrouve plusieurs petits jeux (babyfoot humain, basketball,…), des sculptures de glace immenses, une tyrolienne, des toboggans de glace, un sculpteur de bois, et une petite fanfare avec des enfants trop mignons. Nous patientons quelques instants pour faire un tour sur les toboggans qui nous ramènerons en enfance.

On récupère la voiture et filons vers Lac Dow, un endroit qui nous a été conseillé par une collègue de Fanny pour y faire l’activité que nous attendons tous : patiner sur la plus grande patinoire naturelle du monde ! Cette patinoire est en réalité un canal complètement gelé l’hiver, le Canal Rideau. Elle s’étend sur une longueur de 7,8km et les Ottaviens et Ottaviennes (et les touristes bien sûr !)  ont tout le plaisir de patiner gratuitement pendant une bonne partie de l’hiver. La glace est d’excellente qualité et aucune appréhension à avoir quant à son épaisseur : trois tracteurs énormes sont passées de front devant nous pour « refaire » la glace. On prend vraiment un plaisir fou et les petits entrainements que nous avons eu sur la patinoire de notre quartier y sont pour quelque chose. On a bien progressé ! Il n’y a pas trop de monde donc on y patine vraiment aisément. Certaines personnes viennent même avec leur poussette, patins aux pieds pour leur balade du jour. Une nouvelle fois, aucun problème pour laisser nos chaussures sans surveillance pendant plus d’une heure pour éviter de les trimballer, c’est beau ! Pour finir ce week-end en beauté, nous aurons le plaisir d’acheter, dans des kiosques présents sur la glace (!), une bonne poutine réconfortante et les fameuses queues de castor de chez Beaver Tails. C’est gras, mais qu’est-ce-que c’est bon !

Pour conclure, on a vraiment passé un super week-end, mêlé de sport et de détente. Merci à Ayette et Julien d’avoir partagé ça avec nous, c’était vraiment un plaisir de vous avoir avec nous !

A bientôt pour la suite de notre périple (qui pourrait semble-t-il virer bientôt vers une ville appelée New-York).

 

 

 

 

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Sous le vent – Balade hivernale aux Woodbine Beaches

Classé dans : Toronto, Week-end | 0

 

 

 

Après avoir passé tout notre samedi à l’appartement à ranger, nettoyer, récurer, puis cuisiner pour nos invités du soir, il était primordial pour nous de prendre un bon bol d’air en ce dimanche rayonnant. La chance nous sourit puisqu’il a neigé toute la nuit et c’est avec un grand plaisir que nous nous lançons dans une balade matinale en direction des Woodbine Beaches. Le temps est radieux mais assez frisquet.

On commence à découvrir ce paysage blanc dès la sortie de notre immeuble où la rue voisine est recouverte de cette poudreuse immaculée. Une fois les quelques Skype improvisés avec la famille terminés, nous nous dirigeons vers l’Est en empruntant Queen Street East. C’est toujours un plaisir de se balader dans notre quartier que nous ne quitterions pour rien au monde. Loin des buildings et de la fourmilière de Downtown, on apprécie vraiment la vie de quartier qui ressort de Leslieville : les poissonniers, bouchers, bistrots, et nombreux parcs jouxtant de mignonnes petites résidences ont tout pour nous séduire.

 

 

 

 

Avant de rejoindre les plages, nous coupons par le Woodbine Park, immaculé lui aussi. Il est tombé par loin de 15cm la nuit dernière, et les quelques personnes que nous croisons en profitent pour promener leurs chiens « foufous » dans la neige, font du ski de fond ou de la luge. Malgré cette ambiance féerique qui nous entoure, il faut toutefois résister aux bourrasques de vent qui balayent la neige de droite à gauche et qui auront le don de nous fouetter le sang. Il faut aussi rester extrêmement vigilent où nous mettons les pieds. En effet, la neige recouvre une couche de glace épaisse et les appuis deviennent alors très fuyants à certains endroits.

 

 

 

 

Une fois le parc traversé, il est temps de rejoindre les Woodbine Beaches où se retrouvent en été de nombreux torontois, mais où curieusement (ou pas !), nous croiserons beaucoup moins de monde. Le spectacle est sublime. Les rochers sont recouverts de glace tandis que certains branchages sont doublés d’une fine couche de glace. Le lac n’est pas gelé car le courant de ce côté-ci y reste assez intense. Le vent très violent au bout de la pointe des plages sonnera le gong de fin de la balade : Il faut vraiment rentrer car si on reste la, on va se transformer en Mister Freeze. Sur le retour on assistera à une étonnante bagarre de chiens assez impressionnante, toujours dans cette épaisse couche de neige. Avant de rentrer, on s’arrêtera manger un bout dans un pub situe sur Queen Street, le Murphy’s.

 

 

 

 

Bref, cette balade était vraiment sympa et on a encore vu de très belles choses. On espère que notre chère France ne souffrira pas trop des 5cm de neige qui paralyseront à coup sûr la capitale et feront la une des JT de Pernault et BFM TV. Quand on pense à ça, on est obligé d’avoir un petit sourire en coin.

 

Sous le vent – Céline Dion ft Garou

 

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Le Paradis Blanc – Week-end dans la région de Muskoka

Classé dans : Week-end | 0

 

 

Le retour en France pour la période des fêtes ayant pas mal préoccupé notre attention ces dernières semaines, nous voulions à tout prix refaire un week-end découverte rapidement. Après quelques recherches sur ce formidable outil qu’est internet, notre choix se porte sur la région de Muskoka, à 2h30 au nord de Toronto.

 

Cette région est bordée à l’Ouest par le Lac Huron, et jouxte le Parc Algonquin à l’Est.  Elle regorge de pas moins de 1600 lacs et est réputée pour être une région très touristique en été, où de nombreux Torontois  viennent y passer des jours heureux. Quant à nous, nous décidons d’y aller cet hiver, où les prévisions météo ont de quoi en décourager plus d’un : on attend -20 degrés, ressenti -25 en moyenne. Qu’importe, c’est aussi ça l’aventure et on s’est équipé en conséquence de fameux vêtements techniques pour résister aux éléments.

 

Le départ est donc donné aux alentours de 16h15 de Toronto, assez tôt donc. Malheureusement, cela ne nous permettra pas de nous affranchir des quelques habituels bouchons pour sortir de la ville. A notre plus grand bonheur, notre voiture de location est équipée de sièges chauffants. A contrario, elle ne possède pas de pneus neige, ce qui nous vaudra quelques suées plus tard dans le week-end. Le trajet se déroule sans incident, et nous arrivons à notre Airbnb situé dans la ville d’Huntsville, vers 19h30.

 

Nos hôtes Phil et Kim nous accueillent chaleureusement, et Miller, leur chien est très mignon mais très méfiant (surtout avec moi !). On pose nos affaires, discutons rapidement avec eux à la recherche de précieux conseils pour se restaurer dans le coin. Phil nous décrit rapidement trois pubs où on devrait trouver notre bonheur, d’autant plus que la région est réputée pour proposer d’excellentes bières, et les gens du coin en sont très fiers.

 

 

Petit bisou de Miller 😍

 

 

Nous décidons donc de rejoindre le centre ville à pied, à 20 minutes de là. On se camoufle littéralement, seul le bout du nez dépasse, il fait vraiment un froid glacial ce soir. Les jambes se transforment en bâtonnets de glace, les poils du nez durcissent à chaque inspiration, et les mains gantées doivent rester au maximum dans les poches pour faire double protection. Et tout ça en restant très attentif où on met les pieds car le trottoir est enneigé, ou plutôt recouvert de neige durcie en glace qui à vite fait de nous déséquilibrer. Après avoir traversé le centre ville nous voilà arrivés au Pub The Mill on Main. Le cadre est très chaleureux : les tables en bois se fondent parfaitement dans le décor rustique que propose le lieu avec en décoration divers objets ou affiches locaux. Le four à pizza au fond du restaurant réchauffe les cœurs, et le concert de guitare acoustique fera planer une douce ambiance détendue dans le bar. On englouti un Fish & Chips et un Burger, profitons de la musique durant quelques heures et c’est déjà le moment de partir. Au moment de régler l’addition, je sors la carte bancaire et pendant que je procède au paiement, la serveuse adresse un gentil petit mot à Fanny (comme cela est souvent le cas au Canada) pour savoir ce que nous avons prévus de faire ce week-end. Fanny, sûrement un peu prise de court, répondra d’un assez sec « STAY HERE ! » qui laissera sans voix la serveuse. Une fois la serveuse partie, je fais remarquer à Fanny que sa réponse était un peu stridente en l’imitant, ce qui donnera lieu à un bon fou rire avant de quitter le bar. Comme vous l’aurez compris, notre anglais est encore perfectible après dix mois ici ! Il est maintenant temps de rentrer et de nous glisser dans nos draps pour bien dormir avant la journée chargée du lendemain.

 

Le samedi matin, nous nous réveillons tranquillement sous un soleil radieux. Un coup d’œil à Météo Média pour confirmer qu’aujourd’hui il fera froid : -23 ressenti –26°C. On enfile nos tenus de ski, collants et toute la panoplie pour rester a minima au chaud puis discutons quelques instants avec nos hôtes. Ils nous racontent qu’ils habitaient auparavant Vancouver, puis Toronto et venaient passer quelques jours en été à Huntsville. La ville trépidante et intense de Toronto n’était plus faite pour eux et ils ont donc décidé de construire leur maison à Huntsville, entourée par la nature. Un choix de vie donc qui nous amène à leur poser des questions sur comment trouver du travail dans ce genre de région… On vous passera les détails de toute la discussion mais échanger avec les locaux s’avère être vraiment très enrichissant. On n’en a jamais vraiment parlé dans nos articles, mais on apprend énormément de choses de ces discussions. Cela permet vraiment de recontextualiser des choix, qui, au premier abord peuvent paraître complètement fous, mais qui s’inscrivent en réalité dans une mentalité, un mode de vie choisi et défendu par ces gens.

 

Pour en revenir aux activités de ce jour, nous irons au Arrowhead Provincial Park pour faire notre baptême de ski de fond, du patin à glace et une petite marche dans la neige. L’accès au parc est relativement simple puisque l’entrée borde l’autoroute. On emprunte alors un chemin encore bien enneigé et nous forçons à rouler tout doucement, puisque nous ne sommes pas équipés de pneus neige. Après 15 minutes à avoir sillonné les routes d’Arrowhead, et quelques sueurs froides causées par quelques micros glissades de la voiture, nous arrivons enfin au Visitor Center. On récupère donc nos permis de stationnement et de ski de fond pour un total de 30$ à 2. On reprend la route jusqu’au point de ralliement des pistes de ski de fond, où nous pourrons également louer le matériel. La route qui traverse le parc est sublime, cette blancheur pure de la neige mélangée à ce grand soleil et ce ciel bleu, somptueux ! La location du matériel de ski de fond (46$ pour deux pour la journée) est très bien organisée, si bien qu’en seulement 15 minutes, nous sortons skis à la main, prêts à en découdre avec la poudreuse.

 

 

C'est parti !

 

 

Comme on le dit si bien : C’est la que les athéniens s’atteignirent ! Comment chausser des skis de fond, pourquoi les bâtons sont si grands ? Pourquoi est-ce-que c’est si instable ? Peut on faire du chasse neige sans trop de risques de tomber ? Tant de questions auxquelles nous allons devoir répondre dans un instant.

Skis aux pieds, nous commençons à nous diriger directement vers une descente qui rejoint les pistes débutant : ERREUR. Alors que j’en fini avec la descente dans un style peu académique mais efficace, je regarde derrière moi et là : personne. Fanny est sur les fesses, tout en haut. Réaction normale que tout être humain aurait eu : je me marre. Elle semble avoir quelques difficultés pour se relever : je me marre moins et remonte la chercher et l’aider. Je retrouve alors une Fanny complètement tétanisée, les larmes aux yeux, qui a peur de se lancer et est stressée par sa précédente chute. Après quelques exercices psychologiques bien sentis, Fanny réussira progressivement à descendre cette satanée pente pour enfin démarrer sur le plat. Il lui faudra une bonne heure à relativiser et à enfin comprendre qu’elle n’était pas Martin Fourcade. Nous continuerons la matinée à skier dans les rails dans des chemins magnifiques, et petit plus : on ne croise vraiment pas beaucoup de monde ! On prend vraiment le coup de main et prenons beaucoup de plaisir à pousser sur les bâtons. Le plus difficile à gérer est la stabilité, surtout hors des rails. On se retrouvera une ou deux fois sur les fesses, mais jamais rien de bien méchant. Après plus de 4h et deux boucles de 4-5km, nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui car les bras et les adducteurs commencent à tirer et on a faim. Quant au froid, il n’aura vraiment pas été un problème pendant le ski de fond, tant cette activité physique vous réchauffe tout le corps !

