Demain, c’est loin

Classé dans : Toronto | 0

 

Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas à Toronto !

Cela fait maintenant deux mois jour pour jour que nous sommes arrivés à Toronto, et nous continuons à explorer de nouveaux horizons, de nouvelles attractions en terres Ontariennes. Si vous en doutiez, nous vous informons que nos week-ends sont aussi remplis que l’agenda des candidats aux élections de l’Ontario (qui auront lieu début juin)! Et nos petites jambes commencent à le ressentir puisque nous aurons marché plus de 50km en ce week-end de 3 jours. Et oui !

Ce premier week-end prolongé de Mai célèbre ici la reine Victoria, pendant qu’Harry et Meghan se disent oui de l’autre côté de l’Atlantique, après s’être officiellement présenté ensemble au public quelques mois avant à ??? Toronto ! Bon, fini les potins et les clins d’œil aux épargnés de la guillotine, passons à ce que nous avons découvert ce week-end !

Nous avions initialement prévu de passer le week-end au parc Algonquin, à 3h au Nord-Est de Toronto, mais les prévisions météo n’étant pas très optimistes pour samedi, nous avons préféré reporter notre excursion à une date ultérieure.

Et comme prévu, la journée de samedi n’est pas belle : il fait gris, les nuages sont bas et opaques et il pleut une bonne partie de la journée. Après avoir acheté la Rolls Royce des caddies à Chinatown, nous prenons le métro jusqu’à la station Dufferin et faisons notre plein mensuel de nourriture dans le temple de la consommation, le bien nommé Walmart. Nous vous passerons le détail des 24 marques de chips et autres crackers, et de la composition de notre panier pour ne pas effrayer Michel Cymes et Adriana Karembeu, s’ils nous lisent. La suite de la journée sera tout simplement placée sous le signe de la glande (pas salivaire ni mammaire, mais bien celle qui vous cloue au canapé à jouer au Yam et à regarder des émissions parfois aussi palpitantes que de voir Ribéry réciter sa table de 9).

Après une bonne nuit et un petit déjeuner royal ou Fanny nous régalera avec ses premiers pancakes et ses œufs brouillés dont elle a le secret, nous quittons l’appartement aux alentours de 11h en direction de l’Est de la ville. Au programme : jardin botanique Allan Gardens, le Riverdale Park et sa ferme, puis visite du quartier Leslieville avant l’événement phare de la journée, le concert du célèbre groupe de rap français IAM à l’Opera House à 20h.

 

Le centre ville est plutôt calme lorsque nous entamons notre marche en direction du Allan Gardens, et le soleil est au rendez vous. C’est vraiment agréable de débuter une si belle journée dans le calme, ça tranche avec l’activité de la ville en semaine. Après 30 minutes de marche, nous arrivons au jardin botanique Allan Gardens. Il est situé au milieu d’un petit parc et est exclusivement constitué de serres. La gratuité de l’entrée en ce week-end spécial fait que nous ne sommes pas les seuls et que la circulation dans les serres se fait à un pas de sénateur. A l’intérieur des serres, il fait chaud et humide, et la flore est composée de quelques plantes tropicales imposantes, de plantes grimpantes, de parterres fleuris, de cactus et de quelques fontaines ou se reposent de petites tortues. Le tour des serres est fait en 15 minutes et nous ressortons de là, un peu déçus.

 

 

Nous continuons notre périple et empruntons la Carlton Street, une rue qui ressemble à toutes les autres dans sa portion située dans Downtown, mais qui devient très agréable après avoir passé Parliament Street. Elle est bordée de nombreux pavillons aux petits jardins entretenus et d’une végétation assez fournie qui nous ferait presque oublier les buildings d’il y a 500m.

 

 

Nous arrivons alors au Riverdale Park, et plus précisément dans la petite ferme aménagée du côté Ouest du Parc. Vous y trouverez de nombreux petits enclos et une étable avec tous les animaux classiques que l’on peut retrouver dans ce genre d’endroit : chevaux, moutons, chèvres… De nombreux parents amènent leurs enfants contempler ces petites bêtes pendant que nous arpentons les différents chemins sillonnant la ferme assez rapidement. Après s’être rempli les poumons d’odeurs « typiques » de la ferme, nous poursuivons notre route vers l’Est du parc qui possède de nombreux aménagement à l’image de la grande majorité des parcs que nous avons vu jusqu’à présent : terrains de baseball, de foot, pelouses, piste d’athlétisme, agrès de cross fit… Vous y trouverez également comme un peu partout dans la ville, de petits écureuils qui gambadent librement et qui apprécient les petites graines ou mie de pain égarées des énormes pique-nique dont sont friands les canadiens.

 

Après un petit passage par Chinatown Est, qui se révèle être bien plus calme qu’à l’Ouest, nous arrivons dans le quartier de Leslieville.

Au milieu du XIXème siècle, ce quartier était en réalité un petit village qui abritait les pépinières d’un certain Georges Leslie. On retrouve d’ailleurs encore quelques pépiniéristes le long de Queen Street East. Au delà des activités de jardinages, la population travaillait également dans des industries locales de traitement des métaux et de tannage. Depuis, les usines ont fermé et de gros efforts ont été faits pour réhabiliter le quartier qui souffrait d’une contamination importante de l’air et des sols. Tout cela a rendu le quartier très attrayant et accueille désormais de nombreux cafés, restaurants, l’Opéra House ainsi que de charmantes maisons. Moins glamour mais tout aussi important, le Sud-Est du quartier abrite la plus grande station d’épuration du Canada, qui n’est certainement pas anodine dans la préservation de la bonne qualité de l’eau dans le lac.