 

 

 

 

Pour ceux qui nous lisent et qui seraient tentés par ce petit parc, nous vous conseillons d’y amener un pique nique, car il n’y a rien pour se restaurer sur place. Aux alentours de 15h, on décide de sortir de parc pour manger un bout au Wendy’s le plus proche puis revenons dans le parc dans la foulée. En effet, on nous a averti le matin que la piste de patinage sera ouverte ce soir à partir de 18h. En attendant, afin de ne pas rester inactif, on se motive pour une petite rando dans la neige d’une heure qui permet d’observer de petites chutes d’eau. Cette balade est très agréable mais le soleil se couche et le froid devient de plus en plus pesant, on commence vraiment à être frigorifié. On rejoint la voiture aux alentours de 17h30 et prenons les patins (achetés spécialement pour l’occasion) et nous dirigeons vers la piste de patinage.

 

 

 

 

Cette piste de 1,3km qui sillonne la forêt comme un chemin de randonnée classique est l’une des principales attractions du parc. Elle est ouverte quand la température est sous les 0°C (aucun problème pour nous du coup) et propose également des ouvertures exceptionnelles de nuit où la piste est éclairée par des flambeaux situés de part et d’autre du sentier de glace. Cela donne aussi la possibilité de nuit d’observer les étoiles qui brillent de mille feux tant la journée aura été belle. C’est vraiment magnifique. Malheureusement, nos téléphones ne résisteront pas au froid, il faudra imaginer ! Après avoir enfilé les patins autour de petits feux de camps, il est temps de faire nos premiers pas sur la glace. Fanny, frigorifiée par la randonnée précédente et fatiguée par la journée éprouvante de ski de fond rendra les armes et ne se sentira pas la force de patiner. Elle décide donc de se poser au coin du feu en m’attendant. Mes premiers mouvements sur la glace seront très, mais alors très hésitant : mes jambes tremblent, sont raides, la souplesse de mes jeunes années est bien bien loin (si tant est qu’elle ait déjà existée…). Une fois lancé, ça va mieux, les mouvements deviennent de plus en plus fluides et je prends un énorme plaisir à rider cette glace. Je ferais 4 tours de pistes puis m’arrêterais là pour aujourd’hui car de plus en plus de monde afflue sur la piste et cela devient moins plaisant qu’au début. Je rejoins alors Fanny au coin du feu et nous repartons vers notre Airbnb, sièges chauffants et chauffage à fond. Il s’en suivra une bonne douche bien chaude qui nous ramènera à 37,5°C.

Samedi soir, nous prenons notre courage a deux mains pour re-braver le froid pour aller manger un bout. On se retrouvera dans le centre d’Huntsville, plus précisément au On the Docks Pub. L’endroit doit être super l’été puisqu’il domine la rivière qui passe en contre bas et dispose d’une belle terrasse en bois. On s’en passera aujourd’hui mais le lieu n’en reste pas moins chaleureux. Le Pub est plein et les locaux qui s’y retrouvent semblent y passer un agréable moment agrémenté de sport, discussions, musique et même de danse une fois que l’ambiance montera d’un cran. La principale attraction de la soirée sera « la fille au pull rouge » qui nous fera bien marrer. Quand on est arrivée, elle était posée au comptoir avec un mec qui se révèlera être son mari, et les amis de ce dernier. Elle ne devait pas forcément s’amuser et à préféré enchainer les verres. Bref, elle était complètement ronde, faite, bourrée, déchirée, appelez ça comme vous voulez. La fille au pull rouge en a eu marre et a quitté ce groupe pour aller sympathiser, comprenez faire des papouilles à différents autres mecs de ce bar, sans oublier toutefois de revenir le temps de 4 secondes revoir son mari, lui faire un bisou et repartir de plus belle. Un vrai spectacle ! Au bout de 2h, soit précisément à la fin de la retransmission du match de hockey des Toronto Maple Leafs à la télé, son mari décide de quitter les lieux, un peu blasé, sans oublier d’avertir la serveuse de garder un œil sur sa femme, qui continuait à enchainer les verres et les danses sexy avec d’autres gars. Ce petit manège durera jusqu’à notre départ, au delà de ça, on aura passé un super moment dans ce bar et les plats était bons et très trèèèès copieux.

 

 

La fameuse fille au pull rouge et son mari

 

 

Le dimanche matin, nous démarrons la journée par une nouvelle discussion avec nos hôtes, tout d’abord pour les remercier, mais également pour leur demander de nouveaux conseils sur des petites pépites locales. En effet, nous souhaitons profiter de cette dernière matinée ensoleillée pour faire une petite randonnée avant de regagner Toronto. Toujours heureux de partager avec nous les secrets de Muskoka, Kim et Phil nous conseillent d’aller randonner à 20km de là, au Limberlost Forest and Wildlife Reserve. C’est un lieu particulièrement apprécié par les gens du coin pour s’y ressourcer le week-end, loin des autres zones touristiques de la région. Ni une ni deux, nous faisons route vers cet endroit magique en empruntant des routes sublimes mais… enneigées. On roule à 30km/h tellement on a peur de glisser, ralentissant par la même occasion les quelques énormes pick-up du coin habitués à rouler sur ce type de terrain. La neige sur la route s’est en réalité transformée en glace qui luit à la lumière du soleil. Ce n’est pas très rassurant, on frôle un peu l’inconscience mais on reste très prudent et nous disons qu’au pire, on finira notre course dans un tas de neige et non pas dans un fossé. Après plus de 30 minutes sur ces routes glacées, qui ouvrent également de sublimes paysages de carte postale, nous arrivons enfin à bon port. Kim nous avait conseillé la randonnée Buck Lake, et on ne sera pas déçu. Au programme : marche dans la neige et sur le lac gelé, points de vue superbes, cascade glacée… On en prend une nouvelle fois plein les yeux. Cet endroit aura vraiment été notre coup de cœur du week-end, si beau et si paisible, tout ce que l’on recherche lorsque l’on s’évade le temps d’un week-end de Toronto. Malheureusement nous ne pourrons pas rester aussi longtemps que nous le souhaitions, puisque nous avions un impératif : être de retour à Toronto pour 18h pour le match de foot hebdomadaire de Rémy.

 

 

 

 

Voilà comment se parachève notre super week-end dans la Région de Muskoka. On a découvert encore de magnifiques endroits, avec une nature toujours aussi luxuriante et rencontré de très sympathiques hôtes qui auront su nous guider et nous donner de précieux conseils pour découvrir au mieux leur région.

On espère toujours réussir à vous faire voyager avec nous par nos récits, on est toujours preneurs de vos avis pour améliorer notre blog.

A très bientôt pour de nouvelles aventures…

 

 

 

Le paradis blanc – Michel Berger

 

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Quand vient la fin de l’été – High Park

Classé dans : Toronto | 0

 

 

Une des nombreuses choses que l’on ne voulait absolument pas louper en venant au Canada, c’était bien entendu les couleurs de l’automne. Ce méli-mélo de couleurs rouges vives, jaune or, orange, vert vu sur plusieurs photos avant de venir nous faisait déjà saliver d’avance.

 

En ce Dimanche 14 octobre, nous décidons d’aller dans un des plus grands Parcs de la ville, High Park. Il ne fait pas chaud mais le temps est magnifique. Le soleil réfléchissant sur les arbres devrait nous donner un spectacle somptueux. High Park se situe complètement à l’opposé de chez nous, à l’Ouest de Downtown donc. C’est après une petite heure de tram que nous arrivons à destination, le terminus étant situé pile à l’entrée du parc. On démarre notre balade sur les hauteurs du parc et redescendrons petit à petit vers le grand lac situé à l’autre extrémité.

Après une quinzaine minutes de marche, nous tombons sur le premier érable coloré par la saison automnale. Il est assez original puisque sa base est verte, le milieu est jaune, le haut est plutôt orange et le sommet est rouge.

 

Nous poursuivons notre chemin et atterrissons dans un endroit où tous les arbres sont d’une couleur jaune or magnifique. Quelques touristes en profitent pour se prendre en photo devant ces monstres feuillus. Il faut avouer que le spot se prête bien à quelques clichés Instagramables.

 

On profite de cette sortie dominicale pour faire un tour au petit Zoo du Parc. On y retrouve quelques yacks massifs, quelques animaux de ferme classiques (biquettes, poules) mais aussi ces laidrons de ragondins géants.

 

Nous terminerons enfin cette promenade aux abords du Lac Ontario où on en prendra encore plein les pupilles.

 

Voilà, petit article très court pour une après-midi d’automne très agréable. Pour la petite info, peut être deux semaines plus tard, les arbres commençaient déjà à perdre de leur superbe, il était moins une !

 

 

 

Quand vient la fin de l’été – Laurent Voulzy

 

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Au bord de l’eau – Road trip avec les copains (Part 2)

Classé dans : Vacances | 1

 

 

Si vous avez loupé la partie 1, c’est par ici !

 

Après trois bonnes heures de route, on arrive sur Ottawa sur les coups de midi, et on file tout droit vers un sushi à volonté pour se remplir le ventre. On se balade ensuite pour découvrir les attractions touristiques de la ville. On y retrouve la cathédrale aux façades argentées qui est assez étonnante, la colline du Parlement surplombant la Ottawa River, elle même traçant la frontière entre l’Ontario et le Québec, et le centre-ville. Pour être franc, Ottawa ne nous a pas emballé plus que ça. Ce mélange d’architecture ancienne et récente ne nous a pas transcendé ; peut-être n’était-ce pas la bonne période. Une des collègues de Rémy nous avait pourtant prévenu : « Why Ottawa ? It’s soooooo boring !!! ».  Nous nous promettons d’y refaire un tour en hiver, lorsqu’il est possible de patiner sur le grand canal gelé et de contempler des sculptures de glace, ce sera certainement plus sympa.

 

 

Dans le programme, c’est Thomas qui s’est occupé de réserver le logement à Ottawa, et sur notre chemin, cela se ressent, on est stressé. Avec Thomas à la baguette pour réserver une chambre, on peut aussi bien atterrir à Buckingham Palace qu’à Harlem. Bingo (ou pas), notre quartier se rapprochera davantage de la seconde option, dans une zone populaire où des locaux sont à la vodka au goulot à quatre heure de l’après-midi. L’appartement est convenable bien qu’un peu sale, mais amplement suffisant après 3 jours de camping. La douche est aussi bonne qu’après 4 jours de festival des Vieilles Charrues, le repas réchauffe le cœur et le lit est bien douillet.

Le lendemain matin, on ne s’éternise pas et prenons rapidement la route pour notre prochaine étape qu’on appellera la surprise canadienne, Gilly Gilly. En effet, nous nous sommes chargés de la réservation d’un petit coin de paradis, du moins à en croire les photos. On prendra même un malin plaisir à faire saliver nos amis en ne répondant à aucune question sur ce fameux lieu et en en faisant des tonnes (surtout Fanny) sur le côté AMAZING de l’attraction principale de la maison (à découvrir dans quelques lignes).

Avant de nous rendre sur place, nous en profitons pour faire un petit crochet par la ville de Mont Tremblant, réputée pour être une des principales stations de ski en hiver. Cette station surplombe un joli lac et la route qui y mène est assez agréable bien qu’un peu trop sinueuse, ce qui a tendance à jouer des tours à l’oreille interne de Marion. On ne s’attarde pas trop et prenons directement la route de Gilly Gilly. Cette portion du trajet sera vraiment magnifique : personne sur la route, un paysage vallonné immense s’ouvre devant nous avec de sublimes forêts à perte de vue ; certainement la plus belle route que nous ayons prise depuis notre arrivée au Canada, un vrai cadeau pour la rétine. Une petite pause pour déjeuner s’impose, et c’est dans la commune de Saint-Daunat-de-Moncalm que nous dégusterons quelques moules frites. Cette petite commune est très chaleureuse : on y retrouve plusieurs petits bars, des restaurants, des lacs et de nombreuses activités hivernales semblent y être proposées lors des jours glaciaux du Québec (ski alpin, ski de fond, motoneige…). Cela nous donne bien envie d’y revenir en hiver. 

 

 

C’est après un plein de courses et quelques kilomètres que nous arrivons à proximité du graal. La description sur Airbnb nous avait bien prévenu, l’accès au chalet est compliqué et n’est pas référencé dans les GPS. Pour y arriver, nous emprunterons un chemin de terre et de cailloux avec des portions plus pentues que la montée vers l’Alpe d’Huez. Rémy doit alors se remémorer ses années alsaciennes pour se transformer pendant quelques instants en Sébastien Loeb, alternant les grosses accélérationset les contournements de divers trous et autres obstacles. On arrive enfin et vu que des images valent mieux que des mots, découvrez ci-dessous ce petit chalet dans lequel nous allons passer deux jours bien reposants.

 

 

Vous l’aurez compris par ces images que ces deux jours seront entièrement consacres au chill : jeux de cartes, jacuzzi, apéros, barbecues, canoë, feu de camp, babyfoot, toboggan… les vacances de rêve… on est comme des gamins ! On ne va pas passer aussi vite que ça sur ces deux jours quand même ! Dans les quelques faits marquants à noter, on recensera :

  • Le BBC (Big Boulch Cake, spécialité de Maël) complètement foiré
  • L’épisode du canoë qui prend complétement l’eau sous le poids plume de Rémy avec une stabilité aussi bonne que celle d’un cul de jatte jouant les funambules.
  • Le Twister de trop qui agacera Thomas sous les caméras de CNN Canada représentées par l’envoyée spéciale Marion
  • De trop nombreux jeux débiles de hasard qui décideront de l’avenir de Rémy et Fanny
  • Le footing où on en aura chié comme pas possible avec le relief
  • La victoire de Remy au Barbu (Bu-Bar pour les intimes)
  • L’atelier coiffeur où les garçons couperont les cheveux de Fanny et inversement
  • La journée fil rouge où nous porterons de sublimes tee-shirts, crées pour l’occasion

 

La transition est toute trouvée pour vous parler DU délire partagé par Thomas et Maël à chaque fois qu’ils se voient. Ils ne cessent d’imaginer un monde parfait où les cons régneraient, où chaque membre de la CONfrérie serait une pièce du puzzle dans le royaume des cons. Ils imaginent ainsi des lieux de rassemblements des cons (par exemple un bar à cons qu’ils souhaiteraient développer), un signe de distinction/ralliement pour se reconnaitre dans la rue (le petit doigt levé), de nouveaux prénoms systématiquement contenant les trois lettres sacrées (Conraline par exemple 😃). Si vous ne les connaissez pas, asseyez-vous 10 minutes devant eux à les écouter et vous en sortirez à la fois perplexes mais aussi amusé par leur délire poussé à l’extrême. Par contre, passez 12 heures avec eux deux, vous pouvez être sur qu’une bonne dizaine d’entre elles seront consacrées à la création de ce monde mystérieux, et qu’à la fin vous n’en pourrez plus.

Ceci étant dit, il est maintenant temps de s’en aller pour la dernière étape de nos vacances, vers Montréal. Pour tout vous dire, on serait bien resté un ou deux jours de plus ici mais bon, de belles choses nous attendent aussi dans la plus grande ville du Québec. Pour y aller, il faudra compter environ deux heures de route. On essayera de s’arrêter dans une cabane à sucre pour y déguster un repas typique canadien, fort en calorie et en quantité, mais en vain. En effet, la plupart des cabanes à sucres ne sont ouvertes qu’à la fin de l’hiver pour récolter le sirop d’érable. Elles proposent également des menus gargantuesques pour faire passer la dureté de l’hiver. On s’arrêtera donc dans un petit snack routier, le temps pour nous de tester notre première poutine du séjour, accompagnée au choix de burgers, nuggets, croquettes ou Pogo, sorte de knack enrobée de friture absolument catastrophique diététiquement et gustativement parlant.

 

La Poutine accompagnée du succulent Pogo

 

 

Nous arrivons alors à Montréal, après avoir bravés les quelques bouchons pour entrer dans la ville pleine de travaux à tous les coins de rue, et nous garons à proximité de notre Airbnb. Pour la Xieme fois du séjour, nous déchargeons le coffre de nos affaires et rejoignons notre petite maison. Celle-ci se situe dans un quartier relativement calme au Sud-Ouest de Montréal, dans le quartier de Verdun. Le tour du propriétaire rapidement fait, nous partons visiter le centre-ville, sans trop savoir où on va et sous une chaleur accablante… Rapidement, le choix se portera sur le Mont Royal qui surplombe la ville de Montréal. La montée est assez abrupte mais on arrive à temps au sommet pour un superbe point de vue au coucher du soleil. Le ciel est rose, le soleil se reflète sur les buildings et le Saint Laurent, c’est plutôt joli.

On se dirigera ensuite dans le centre, rue Sainte Catherine pour profiter des dizaines de bars peuplant la rue. On fait une première halte au bar l’Escalier, où pour rentrer il faut en monter un. Le bar est très sympa avec un décor qui rappelle le Szimpla Bar de Budapest, sorte de grand appartement réhabilité en bar. La déco est vraiment originale et l’ambiance détendue avec un groupe de musique qui joue dans l’une des nombreuses petites pièces du bar. On continue notre soirée vers les Foufounes Électriques, célèbre bar Montréalais du style rock punk underground, totalement nous quoi (!). Effectivement le lieu est spécial mais pas du tout glauque, on y prendra quelques verres mais n’y resterons pas toute la soirée. On termine rue Saint Denis dans une microbrasserie, la rue en regorge. On est posé en terrasse, tranquillement, on discute, on mange et finirons la soirée ici. Soirée qu’on dira assez calme quand on connait la réputation de Montréal.

 

 

Le lendemain, une longue journée nous attend puisque nous prévoyons de faire une grosse journée tourisme et fête. Nous commençons par se balader dans les différents quartiers de Montréal : Vieux Montréal, Vieux Port, Gay Village, le Plateau Mont Royal. On marche beaucoup, il fait très chaud, et Montréal, ça grimpe ! On s’arrêtera manger dans un restaurant vénézuélien Arepera qui sera vraiment très bon ! Nous finirons la visite en passant par le boulevard Saint Laurent qui s’avèrera être entièrement piéton pour ce week-end. On y retrouve de nombreux stands vendant de tout et de rien, des bibelots, des spécialités gastronomiques, des jeux, le tout agrémenté de musique. On termine cette longue marche en multipliant les jeux de cartes dans un bar plutôt sympa à l’intérieur tamisé où se retrouvent les locaux. 22h passe, il est temps de faire la fête !

Montréal est vraiment réputée pour sa tradition festive, même les torontois le disent ! En général, ils adorent cette ville spécialement pour y faire la fête. On ressent cette atmosphère festive dans la rue : c’est blindé de monde, et les queues devant les boites ou les bars sont immenses. Nous tergiversons un peu et nous retrouvons à la P’tite Grenouille, un bar qui se révèlera être super cool. Des musiciens se succèdent pour jouer pleins de tubes que tout le monde connait et chante à tue-tête, les consos sont pas chères et l’ambiance est vraiment géniale. Des étudiants distribuent du PQ à se mettre autour de la tête à l’allure de Rambo. Fanny et Marion se prennent soudainement d’une passion pour checker toutes les personnes qui sortent des toilettes pendant que les gars sont au milieu de la fosse à chanter, danser et chercher des cons à rallier en levant le petit doigt. On passe vraiment une super soirée et regagnons la maison aux alentours de 4h.

 

 

Le dimanche 16 septembre est synonyme de dernier jour de vacances pour Fanny et moi. Après un réveil en douceur, nous prenons la route pour l’Est de Montréal afin d’aller au jardin botanique, réputé pour ses jardins japonais, chinois et autres végétations luxuriantes. Manque de bol, on ne doit pas être très réveillé (et un peu cons) et on perd une demi-heure à prendre le métro dans le mauvais sens… On arrive enfin au jardin botanique qui jouxte le site olympique des JO de 1976. Vu de l’extérieur, le stade olympique est impressionnant et son toit rétractable assez fascinant pour un édifice de cet âge.

 

 

Le Stade Olympique de Montréal

 

On échange quelques dollars contre des tickets et on pénètre dans le Jardin. Il est tout simplement énorme et on y passera plusieurs heures pour en faire le tour. Les jardins chinois sont décorés de plusieurs temples et structures colorées. C’est d’ailleurs à l’entrée d’un de ces temples que l’on aura un énorme fou rire en regardant une famille de chinois poser pour une photo en lâchant le plus puissant « cheeseeeeeeeee » de la terre pour sourire sur une photo. On tentera également d’esquiver une Dame vraiment très collante qui nous posera des questions dont on n’a pas les réponses pendant 10 minutes au début de notre visite. Le jardin japonais recense quant à lui une superbe collection de Bonzaï, dont certains sont datés de plus de 100 ans.

Après un bref passage par le jardin des plantes toxiques, on termine notre visite par l’insectarium. On y retrouve une grande collection d’insectes, et pour certains d’entre eux, on n’aimerait pas les avoir dans notre lit. Certains ont des crochets qu’on pourrait assimiler à une pince Monseigneur ! Enfin, la principale attraction de cet insectarium, c’est la fourmilière. On y voit à quel point ces petites bêtes sont organisées et courageuses pour transporter tout un tas de choses sur leur dos pour le bien de la communauté. On pourrait rester des heures à contempler ce spectacle. Il est déjà 13h et la soirée de la veille a laissée des traces : on est faiblards et on meurt de faim. Un coup de métro plus tard, et on s’arrête pour déjeuner sans un restaurant Libanais. Ce repas sera à l’image de ces vacances : EXCELLENT !

 

 

On reprend la voiture avec Marion Schumacher au volant qui n’hésite pas à la jouer offensive dans ce GP de Montréal pour qu’on ait notre avion a temps. Il s’en est fallu de peu mais nous sommes arrivés pile à l’heure pour l’embarquement ! Nous rentrons alors sur Toronto tandis que les copains continuent leur périple vers l’Est, et plus précisément vers la ville de Québec.

 

Comme vous l’aurez compris, on aura passé de super vacances avec nos amis. On est très touché qu’ils soient venus nous rendre visite, au même titre que tous les visiteurs venus découvrir cette nouvelle vie outre Atlantique. Très certainement, ces vacances resteront gravées dans nos têtes pour longtemps. Merci pour tout les amis, on vous aime fort ❤️ ! (Même les cons).

 

 

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Au bord de l’eau – Road trip avec les copains (Part 1)

Classé dans : Vacances | 1

 

 

Après moultes échanges, réunions sur Skype, programme mis à jour 5 fois, comptes rendus, tableurs Excel, nous y sommes ! Les copains arrivent au Canada pour des vacances de folie ! Méfiez vous des apparences, vous pourriez penser que nous sommes un groupe d’amis hyper organisé mais il n’en est rien. C’est d’ailleurs pour cela que Thomas arrivera à Toronto le 1er septembre en provenance de Paris par un vol direct tandis que Marion et Maël opterons pour une solution… dirons-nous plus surprenante. Un petit trajet Lyon – Munich – Montréal – Toronto d’une durée de 16h pour un atterrissage à Toronto le 2 septembre. Le décor est planté. Sortez le pop-corn, installez vous confortablement dans votre canapé ou sur le siège de vos toilettes, et préparez vous à en lire des vertes et des pas mûres.

 

 

Retrouvailles

 

 

Le périple canadien de nos invités débute par les classiques chutes du Niagara le lundi 3 septembre, synonyme de fête du travail au Canada. Nous nous rendons donc sur place après un trajet des plus tranquilles, l’occasion pour certains de rattraper quelques minutes de sommeil précieuses pour faire face au fameux jetlag. Une fois sur place, le soleil est au rendez-vous, il fait chaud, les chutes sont toujours aussi impressionnantes et majestueuses. Les vacances commencent bien !. On profitera bien entendu de tous les points de vue du site, et ferons le tour en bateau toujours aussi sympa ! Je ne m’étendrais pas d’avantage sur le sujet, car si vous êtes des lecteurs assidus du blog, vous comprendrez vite que c’est bien la 4ème fois en deux mois que nous nous rendons sur place avec Fanny. Les chutes, c’est beau, mais on frôle l’overdose.

 

 

 

 

Nous poursuivrons cette journée par un petit passage dans les Outlets (ie magasins d’usine) de Niagara, l’occasion pour nous d’entrer un peu par hasard, sans but précis, dans un impressionnant magasin de chasse et pêche. Intenable, Marion ne pourra pas s’empêcher de se déguiser en Maître Chasseur tandis que Thomas nous dévoilera son amour pour les poissons. Des bateaux aux costumes de camouflages les plus farfelus, des pipos aux arbalètes, des goodies aux sprays saveur urine de coyote pour masquer l’odeur humaine, on trouve de tout dans ce magasin. Nous continuerons notre chemin à sillonner les différents magasins où Maël essayera tant bien que mal de trouver la perle rare des baskets. Quant à Rémy, il sautera le pas pour acheter la fameuse doudoune The North Face, tel un signe du destin quand on connaît la suite de l’aventure.

 

 

 

 

Après avoir fait des pieds et des mains pour trouver un LCBO ouvert en cette journée de fête du travail, en vain, nous rentrons sur Toronto où nous profiterons d’un petit verre en terrasse ainsi que d’un restaurant chinois, le bien connu Dumpling House.

 

 

Dumpling House

 

 

Les deux jours suivants, les copains profiteront de la ville de Toronto pendant que nous travaillions avec Fanny. Au programme : CN Tower, Distillery District, St Lawrence Market, Toronto Islands et balades dans la ville. A la maison, c’est un peu le camping. Les invités dorment dans le salon, sans volets. Les valises des Lyonnais prennent un quart du salon alors que les affaires de Thomas sont méticuleusement rangées, à leur place. Pour les douches, seules 4 personnes sur 5 en prennent. En effet, pour Marion, cela s’apparente plus à une piscine, tant la salle de bain est trempée après son passage. La vie en communauté, c’est aussi accepter les coutumes de l’autre : chaque jour, on a le droit au concerto en Ré Mineur du fessier de Thomas, un pur plaisir. Mais bon, le plus important, c’est quand même de retrouver nos acolytes le soir pour discuter, rigoler, se détendre et passer de super moments !

 

 

 

 

Le jeudi et vendredi qui suivent, les trois lurons ont décidé d’aller visiter Bruce Penninsula, à 4h au Nord Ouest de Toronto. Ils en sont revenus ravis et nous conseillent vivement d’aller y faire un tour ; ce que nous ferons très certainement lorsque les beaux jours seront de retour.

La semaine qui suivra sera une semaine full vacances, Fanny et moi ayant pu prendre quelques jours pour profiter à fond de nos amis. Samedi matin, les 15 valises et sacs sont presque prêts, le matos est empaqueté, la bonne humeur est de mise, c’est parti pour une super semaine. A peine le temps de se faire traiter de Asshole par un résident local bougon le matin, que nous nous retrouvons en bas de l’immeuble et chargeons notre superbe voiture, un gros Dodge Durango. Bien qu’étant immense, le coffre est plein à craquer mais tout semble rentrer, tout juste. Après quelques minutes de route, je dois vous annoncer que nos vacances auraient déjà pu s’arrêter là. Notre conductrice du jour Marion, devait être un peu distraite ou encore choquée de la violence du Asshole matinal, qu’elle en est arrivée à quasiment louper un feu. Un énorme freinage nous arrêtera à temps sous le regard amusé d’un passant. Ah oui, je ne vous ai pas encore dit où on allait… On va au Parc Algonquin pour 3 jours de camping avec des températures de 2 degrés la nuit, et quelques averses de prévues, le rêve non ? Petit plus : il paraitrait que les ours préparent l’hiver et rodent dans les campings à la recherche de nourriture.

 

 

C'est parti !

 

 

Le trajet pour aller au parc se déroule dans la bonne humeur, l’occasion pour vous raconter l’origine du titre de cet article. Au Canada, comme vous vous en doutez, il y a beaucoup, mais alors beaucoup de lacs. Difficile de ne pas en croiser un au bord de la route durant un trajet de plusieurs heures. Thomas s’est alors laissé dompter par sa mélomanie et a commencé à chanter la chanson de Gérald De Palmas « Au bord de l’eau, il y a cette fille qui m’appelle, elle me trouve beauuuu ». Du coup, la running joke des vacances sera que Thomas devra chanter cette chanson dès que l’un de nous prononcera les mots « au bord de l’eau » dans une simple phrase. Sur la totalité des vacances on doit être à une bonne cinquantaine de fois où Thomas fredonnera ces paroles, avec un timbre de voix pas toujours au point.

Une petite pause sur la route pour pique-niquer au frais/froid sur les rives Est du Lac Simcoe, le temps de se rendre compte qu’on a oublié le sac avec les affaires de camping (verres, assiettes, couverts, lampes, …), qu’on est déjà reparti. Pendant sa sieste digestive, Maël sera réveillé par ses propres ronflements, assez impressionnant. On poursuit le chemin et nous arrêtons pour faire de grosses courses de nourriture, de boissons, et de bûches pour faire notre feu de camp et se tenir chaud et … d’affaires de camping qu’on aura en double à notre retour, génial… La voiture est pleine à craquer, les courses sont sous nos pieds, sur nos genoux et c’est pas fini ! Après quelques hésitations GPStiques, nous pénétrons enfin dans le Parc Algonquin et découvrons ses premiers paysages somptueux, ses multiples lacs, sa verdure et même ses premiers animaux, un troupeau de dindons qui se pavane au bord de la route. Nous arrivons enfin au chalet Algonquin Outfitters ou nous avons loué des tentes, matelas, sacs de couchages et réchaud. Quand on repart de là, seule une petit place pour respirer ne subsiste sur les sièges arrières, c’est l’aventure !

 

 

 

 

L’installation au camping est bien rodée : les garçons sont préposés à l’installation des tentes pendant que les filles s’occupent du feu et de l’apéritif. On ne vous cachera pas que l’installation des tentes était quelque peu compliquée sachant qu’il nous manquait un jeu de sardines et une bâche pour protéger l’arrière d’une des deux tentes. C’est alors qu’on se met à penser à nos tentes Queschua 2 secondes restées en France, quels génies ces ingénieurs de Décathlon ! Le feu quant à lui avance beaucoup plus vite, notamment grâce à  la persévérance de Marion qui sera alors nommée Professeur du Feu sur le Camp ; elle délèguera rapidement cette mission après un très bon coaching à Fanny : « Fanny, c’est le feu ! ».  Il est temps de se poser et de se dire la fameuse phrase que tout le monde a dû dire une fois dans sa vie : LA c’est les vacances ! Le feu crépite, les bières sont de sorties, les blagues et histoires fusent, on est en vacances au Canada Pu**in !

 

 

 

 

Il est 20h et c’est déjà le calme plat dans le camping, la plupart des campeurs profitant de leur caravane ou camping-car par cette fraîche soirée. Une côte de bœuf, des pommes de terres braisées et quelques verres plus tard, on décide de se mettre autour du feu pour y déguster les mythiques chamalow grillés. Se laissant emporter par notre bonne humeur, il semblerait que l’on fasse un peu trop de bruit et la sécurité du camping vient nous le faire savoir, lampes torches à la main et tous vêtus de sortes de gilets pare balles. Réaction générale : OK, Sorry. 

Après une mission vaisselle rondement menée par les trois gars dans un évier non prévu à cet effet, nous nous emmitouflons dans nos diverses couches de vêtements, couvertures et sacs de couchages pour résister au froid polaire de la nuit.

 

 

 

 

C’est alors qu’au beau milieu de la nuit, Marion et Rémy, les deux seuls à ne pas avoir enlevé la peau carbonisée des pommes de terres sont pris de vomissements (on découvrira plus tard que le charbon de bois était enrobé d’un pétrole que notre estomac refusera de laisse passer). Combiné aux effets désorientant que peuvent provoquer certaines boissons, c’est complètement paniqué que Rémy se réveillera sans comprendre ANYTHING de ce qu’il se passe. Maël, en grand fidèle du Dalaï Lama fera preuve un self control impressionnant apaisant la situation en un susurrement de sa douce voix.

Après un réveil en douceur le lendemain, un petit déjeuner, et un aller retour express chez le loueur pour récupérer des sardines et un réchaud qui fonctionne, nous partons enfin pour notre première randonnée, le fameux Centenial Trail. Bonne nouvelle, il ne pleut pas et le temps est même assez agréable. Le gros point positif aussi est que les moustiques ont déserté, ce qui rend les balades beaucoup plus paisibles, où seul le paysage retient notre attention. En grand adepte du Trail Running, Maël a les jambes qui le démangent. Il décide alors de courir quelques kilomètres devant nous et nous rejoint sur différentes portions du sentier. Comme la dernière fois, les paysages sont magnifiques, les lacs 100% nature canadienne, les barrages de castors sont impressionnant d’ingénierie. A la moitié de la rando, nous nous posons quelques minutes pour pique-niquer. Rémy en profitera pour évacuer les dernières substances toxiques de son corps devant un paysage de carte postale, tandis que Marion se livrera à quelques confidences de jeunesse étonnantes, sur la même thématique, capturées en off par la caméra de Fanny. Nous repartons pour la suite de la balade, et prenons le temps d’admirer encore et toujours les sublimes paysages que propose ce sentier, et tout particulièrement le point de vue final, sorte de feu d’artifice qui couronne une très belle journée. On décide alors de rentrer sur le camp, pour prendre un apéro et un repas bien mérité.

 

 

 

 

Le lendemain, nous nous levons assez tôt afin de partir dès le matin pour l’autre grande randonnée Mizzy Lake, avec la ferme intention de croiser un ours ou un moose. Ce sentier est réputé pour la prétendue présence de certains animaux. On englouti alors un egg and bacon et partons pour cette rando de 10km. Cette randonnée, qu’on avait nommée le chemin de croix la dernière fois à cause des moustiques, est bien plus agréable aujourd’hui. Il fait frais, les couleurs sont vives, l’atmosphère est reposante, c’est très plaisant. On essaye alors de faire le moins de bruit possible pendant une bonne partie du trajet pour essayer d’y croiser des animaux, mais rien à l’horizon. On rallonge même le trajet en empruntant un sentier censé être le coin de repos des ours mais toujours pas une touffe de poils brune à l’horizon. Après avoir fait une petite pause au point de vue numéro 9, nous repartons un peu découragés de n’avoir toujours rien vu. Maël prend alors quelques centaines de mètres d’avance, puis revient et nous fait signe qu’il a vu quelque chose, et nous dit de surtout ne pas faire de bruit. On est enfin récompensés de nos efforts, un orignal est là, à 25m de nous en train de manger et de faire trempette. Le colosse, qui doit faire pas loin de 2m au garrot, se délecte des feuillages verts et de l’eau fraîche. C’est vraiment un superbe spectacle. On reste une vingtaine de minutes à observer ses moindres faits et gestes et repartons pour conclure la balade sous la pluie, mais ravis. On rejoint enfin la voiture après environ 4h de marche, et la pluie nous décourage de nous lancer dans une nouvelle balade.

 

 

 

 

On décide de retourner dans les tentes pour manger un morceau et passer la fin d’après midi à jouer aux cartes. Après quelques parties endiablées, on conclu la journée en allant manger au restaurant, au sec, avec un repas chaud, car on se doute que la nuit qui va venir va être périlleuse.

Au retour du restaurant, le moral en prend un sérieux coup : le sol est littéralement détrempé, des flaques d’eau immenses bordent nos tentes. L’intérieur est préservé de l’eau, mais pour combien de temps ? On prends tout ce qu’on a sous la main pour tenter de colmater les bords de la tente, sachant que la bâche manquante nous aurait été plus qu’utile à ce moment précis…

 

 

Inondation sur le camp

 

 

Après cette nuit quelque peu chaotique, le jour se lève enfin ! Comme prévu, le résultat est sans appel, la tente a pris l’eau. Quand bien même les vêtements et le sopalin ont épongé les infiltrations sur les côtés, l’atmosphère n’en reste pas moins très humide. Ni une ni deux, Rémy se lève et motive ses deux compères pour « se barrer vite d’ici » et retrouver un peu de chaleur et de sec dans la voiture. C’est ainsi qu’aux alentours de 9h que nous décollons du camping. Les chemins sont encore boueux, la route gorgée d’eau mais qu’importe, on a résisté aux éléments. Nous faisons alors un passage express chez le loueur pour rendre tout le matériel, non sans oublier d’exprimer un léger mécontentement quant à ce qui nous a été fourni. Et après nous avoir montré de superbes pouvoirs de négociation au souk en Tunisie lors de précédentes vacances, Marion réitère et réussi à nous obtenir une ristourne de presque 200 dollars. Une petite halte plus tard au prochain Tim Hortons pour prendre un petit déjeuner et nous voilà parti pour la prochaine étape de nos vacances, une étape dans la capitale canadienne Ottawa.

Pour y arriver, nous emprunterons les petites routes entourées par la nature, sur fond de vidéos de François Damiens. Maël est comme un fou, son accent belge l’habite véritablement et lui rappelle ses folles années d’étudiant à Liège une fois. Quant à Thomas, il essaye mais il n’est vraiment pas connu pour ses talents d’imitateur, si ce n’est quand on se trouve au bord de l’eau… et encore…

 

To be continued…

 

 

Au bord de l’eau – Gérald de Palmas

 

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Ô Canada – Week-end à Québec

Classé dans : Week-end | 2

 

Il est minuit passé de dix sept minutes en ce 4 août 2018 quand retenti soudainement la voie de Woody Allen dans le hall d’arrivée du UP Express à Toronto. Les décors sont posés, les figurants prêts à entrer en action, l’actrice principale, Fanny, est partagée entre un sentiment d’impatience et d’excitation.

– Moteurs, Action !

Cette première scène du film tant attendu « Quand Fanny retrouve Môman » se déroule comme dans un rêve. Nathalie, déjà oscarisée, rappelons-le, dans « La Frange rebelle », était bel et bien prête à jouer son rôle aussi spontanément que possible, enchaînant avec une dextérité remarquable, câlins et bisous à sa petite « puce ». Remy immortalise ce moment alors que Serge, au deuxième plan, se réveille à peine de sa nuit de récup’, après une soirée assez mouvementée la veille sur Erquy. Comprenant vite que la fatigue a gagné les acteurs, suite à un voyage ayant notamment été marqué par un arrêt imprévu en Islande pour « faire le plein car il y avait trop de vent de face », le réalisateur repousse la suite des évènements au lendemain.

– Héééééé Coupez !

Après s’être levés consécutivement à 5h32, 6h08, et 6h36, au grand bonheur de leurs hôtes, c’est dans un état de jetlag certain que nos visiteurs auront découvert Toronto, trois jours durant. Parmi les visites, les incontournables chutes du Niagara, Toronto Islands, la tour CN, ainsi que quelques kilomètres dans Downtown avalés à la vitesse d’un Benoît Poelvoorde dans le film les Randonneurs. Je ne m’éterniserais pas sur toutes ces choses que vous connaissez déjà de part nos précédents articles, si vous êtes des lecteurs assidus (et que vous pouvez retrouver iciou encore là !).

 

 

 

Alors que nous travaillions la semaine, Serge et Nathalie ont fait route vers le Nord-Est, et plus particulièrement vers les Mille Iles et Montréal, avant de rejoindre Québec, où nous nous étions donné rendez-vous le vendredi soir pour y passer le week-end.

Grande première pour nous puisque nous décollons vendredi soir de l’aéroport Billy Bishop, situé en centre ville de Toronto, sur les Toronto Islands ! Pour y accéder, rien de plus simple puisqu’un tunnel lie l’aéroport au centre ville. On aura le plaisir de découvrir qu’il est possible d’avoir des bouteilles d’eau et sodas, ainsi que des petits gâteaux sucrés et salés gratuitement dans la salle d’embarquement pour patienter. Notre avion n’est pas très grand, le décollage est assez impressionnant et nous permet de contempler les îles au coucher du soleil, c’est trooooop joli 😍 ! Un petit apéritif dans l’avion et nous voilà déjà à Québec 1h30 plus tard.

Après une bonne nuit dans l’appartement de ce bon vieux René, un petit déjeuner à base de gaufres/sirop d’érable/bleuets, et un petit itinéraire préparé illico presto, nous nous lançons dans la découverte de Québec.

Pour la petite parenthèse historique 🤓, sachez que Jacques Cartier, célèbre navigateur Malouin s’est lancé en 1535 dans une folle expédition ayant pour mission d’explorer les richesses que propose le fleuve Saint Laurent. Après un hiver rugueux le navigateur et les membres de son équipage encore vivants feront demi tour. Il aura fallu plusieurs dizaines d’années pour qu’un nouveau français ne décide de s’aventurer dans cet univers inconnu, en la personne de Samuel de Champlain, en 1608. C’est d’ailleurs à ce dernier que l’on doit l’émergence d’un comptoir commercial de fourrures, prémices de la ville de Québec, bien aidé par une alliance avec une tribu indienne locale. L’arrivée des colons français à la fin du 17ème siècle assiéra un peu plus la présence française sur les bords du Saint Laurent. OUI MAIS, comme d’habitude, les Anglais s’en mêlent. Après bien des épisodes dont je tairais les détails pour ne pas finir cet article dans 3 mois, retenez que la ville de Québec est désormais la capitale de la Province du Québec, qu’on y parle le français québécois (on sait donc qui a eu le dernier mot 😉), et qu’on y recense pas moins de 530 000 habitants.

 

Notre visite de la ville débute donc par l’imposant parc des Plaines d’Abraham au Sud-Est de la ville. Cet endroit a été auparavant le terrain de batailles entre Français et Anglais au 18ème siècle. Il surplombe le fleuve Saint Laurent et est très joliment fleuri. On est samedi matin et on y croise de nombreux runners, malgré l’étouffante chaleur du jour. Au bout du parc, nous joignons la Citadelle qui offre un panorama magnifique sur le fleuve d’un côté et sur la vieille ville de l’autre, en contre bas. Aux abords de la Citadelle sont apposés des canons allemands subtilisés par les canadiens lors des batailles de la Somme, qui nous rappelle rapidement un bon week-end passé en Picardie il y a un an, et qui me permet de faire un petit clin d’œil à tous mes collègues Amiénois 👋. Après quelques clichés parfois artistiques (voir ci-dessous), nous poursuivons notre balade en entamant la descente vers la vielle ville.

 

 

Après une descente de quelques dizaines de mètres, nous arrivons sur la spacieuse terrasse Dufferin composée d’un superbe plancher de bois de 400m et bordée par des gardes corps en fer forgé. D’ici, on peut contempler la vue magnifique sur le Saint Laurent, l’île d’Orléans au loin, et l’imposant château Frontenac en hauteur. Le panorama est vraiment magnifique et on se met à s’imaginer le même paysage en hiver, ça doit être assez impressionnant.

 

Nous poursuivons notre visite en passant par le Château Frontenac, la fierté de la ville, perché sur le Cap Diamant de Québec. Par curiosité (et pour profiter un peu de la clim), on s’aventure même à l’intérieur du château qui est en réalité un hôtel depuis son ouverture en 1893. L’intérieur est orné de boiseries, le bar situé au fond du couloir principal est cosy et la galerie d’art propose des tableaux et sculptures très sympas.

 

 

Après un petit passage rapide par la place d’Armes, où un artiste de rue donne un petit spectacle (spécialité québécoise), nous descendons la rue du Trésor où des peintres locaux vendent leurs œuvres un peu à l’image de certains coins de Montmartre à Paris. C’est à ce moment précis que notre gosier commence à être vivement asséché et qu’une petite bière fraîche serait vécue comme une récompense de tous nos efforts fournis depuis 3 bonnes heures en plein soleil. Oui, mais comment ne pas s’arrêter avant par la basilique Notre-Dame-de-Québec à deux pas de là ?  Qu’à cela ne tienne ! (Bim ! j’ai pris 40 ans en lâchant cette expression !). Rien de spécial à noter sur la visite de cette basilique si ce n’est qu’elle se tient à l’endroit même où fut construite la première chapelle de la ville par Samuel de Champlain.

 

Quelques minutes plus tard, nous voilà dans la basse ville où l’afflux de touristes est vraiment impressionnant. Les petites ruelles pleines de charmes sont pleines à craquer, les terrasses prises d’assaut, les glaciers font leur chiffre d’affaire de l’année, et nous, on est au milieu de tout ça sans avoir eu encore l’occasion de nous poser un peu et de nous rafraichir ! Heureusement, le pub de l’Oncle Antoine dispose encore de quelques places libres, pour notre plus grand bonheur.

 

 

Pour finir cette journée riche en découvertes, deux étapes restent au programme : le Musée de la Civilisation et le match de baseball tant attendu par Nathalie et Serge ! On peut même nous rajouter une étape, et pas des moindres : leur expliquer les règles du baseball.

 

Nous commençons donc cette seconde partie de journée avec le Musée de la Civilisation, situé dans le quartier du Vieux Port. Sur la dizaine d’expositions que propose le Musée sur la thématique générale des Sciences Humaines et Sociales du Québec, nous avons malheureusement du en sélectionner qu’une partie, par faute de temps. Nous commençons donc notre visite par l’exposition intitulée « le Temps des Québécois »qui retrace de manière chronologique les grands évènements qui ont forgés l’histoire du Québec. Cette exposition est très riche et les panneaux explicatifs plutôt bien réalisés. Si il y a bien une idée générale à ressortir de tout ça, c’est bien que les Anglais sont des emmerdeurs (mode chauvin réactivé).

La seconde expo « C’est notre histoire »sera quant à elle plus orientée vers les populations autochtones du Québec tandis que l’exposition « Sortir de sa réserve »nous présentera de nombreux objets phares de l’industrie manufacturière québécoise, ainsi que les différentes thématiques développées en terme de recherche et d’innovation sur le territoire au fil de l’histoire.

Pour vous donner un avis général sur le Musée de la Civilisation, nous vous conseillons d’y aller car vous y apprendrez de nombreuses choses et le Musée est « bien foutu ». Par contre, allez-y plutôt le matin, quand votre esprit et vos jambes sont encore frais ; la visite intégrale du Musée pouvant prendre plusieurs heures.

 

Last but not least, le match de baseball tant attendu ! Après une première expérience à Toronto, où nous avions assisté à un match assez ennuyeux, nous retentons notre chance, dans le Stade Canac contenant certes 10 fois moins de places qu’au Rogers Center de Toronto, mais où l’ambiance se révèlera être vraiment géniale et très conviviale. Après avoir récupéré nos Hot-Dogs à 1$ et nos bières, nous prenons place en tribunes, bien garnies pour ce match qui opposera les Capitales de Québec aux Miners de Sussex. Il s’agit d’un match comptant pour une ligue de baseball indépendante opposant 6 équipes du Nord-Est des Etats-Unis, du Québec et de l’Ontario, rien à voir avec la Major League of Baseball donc. Les hymnes américain et canadien sont superbement chanté par une jeune fille, les chauffeurs de stade sont en place et commencent à mettre l’ambiance : le match peut commencer. On donnera de toute notre personne pour expliquer les règles à Serge et Nathalie, et pour laisser planer le suspens, on dira que l’une de ces deux personne à plutôt bien saisi les règle et que l’autre préférait apprécier la super ambiance environnante et s’amuser des spectateurs en train de se goinfrer de tout un tas de malbouffe. Plusieurs animations à noter pendant ce match avec notamment le jeu de la pizza. Le principe est simple, des pom-pom girls montent dans les travées du stade avec des pizzas et la pizza est offerte à celui qui crie le plus fort. Entre l’hystérie de certains, les cordes vocales saillantes des autres, ou encore des tentatives originales de danse mêlées à des cris, c’était un beau bordel. Nous, on était là, pantois, au milieu de cette foule déchainée pour une pizza, c’était vraiment beaucoup de fun comme ils disent ici.

Concernant le match, il était passionnant : des home runs, des courses folles, des tacles, des défenses tactiques très bien exécutées… on en a pour notre argent ! Score final : 6-0 pour les Capitales de Québec !

Si on a un petit avis/conseil à vous donner sur le baseball si vous passez au Canada, préférez un match à Québec plutôt qu’à Toronto. Certes, les affiches et la taille du stade ne sont pas comparables, mais l’ambiance est vraiment plus sympa et bien plus conviviale sur Québec.

 

 

Pour finir la soirée, nous nous rendons au bar restaurant les Salons d’Edgar pour y goûter notre première poutine ! Le cadre est détendu dans une ambiance tamisée et calme, plutôt appréciable après un match de baseball. Pour les novices, la poutine est un plat typique québécois composé de frites, de morceaux de cheddar, le tout nappé de sauce brune (sauce à la viande). Et pour tout vous avouer, ça cale son homme !!!

 

Voici la poutine !!!

 

Après une marche de 45min pleine de rebondissements (seuls les présents savent) pour retourner à notre Airbnb, nous retrouvons nos petits lits douillets pour une bonne nuit bien méritée.

 

Notre deuxième jour démarre par de petites courses dans un supermaché local puisque nous souhaitons faire un pique-nique ce midi sous ce superbe temps. Victuailles achetées, nous nous rendons aux chutes de Montmorency, à quelques kilomètres de Québec. Pour ceux qui n’auraient pas de voitures, des navettes sont à votre disposition depuis Québec.

Une fois sur place, on découvre les fameuses chutes, qui sont certes moins impressionnantes que les chutes du Niagara au niveau de l’immensité et du débit, mais qui sont tout de même plus hautes d’une trentaine de mètres. Après un passage rafraichissant sur la plateforme située en contrebas des chutes où Serge passera certainement un des meilleurs moment du séjour, nous entamons la montée des quelques 487 marches afin de joindre la passerelle située au dessus des chutes. La vue du dessus est vraiment impressionnante, et Fanny, en grande aventurière, réussira à combattre son vertige tant bien que mal. Pour votre information, certaines activités sont proposées dans ce parc dont notamment la tyrolienne qui passe au dessus des chutes (pas comme l’arnaque des chutes du Niagara). Si vous souhaitez faire un petit tour, réservez à l’avance, il y avait environ 3h d’attente lorsque nous nous sommes renseignés.

 

 

En face des chutes de Montmorency se trouve l’Ile d’Orléans où nous décidons de nous rendre pour pique niquer. Cette île de 67km de périmètre recense de nombreux maraîchers (bleuets, fraises, vignes, cabanes à sucre, pommes et producteurs de cidre). C’est dans le village de Sainte Famille, à côté de l’église que nous trouverons notre bonheur dans un très joli parc bien entretenu qui dispose même de tables de pique nique. Un repas et une sieste plus tard, nous repartons en commençant par visiter l’église. Une bénévole très accueillante nous raconte l’histoire de la paroisse et de l’Ile d’Orléans, berceau de l’immigration française par le passé. Elle nous raconte tout un tas de choses passionnantes sur l’histoire de sa famille et d’autres familles de l’île où on recense encore quelques descendants des premiers occupants de l’île. Ah les Québécois et leur hospitalité, c’est quelque chose !!!

 

 

Nous poursuivons notre chemin en faisant un petit stop à la fameuse « Vieille Maison Fradet » de l’autre côté de l’île. Une photo suffira pour que les hôtes sortent de la maison et nous demandent ce que l’on cherche. Je leur répond fièrement que je prends la photo car j’ai le même nom de famille, mais ils n’en ont rien à faire et n’ont pas l’air ouvert à la discussion (vraiment pas représentatif des Fradet, je vous assure !). Ils nous demandent même de nous décaler car nous faisons sonner un détecteur de mouvement placé devant leur maison… Merci, au revoir !

 

Avant de quitter l’ile, nous nous rendons chez un producteur de cidre local. Nous étions prévenu que le cidre produit ici n’a strictement rien à voir avec le cidre produit en France ; le cidre québécois étant plus alcoolisé et bien moins gazeux. Bien qu’étant prévenu de ces différences, Serge, en bon breton, n’aura pas trouvé son bonheur avec les différents cidres qu’on lui propose de déguster. Il n’a que faire de nos tentatives de ralliements à la cause canadienne du type « Mais ça n’a rien à voir, c’est différent c’est tout, on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable ». NON, pour lui, le meilleur cidre, c’est la Bretagne, POINT BARRE ! Parenthèse chauvine fermée, ce cidre est effectivement déroutant. Il se rapproche d’avantage du Calvados (en moins fort) que du cidre que l’on connaît, mais il se laisse boire, surtout avec le coucher de soleil et le panorama proposé sur la terrasse du Domaine Steinbach.

 

 

Il est l’heure de rentrer, et de déguster un petit Fish & Chips pour certains, une nouvelle poutine pour d’autres à la micro-brasserie « Le Projet » qui propose une bonne sélection de plats bistro et qui brasse sa propre bière. Nous rentrons nous coucher car demain matin, c’est le retour sur Toronto pour Rémy qui travaille, quand aux trois autres larrons, ils continuent leurs vacances pour quelques jours aux alentours d’Ottawa.

Pour conclure, nous avons passé de super moments à Québec, qui est une ville intéressante à découvrir de par son histoire, son architecture qui n’à strictement rien à voir avec Toronto ou Montréal. Entendre parler québécois, c’est sympa (bon pas trop non plus hein !). Les Québécois sont toujours très accueillants, et très relax ; ils savent prendre le temps ! Vive le Québec ! Et pas les Anglais

 

On vous a concocté une nouvelle petite vidéo retraçant ce super week-end, on espère que ça vous plaira !!

A très vite !

 

Ô Canada – Hymne Canadien

 

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Promenons-nous dans les bois – Algonquin Provincial Park

Classé dans : Parcs | 3

 

Dimanche 1er juillet, c’était Canada Day, et qui dit jour férié qui tombe pendant un week-end, dit jour férié reporté au lundi !  Pour ces trois jours, nous décidons de nous rendre dans une des destinations que nous avons cochée depuis bien longtemps : le Algonquin Provincial Park.

 

 

Après avoir tergiversé plusieurs jours pour louer la voiture au meilleur tarif, la sanction tombe : plus aucune voiture n’est disponible, et ce, chez aucun loueur dans Downtown. Alors que nous avions déjà réservé notre chambre pour deux nuits, nous voilà en rade de voiture… Heureusement, on se repli in extremis sur une location … à l’aéroport ! Pour rien au monde nous n’aurions loupé ce week-end, quitte à payer un aller retour chacun pour l’aéroport par le UP Express (le train reliant en 25min l’aéroport du centre ville de Toronto).

Une fois sur place, la malchance nous poursuit : alors qu’il n’y a strictement personne chez les autres loueurs, une dizaine de personnes végète devant Alamo.

Alors que nous avions loué une voiture en catégorie économique, nous nous retrouvons avec une belle Dodge Charger, avant finalement d’être reconduit vers une autre voiture, un imposant SUV Ford Edge. La demande en voitures de location étant si intense pour ce week-end, que le personnel d’Alamo semble débordé. Dès qu’une voiture est réceptionnée, peut importe sa catégorie, elle est de suite transmise à d’autres clients dans la minute. Parfait pour nous, on n’en demandait pas tant !

Bon, c’est bien beau ces histoires de voitures, mais le match France – Argentine commence dans une heure, il est grand temps de prendre la route !

Nous avions initialement prévu de regarder le match à Barrie (à 110km de Toronto), mais les bouchons en sortie de Toronto nous font rapidement changer d’avis. Après 35,8 kilomètres, nous nous arrêtons dans la ville de King City et cherchons désespérément un bar où regarder le match des bleus ! C’est finalement au « Hey Paesano » que l’on appréciera les fulgurantes accélérations de Mbappé et l’abnégation de ses collègues, tout en dégustant un énooooorme petit déjeuner. Quelques clients accompagneront les cris de Rémy sur les différents buts pendant qu’un autre viendra nous compter sa « portugalophobie » et son « argentinophobie ».

 

Petit-dej à King City

 

Le coup de sifflet final retenti enfin, les spectateurs dans le restaurant sont libérés, exultent, se serrent dans les bras. Les cris de joie des passants se mélangent aux innombrables klaxons et fumigènes dans le centre ville de King City, c’est tout simplement de la folie, on se croirait à la Meinau ! Enfin ça, c’est dans nos rêves, la réalité est toute autre : calme plat dans cette ville désertique !

Nous repartons le sourire jusqu’aux oreilles et décidons de changer d’itinéraire, et de prendre les petites routes qui longent notamment les superbes rives Est du Lac Simcoe,  (plutôt que de rester coincés dans les bouchons sur l’autoroute). Fenêtres grandes ouvertes, 35 degrés dehors, c’est parti pour un week-end qui commence bien !

Presque 4h plus tard, nous arrivons à l’entrée Ouest du Algonquin Provincial Park, et plus précisément au Visitor Center. C’est ici que vous devrez vous acquitter de la somme de 17$ par jour afin de stationner votre véhicule dans le parc et de profiter des multiples activités qu’offre ce parc. Parlons-en de ce magnifique parc : à équidistance d’Ottawa et de Toronto, le Algonquin Provincial Park est le plus grand parc de l’Ontario. On y dénombre pas moins de 2400 lacs qui en font l’un des lieux privilégiés pour faire du canoë. La route 60, traversant le parc sur 56km, vous donnera la possibilité de rejoindre plusieurs sentiers de randonnée, de VTT, d’équitation et de ski de fond qui complètent la panoplie des activités proposées ici. Enfin, pour les Robinson Crusoé en herbe, le site propose également plusieurs terrains de camping. Pour ce week-end, nous prévoyons de ne faire que de la randonnée pédestre, sachant que l’on y retournera en septembre pour faire du canoë avec les copains venus de France (on a hâte) !

Pour notre première balade, nous nous rendons au point kilométrique 7,2 (comprenez sur les 56 qui traversent le parc) où se situe le Whiskey Rapids Trail. Sur le papier, cette balade à tout pour nous plaire : son nom déjà « Rapids », ça doit être animé, plein de vagues sur la rivière, trop bien ! Au final, nous sortirons totalement démoralisés de cette balade de seulement 2,1km à cause des centaines de milliers de moustiques (on exagère à peine !) ! On était pourtant prévenus et avions prévu le spray anti-moustique en conséquence, mais en vain. Après 40 minutes à avoir bataillé avec ces satanées bestioles, on peut dire que leur voracité l’aura emportée sur notre ténacité. Les photos parlent d’elles mêmes… Le plaisir de cette balade pourtant très sympathique a été complètement gâché et à ce moment là se pose la question des autres balades et de notre week-end tout entier. Comment passer un week-end complet dans cet enfer ? On se laisse la prochaine balade pour statuer sur ce qu’on va faire.

 

 

La balade suivante sera donc décisive, mais heureusement elle a un profil un peu différent et ne fait que 800m, on sera donc fixé rapidement sur les moustiques. Le sentier Hardwood Lookout propose une petite montée vers un superbe point de vue sur le Smoke Lake. Et c’est avec une immense joie que nous parcourrons ces quelques hectomètres sans le moindre moustique ! On est hyper rassurés et on apprécie d’autant plus la balade. Après coup, nous vous conseillons, si vous allez au Parc Algonquin en été, de privilégier les sentiers avec un peu de dénivelé et d’éviter ceux qui sont en bordure de lac, pour ne pas connaître nos malheurs liés aux moustiques. On s’en rendra compte tout le week-end que chaleur accablante + eau = moustiques. OK, il faut pas avoir fait Harvard pour s’en douter mais à ce point la, on n’imaginait pas.

 

 

Alors que l’on se dirige vers la dernière rando de la journée, située au km 27,2, on remarque qu’une voiture est stationnée en warning en face de nous au km 26. Un rapide regard nous permettra de voir que la voiture n’était pas arrêtée par hasard mais bien parce qu’une certaine attraction attisait leur curiosité sur le bord de la route. L’œil de Moscou de Fanny a repéré que cette attraction était en réalité un orignal (moose en anglais) qui se goinfrait de plantes vertes. Un demi tour vite fait bien fait et nous voici à hauteur de l’impressionnante bête qui ne semble pas être dérangée par notre présence.

Il faut savoir que rencontrer des animaux est l’objectif numéro 1 de Fanny en arpentant ces parcs, et que son ouïe et sa vision sont décuplés dans ces moments. Et quand elle touche le graal comme à ce moment précis, elle a des étoiles dans les yeux ; comme ils disent ici c’est AMAZING, AWSOME, FANTASTIC !

 

😍

 

Il est désormais presque 20h et on est poisseux, recouvert de produit anti-moustique, de piqûres et de sueur ; l’envie d’une bonne douche se fait ressentir. Il faut savoir qu’à part le camping et quelques Lodges, il est impossible de trouver un logement à l’intérieur du parc. Malheureusement, nous sommes passés à côté des différents motels situés dans les villes proches du parc, et nous avons opté pour une auberge située à plus de 30 min en voiture après la sortie Est du parc. La route est interminable, on a vraiment envie de se laver et de manger (rien dans le ventre depuis King City). On arrive dans la petite bourgade de Maynooth, à l’auberge The Arlington. Pour vous dresser un rapide tableau de cet endroit, la ville est aussi peuplée qu’une plaine Mongole, la chambre est une véritable étuve, et le débit de la douche est inversement proportionnel à celui des chutes du Niagara.

Bref, c’est pas ouf ! Une fois douché, on ira trouver du réconfort dans un petit McDo à 20 min de là et irons nous coucher bien fatigués.

Après une nuit ou Remy à du dormir 3h à cause de la chaleur, et un petit déjeuner au Mad Musher (petit resto simple et efficace aux propriétaires sympa à proximité du parc) nous repartons plein d’entrain pour cette nouvelle journée rando. Au programme,trois randos, dont une de 10km, et surtout une baignade bien rafraichissante, YESSSSSS !

Le Centennial Ridges Trail (plus longue rando du jour) aura vraiment été notre coup de cœur du week-end. Tout d’abord, peu de moustiques, et ça joue beaucoup dans notre notation ! Ensuite, un sentier magnifique et très varié passant par des zones forestières, des endroits plus minéraux, des points de vue magnifiques, des lacs, des cours d’eau, des pontons, et un panorama final extraordinaire que nous apprécierons comme une récompenses de tous nos efforts… Le Canada version carte postale comme on l’imagine. Nous mettrons 4 bonnes heures pour cette rando que nous qualifions d’assez difficile mais très plaisante ! A noter toutefois que nous sommes parti avec 2 litres d‘eau et avons terminé la randonnée à sec ! Donc prévoyez de quoi vous hydrater !

 

 

Comme vous l’aurez compris, la randonnée aura été sportive et sous une chaleur accablante. Après un bon Pepsi bien frais, on a qu’une seule envie : SE BAIGNER !! On se dirige alors au Lake of Two Rivers mais la sécurité nous reconduit gentiment en nous informant que la plage est surpeuplée et qu’ils ne nous laisseront pas rentrer. Le moral en prends un coup sachant que cette baignade doit également faire office de douche, vu ce qu’on a à l’auberge, autant barboter dans de l’eau fraîche en faisant la planche. Bref, on comprend bien que la baignade ne sera pas pour tout de suite et on décide de se faire deux petites randonnées : la Lookout (bonne montée bien verticale pour un superbe point de vue) et Big Pines (ne vous trompez pas dans la traduction Pines = Pins !). Cette dernière, en compagnie des moustiques, aura raison de notre entêtement : il faut qu’on se baigne avant de rentrer !

On décide alors de tenter le coup au niveau de la East Beach du Lake of Two Rivers pour enfin faire trempette. La plage est assez longue mais minuscule en profondeur. Qu’importe, on s’éloigne un peu des premières familles qui ont posées leurs serviettes pour trouver un petit endroit ou poser les nôtres, se changer et ENFIN se rafraîchir ! Et là ! Le bonheur !

Il y a des petits moments de la vie qu’on apprécie vraiment pour la beauté du paysage, la relaxation, et la plénitude que cela apporte ; et ce moment en fait parti ! On y est ! On est au Canada en train de se baigner dans un put**n de lac trop beau ! QUEL KIFF!

 

 

On profite de cet endroit magnifique une bonne heure avant de rentrer manger un morceau, puis de retrouver notre chambre. Le ventilo à fond toute la nuit permettra à Rémy de fermer l’œil un peu plus longtemps que la veille.

 

Lundi matin, c’est déjà le dernier jour ici. On réussi à partir tôt de l’auberge sur les coups de 7h45 pour profiter au maximum de notre journée.

Après un petit déjeuner au Algonquin Lunch Bar, on trace vers l’autre grande randonnée que propose le Parc, le Mizzy Lake Trail. Cette randonnée sillonne pas moins de 9 lacs sur une dizaine de km.

On était prévenu, mais on ne voulait pas louper cette rando incontournable. On a joué et on a perdu… Vous le sentez venir ? Pendant 4h nous aurons tenté tant bien que mal de chasser les moustiques et mouches noires (qui piquent) de notre route, en vain. Cette randonnée aura vraiment été un chemin de croix à ce niveau là ; psychologiquement, les nerfs craquent et on ne pense qu’à une seule chose : en finir. La balade est vraiment superbe mais totalement gâchée par ces insectes qui font bzzzz dans vos oreilles, rentrent dans les yeux, piquent à travers les vêtements… l’Enfer sur Terre ! Cerise sur le gâteau, on aura même eu le droit à une attaque d’un essaim de mouches noires entre deux lacs qui nous ont obligé à courir pour s’en débarrasser. Après la balade, le résultat est conforme à l’horrible moment vécu : les bras de Fanny sont ravagés par plusieurs dizaines de piqûres de moustiques pendant que l’unique mollet droit de Rémy recense pas moins de 31 piqûres !

 

 

Fin de la balade, il est l’heure de rentrer sur Toronto et d’affronter les interminables bouchons du Canada Day. Nous mettrons au total plus de 5h30 pour rentrer à la maison, des souvenirs géniaux pleins la tête et ayant l’impression d’avoir connu à la fois le Paradis, de par les paysages somptueux que propose le parc, et aussi un peu l’Enfer, de part ces êtres vivants inutiles qui vous sapent le moral !

Mais une chose est sûre, on reviendra en Automne et en Hiver pour apprécier une nouvelle fois tous les secrets qu’offrent ce sublime Algonquin Provincial Park !

 

PS: en bonus exclusif, (et aussi parce que vous êtes en vacances et que vous avez le temps 😜), on vous a concocté une petite vidéo qui résume ce week-end. Soyez indulgents, c’est notre premier test…! En espérant que ça vous plaise !

 

 

Loup y es-tu ? – Comptine

 

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Défier les chutes du Niagara – Région de Niagara

Classé dans : Niagara | 1

 

 

Chers lecteurs, cela fait désormais 48 jours, soit 1 152 heures ou encore 69 120 minutes que nous ne vous avons pas donné signe de vie sur le blog, quel scandale ! Pour votre information, les derniers week-ends ont été plutôt reposant, entre balades, sport, shopping et autres activités qui ne vous auraient sans doute pas transcendées dans ce blog. La coupe du monde aussi, qui occupe tout notre esprit suite au début poussif des bleus (mais ça, c’était avant!), ne nous permet pas de dégager beaucoup de temps pour écrire nos récits.

Mais en ce week-end du 23 juin, c’est direction Niagara, alors plus aucune excuse et on reprend la plume !

 

Je vous passe les détails classiques de récupération de la voiture chez le loueur pour passer directement à notre voyage vers Niagara Falls, situées à environ 130km de Toronto.

 

Toronto-Niagara

 

Pas de chance, alors que cela fait plus de trois semaines qu’il fait très beau sur Toronto, nous tombons sur LE week-end où la pluie et les orages alternent avec une épaisse masse nuageuse dans le ciel. Et on met très peu de temps à s’en apercevoir puisque c’est sous une pluie battante que nous parcourrons les premiers kilomètres de notre périple. Le trajet se déroule sans encombre jusqu’à Niagara Falls où nous garons la voiture pour quelques heures en échange de 10$. Notre première impression au sujet de la ville confirme bien ce qu’on avait entendu à droite à gauche : c’est très laid. Plusieurs buildings en béton sans aucune harmonie, des devantures hyper kitchs, bref cette ville n’a vraiment pas de charme à nos yeux. On ne s’attarde pas et nous dirigeons rapidement vers les chutes, qui devraient nous redonner du baume au cœur.

 

Après 10 minutes de marche, nous voilà devant les chutes, plus précisément en face des American Falls, les plus petites chutes mais tout de même impressionnantes. Vous l’aurez compris, les chutes du Niagara marquent ainsi la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.

 

American Falls

 

Après une quinzaine de tentatives pour avoir THE selfie, nous continuons notre route le long de la promenade où se retrouvent plusieurs centaines de touristes, mais où on peut circuler assez facilement. A vrai dire, nous nous attendions à plus de monde pour un week-end, mais les prévisions météo en ont certainement découragé plus d’un.

 

Ca y est, nous arrivons à hauteur des chutes les plus connues, les plus belles : les Horseshoe Falls. Pour ceux qui ont arrêté l’anglais au collège, ou pour ceux qui ont la flemme de chercher dans le dico, Horseshoe veut dire fer à cheval. En effet, ces chutes ont une forme arquée qui s’étend sur 675m de long pour une cinquantaine de mètres de haut. Le débit est impressionnant (2800mpar seconde) et le fracas de l’eau sur les rochers en contre-bas participe à ce spectacle extraordinaire.

 

Le bouillonnement de l’eau et l’intensité du débit provoquent une importante brume qui aura le don de bien nous tremper et qui met à mal le brushing de ces dames. Nous rejoignons la Table Rock, située à l’endroit même ou la rivière entame sa chute de 50m, et c’est certainement l’endroit le plus impressionnant ! Il y a d’autres moyens de contempler les chutes d’encore plus près et notamment à bord d’un bateau qui vous amènera au pied des chutes. Nous décidons de garder cette activité lorsque nous accompagnerons (très bientôt !) nos futurs visiteurs !

 

 

Nous poursuivons notre chemin et nous retrouvons un peu par hasard sur Clifton Hill, surnommée également the Street of Fun. Alors là, attention les yeux, on arrive au summum du kitch, au paradis des jeux de sons et lumières, au paroxysme de l’émotion culturelle. Entre le musée du Guinness Book des Records, les manèges bruyants, les salles de jeux où se réunissent, vous vous en doutez, l’AFRV (l’Association des Fans de Rousseau et Voltaire), on est servi ! On en profite donc pour manger un morceau afin de contempler le spectacle, et on ne vous le cache pas, on rigole bien ! Particulièrement sur cette jeune femme, qui semble être extrêmement passionnée par son travail en contrebas. Bref, Niagara Falls, nous a laissé un bon souvenir pour les chutes qui sont vraiment très belles, mais comme on l’entendra plus tard, quand on regarde les chutes, il ne faut pas se retourner.

Par ailleurs, on apprendra par la suite que c’est une des destinations les plus en vogues au Canada pour les lunes de miel… On a vraiment du mal à comprendre le pourquoi du comment 🤔

 

 

Pour la fin d’après midi, nous décidons de faire route vers Niagara-on-the-Lake, petite ville (très) paisible, située en bordure du Lac Ontario, aux allures de maisons de poupées qui tranche avec le vacarme de Niagara Falls. On décide de se balader pendant une bonne heure, en arpentant Queen Street, la rue principale de la ville où se rassemblent quelques boutiques aux devantures fleuries.  Nous marcherons également au bord du lac et contournerons le Fort Georges, le principal site touristique de la ville (que nous n’avons pas visité). Pour votre information, une petite halte suffit à Niagara-on-the-Lake ; pas besoin d’y passer la journée car on a quand même (très) vite fait le tour.

 

 

Après avoir pris possession de notre AirBnB à quelques kilomètres de là, à Saint-Catharines, nous nous rendons à Port Dhalousie. Si vous avez l’occasion d’y passer, ce petit port de plaisance est l’endroit parfait pour pique-niquer et profiter de la petite plage, à l’écart de toute activité touristique (la baignade y était par contre interdite ce jour). La brume du lac s’entremêle avec les quelques rayons de soleil d’un jaune or et le ruissellement des petites vagues se confond avec le bruissement des arbres qui plient sous le vent : le spectacle est assez surprenant !

 

 

Pour finir cette première journée riche en émotions, nous passons la soirée à la Tailgate Party, toujours à Saint-Catharines. C’est un événement annuel qui rassemble les vignerons de la région et de nombreux amateurs de vin. Pour la petite histoire, cet événement nous a été conseillé par Amélie, une ancienne de Sup’Biotech (notre école d’ingénieur), issue de la première promotion. Amélie est arrivée en 2011 en Ontario et est actuellement Vice-présidente du Château des Charmes, un vignoble d’une centaine d’hectares (plus de précisions dans la suite de cet article).

 

Pour en revenir à l’événement, si vous aimez le vin et si vous aimez manger, c’est là qu’il faut venir. En effet, en échange d’un pass de 90$, vous aurez la possibilité de goûter une multitude de vin rouges, blancs, rosés, pétillants, et champagnes de producteurs locaux et de déguster de succulentes préparations sur plusieurs dizaines de stands, et cela à volonté pendant plus de 4h. A noter également que des groupes de musique vous feront apprécier d’autant plus ce moment.

 

Après quelques dégustations, nous retrouvons Amélie qui nous explique son parcours et son ascension au poste de Vice-présidente, ainsi que l’histoire de la filière du vin en Ontario et notamment l’adaptation et les techniques pour que les vignes résistent au climat. Nous avons vraiment adoré cet événement très détente, dans une super ambiance relax.  Vers 22h, il est temps de regagner la voiture avec comme objectif de rester assez discret, pour ne pas éveiller la suspicion des potentielles patrouilles de police qui pourraient se dresser sur notre chemin. Pas d’inquiétude, nous n’avons pas vraiment fait d’excès ce soir là, mais je me devais de raconter cette anecdote. En arrivant à la voiture, Fanny se trompe de bouton sur la clé de la voiture et actionne le bouton « klaxon pour retrouver ma voiture sur un parking ». Après une dizaine de coups de klaxon, elle réussit tant bien que mal à stopper ce vacarme. Pour la discrétion, on repassera…

 

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous retournons à Port Dhalousie, sous la pluie, pour bruncher au Rozie’s Breakfast Cafe. L’endroit est très chaleureux, le service est remarquable et très sympathique, et les assiettes sont copieuses et bien cuisinées : de quoi bien lancer notre journée.

 

Après s’être bien rempli l’estomac, nous avons la chance de pouvoir participer à une visite du  Château des Charmes, le vignoble dans lequel travaille Amélie. Crée en 1978 par le Français Paul-Michel Bosc, le domaine a été pionnier dans l’introduction de cépages Européens en Ontario. Ce qui est assez étonnant, c’est qu’à l’inverse de la France où les cépages sont très régionalisés, au Château des Charmes sont cultivés 14 cépages différents.

Pour ceux qui se posent la question du climat et de la résistance des vignes aux températures négatives, voici les différentes techniques utilisées au Château. Pour être viables, les vignes doivent être maintenues à une température supérieure à -16 degrés.

Initialement, la meilleure technique qui avait été trouvée pour maintenir ces températures en hiver était de brasser l’air plus chaud à quelques mètres de hauteur avec l’air plus froid au sol à l’aide… d’hélicoptères. La facturation à hauteur de 2000$ de l’heure a fait cogiter les propriétaires du vignoble, qui ont finalement investi dans de nouveaux équipements : des sortes ventilateurs semblables à des éoliennes. Ainsi, il est possible de conserver des vignes viables en Ontario même en présence de températures frigorifiques (pour nous Français !). Nous poursuivrons la visite du chai, des caves et la dégustation en compagnie de l’énergique guide québécoise qui mentionnera à plusieurs reprises l’apport précieux du savoir faire d’Amélie dans les différentes activités du vignoble (si tu nous lis, bravo à toi !).

On se délectera également de quelques remarques de notre guide au sujet de la gestion « calamiteuse » du déneigement par les autorités ontariennes versus la qualité du service québécois quand 30cm de neige sont tombés en Ontario (ça se compte visiblement en mètres au Québec !) ; ainsi que de la différence du niveau de conduite sur la neige des automobilistes de ces deux provinces. On rigole intérieurement en pensant à la France qui est paralysée dès lors qu’il tombe 2cm de neige.

 

 

Il est bientôt 15h en ce dimanche 24 juin et il est l’heure de rentrer avec à nouveau de nombreux souvenir dans la tête, mais en ayant déjà à l’esprit le prochain week-end de 3 jours qui s’annonce, la semaine prochaine, au Parc Algonquin !

 

Océan – Thierry Cham

 

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Demain, c’est loin

Classé dans : Toronto | 0

 

Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas à Toronto !

Cela fait maintenant deux mois jour pour jour que nous sommes arrivés à Toronto, et nous continuons à explorer de nouveaux horizons, de nouvelles attractions en terres Ontariennes. Si vous en doutiez, nous vous informons que nos week-ends sont aussi remplis que l’agenda des candidats aux élections de l’Ontario (qui auront lieu début juin)! Et nos petites jambes commencent à le ressentir puisque nous aurons marché plus de 50km en ce week-end de 3 jours. Et oui !

Ce premier week-end prolongé de Mai célèbre ici la reine Victoria, pendant qu’Harry et Meghan se disent oui de l’autre côté de l’Atlantique, après s’être officiellement présenté ensemble au public quelques mois avant à ??? Toronto ! Bon, fini les potins et les clins d’œil aux épargnés de la guillotine, passons à ce que nous avons découvert ce week-end !

Nous avions initialement prévu de passer le week-end au parc Algonquin, à 3h au Nord-Est de Toronto, mais les prévisions météo n’étant pas très optimistes pour samedi, nous avons préféré reporter notre excursion à une date ultérieure.

Et comme prévu, la journée de samedi n’est pas belle : il fait gris, les nuages sont bas et opaques et il pleut une bonne partie de la journée. Après avoir acheté la Rolls Royce des caddies à Chinatown, nous prenons le métro jusqu’à la station Dufferin et faisons notre plein mensuel de nourriture dans le temple de la consommation, le bien nommé Walmart. Nous vous passerons le détail des 24 marques de chips et autres crackers, et de la composition de notre panier pour ne pas effrayer Michel Cymes et Adriana Karembeu, s’ils nous lisent. La suite de la journée sera tout simplement placée sous le signe de la glande (pas salivaire ni mammaire, mais bien celle qui vous cloue au canapé à jouer au Yam et à regarder des émissions parfois aussi palpitantes que de voir Ribéry réciter sa table de 9).

Après une bonne nuit et un petit déjeuner royal ou Fanny nous régalera avec ses premiers pancakes et ses œufs brouillés dont elle a le secret, nous quittons l’appartement aux alentours de 11h en direction de l’Est de la ville. Au programme : jardin botanique Allan Gardens, le Riverdale Park et sa ferme, puis visite du quartier Leslieville avant l’événement phare de la journée, le concert du célèbre groupe de rap français IAM à l’Opera House à 20h.

 

Le centre ville est plutôt calme lorsque nous entamons notre marche en direction du Allan Gardens, et le soleil est au rendez vous. C’est vraiment agréable de débuter une si belle journée dans le calme, ça tranche avec l’activité de la ville en semaine. Après 30 minutes de marche, nous arrivons au jardin botanique Allan Gardens. Il est situé au milieu d’un petit parc et est exclusivement constitué de serres. La gratuité de l’entrée en ce week-end spécial fait que nous ne sommes pas les seuls et que la circulation dans les serres se fait à un pas de sénateur. A l’intérieur des serres, il fait chaud et humide, et la flore est composée de quelques plantes tropicales imposantes, de plantes grimpantes, de parterres fleuris, de cactus et de quelques fontaines ou se reposent de petites tortues. Le tour des serres est fait en 15 minutes et nous ressortons de là, un peu déçus.

 

 

Nous continuons notre périple et empruntons la Carlton Street, une rue qui ressemble à toutes les autres dans sa portion située dans Downtown, mais qui devient très agréable après avoir passé Parliament Street. Elle est bordée de nombreux pavillons aux petits jardins entretenus et d’une végétation assez fournie qui nous ferait presque oublier les buildings d’il y a 500m.

 

 

Nous arrivons alors au Riverdale Park, et plus précisément dans la petite ferme aménagée du côté Ouest du Parc. Vous y trouverez de nombreux petits enclos et une étable avec tous les animaux classiques que l’on peut retrouver dans ce genre d’endroit : chevaux, moutons, chèvres… De nombreux parents amènent leurs enfants contempler ces petites bêtes pendant que nous arpentons les différents chemins sillonnant la ferme assez rapidement. Après s’être rempli les poumons d’odeurs « typiques » de la ferme, nous poursuivons notre route vers l’Est du parc qui possède de nombreux aménagement à l’image de la grande majorité des parcs que nous avons vu jusqu’à présent : terrains de baseball, de foot, pelouses, piste d’athlétisme, agrès de cross fit… Vous y trouverez également comme un peu partout dans la ville, de petits écureuils qui gambadent librement et qui apprécient les petites graines ou mie de pain égarées des énormes pique-nique dont sont friands les canadiens.

 

Après un petit passage par Chinatown Est, qui se révèle être bien plus calme qu’à l’Ouest, nous arrivons dans le quartier de Leslieville.

Au milieu du XIXème siècle, ce quartier était en réalité un petit village qui abritait les pépinières d’un certain Georges Leslie. On retrouve d’ailleurs encore quelques pépiniéristes le long de Queen Street East. Au delà des activités de jardinages, la population travaillait également dans des industries locales de traitement des métaux et de tannage. Depuis, les usines ont fermé et de gros efforts ont été faits pour réhabiliter le quartier qui souffrait d’une contamination importante de l’air et des sols. Tout cela a rendu le quartier très attrayant et accueille désormais de nombreux cafés, restaurants, l’Opéra House ainsi que de charmantes maisons. Moins glamour mais tout aussi important, le Sud-Est du quartier abrite la plus grande station d’épuration du Canada, qui n’est certainement pas anodine dans la préservation de la bonne qualité de l’eau dans le lac.

 

Leslieville 🌸

 

Il est environ 16h quand nous nous arrêtons manger une bonne salade grecque et des souvlakis avant de repartir flâner dans le quartier pendant deux bonnes heures avant d’aller au concert. Nous y découvrirons de charmants petits parcs, de belles maisons, de sympathiques terrasses (où nous nous arrêterons bien entendu), et nous tomberons même sur le tournage d’un film !

 

A 19h30, nous entrons dans l’Opera House, la salle de concert d’une capacité de 1000 personnes dans laquelle nous allons voir IAM qui fête, par une tournée, les vingt ans de la sortie de son album phare L’école du Micro d’Argent. Après un petit stress à l’entrée (Fanny n’avait pas de pièce d’identité), nous voici dans cette salle où se retrouve la diaspora française de Toronto. Des maillots de Zizou aux maillots de l’OM, on sent bien que les aficionados du célèbre groupe marseillais ont répondu à l’appel. Nous concernant, à part les deux titres les plus connus du groupe, ce sera une entière découverte. Sans jouer des coudes, on se retrouve au dixième rang et malgré une attente de deux bonnes heures dans la salle, le concert peut enfin commencer. IAM passe en revue de nombreux titres de leur répertoire, dont évidemment Petit frère et Je danse le Mia sur lesquelles la foule se soulève. Même si on ne (re)connaissait pas forcément les paroles, on a vraiment passé un très bon moment, et comme prévu, ils ont foutu le feu ! Fin de cette super journée où nous rentrons à la maison, pour changer en marchant ! Les jambes et les pieds bien fatigués, mais des souvenirs plein la tête.

 

 

Lundi, le programme est simple : on va à la Woodbine Beach ! Comme nous vous l’expliquions dans un précédent article, pour profiter du Lac Ontario, vous pouvez aller sur les Toronto Islands mais vous pouvez également rester sur les terres puisque Toronto possède de grandes plages de sable à l’Est de la ville. Après une bonne heure et demi de marche, nous arrivons sur les plages et nous ne sommes pas les seuls : de nombreux Torontois viennent se dorer la pilule en famille, entre amis et profiter des grands espaces (vite remplis) qu’offrent les plages. Si vous allez dans le coin, vous pourrez également profiter de belles pelouses pour pique niquer, de 90 terrains de beach volley, de terrains de beach soccer, et évidemment vous baigner (du 1er juin au 30 septembre). Il est également important de savoir que la qualité de l’eau est testée tous les jours et qu’il n’y a que très peu d’algues (hein les bretons !). Quelques fanfares et musiciens nous ferons apprécier leurs talents pendant que nous dégusterons notre premier Hot-Dog Torontois, qui était plutôt bon (et qui n’a pas laissé de séquelles au dernier rapport) !

 

 

Après une bonne après midi, nous rebroussons chemin en passant par Queen Street East. Alors que cette célèbre rue est particulièrement agréable pour ses boutiques, cafés et restaurant, elle l’est beaucoup moins dans la portion entre Parliament Street et Jarvis Street où nous croiserons un véritable défilé de gens pas très nets, pour ne pas dire camés. Sans jamais être en danger, ce petit interlude aura eu le don de nous interpeler sans toutefois gâcher le super week-end que nous avons passé.

 

Comme vous l’aurez compris, les journées libres sont chargées ici à Toronto et nous découvrons chaque jour de nouveaux recoins de la ville. Quand on se lève, on ne pense qu’à une seule chose : PRO-FI-TER en se disant toujours que Demain c’est loin…

 

Demain, c’est loin – IAM

 

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