 

Leslieville 🌸

 

Il est environ 16h quand nous nous arrêtons manger une bonne salade grecque et des souvlakis avant de repartir flâner dans le quartier pendant deux bonnes heures avant d’aller au concert. Nous y découvrirons de charmants petits parcs, de belles maisons, de sympathiques terrasses (où nous nous arrêterons bien entendu), et nous tomberons même sur le tournage d’un film !

 

A 19h30, nous entrons dans l’Opera House, la salle de concert d’une capacité de 1000 personnes dans laquelle nous allons voir IAM qui fête, par une tournée, les vingt ans de la sortie de son album phare L’école du Micro d’Argent. Après un petit stress à l’entrée (Fanny n’avait pas de pièce d’identité), nous voici dans cette salle où se retrouve la diaspora française de Toronto. Des maillots de Zizou aux maillots de l’OM, on sent bien que les aficionados du célèbre groupe marseillais ont répondu à l’appel. Nous concernant, à part les deux titres les plus connus du groupe, ce sera une entière découverte. Sans jouer des coudes, on se retrouve au dixième rang et malgré une attente de deux bonnes heures dans la salle, le concert peut enfin commencer. IAM passe en revue de nombreux titres de leur répertoire, dont évidemment Petit frère et Je danse le Mia sur lesquelles la foule se soulève. Même si on ne (re)connaissait pas forcément les paroles, on a vraiment passé un très bon moment, et comme prévu, ils ont foutu le feu ! Fin de cette super journée où nous rentrons à la maison, pour changer en marchant ! Les jambes et les pieds bien fatigués, mais des souvenirs plein la tête.

 

 

Lundi, le programme est simple : on va à la Woodbine Beach ! Comme nous vous l’expliquions dans un précédent article, pour profiter du Lac Ontario, vous pouvez aller sur les Toronto Islands mais vous pouvez également rester sur les terres puisque Toronto possède de grandes plages de sable à l’Est de la ville. Après une bonne heure et demi de marche, nous arrivons sur les plages et nous ne sommes pas les seuls : de nombreux Torontois viennent se dorer la pilule en famille, entre amis et profiter des grands espaces (vite remplis) qu’offrent les plages. Si vous allez dans le coin, vous pourrez également profiter de belles pelouses pour pique niquer, de 90 terrains de beach volley, de terrains de beach soccer, et évidemment vous baigner (du 1er juin au 30 septembre). Il est également important de savoir que la qualité de l’eau est testée tous les jours et qu’il n’y a que très peu d’algues (hein les bretons !). Quelques fanfares et musiciens nous ferons apprécier leurs talents pendant que nous dégusterons notre premier Hot-Dog Torontois, qui était plutôt bon (et qui n’a pas laissé de séquelles au dernier rapport) !

 

 

Après une bonne après midi, nous rebroussons chemin en passant par Queen Street East. Alors que cette célèbre rue est particulièrement agréable pour ses boutiques, cafés et restaurant, elle l’est beaucoup moins dans la portion entre Parliament Street et Jarvis Street où nous croiserons un véritable défilé de gens pas très nets, pour ne pas dire camés. Sans jamais être en danger, ce petit interlude aura eu le don de nous interpeler sans toutefois gâcher le super week-end que nous avons passé.

 

Comme vous l’aurez compris, les journées libres sont chargées ici à Toronto et nous découvrons chaque jour de nouveaux recoins de la ville. Quand on se lève, on ne pense qu’à une seule chose : PRO-FI-TER en se disant toujours que Demain c’est loin…

 

Demain, c’est loin – IAM

 

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Three Little Birds – Awenda Provincial Park

Classé dans : Parcs | 6

 

 

Chers lecteurs assidus, nous vous remercions tout d’abord pour les premiers avis positifs sur le blog et son contenu. Cela nous motive encore plus à vous faire voyager dans les différentes contrées de l’Ontario et à vous conter nos aventures.

Vous avez peut être envie de découvrir autre chose que Toronto ? Parfait, puisque cette fois, nous avons décidé de sortir de notre cocon Torontois et de faire route vers le Nord, plus précisément vers la Georgian Bay et l’Awenda Provincial Park. Au programme : soleil, paysages variés, rando, découvertes et bonne humeur ! Alors ça vous dit de lire la suite ? Let’s go !

 

Nous récupérons notre bolide, une Nissan Versa, aux alentours de 9h samedi matin et partons en direction du Nord. Après avoir parfaitement géré les monstrueux échangeurs des autoroutes à 5 voies qui entourent Toronto, nous décidons rapidement de bifurquer vers les petites routes, pour voir un peu du pays. Le paysage est un mélange de petites forêts, champs et pâturages. On sent que la nature commence tout doucement à reprendre ses droits, mais que l’hiver a laissé des traces… Mais bon, c’est toujours mieux que l’autoroute limitée à 100km/h.

 

Trajet Toronto - Awenda

 

Alors que Remy est en train de s’enflammer sur les différents solos de « Jefferson Starship – Save your love », c’est l’heure de la première montée d’adrénaline du week-end. Non pas causée par les décibels venant à nos oreilles, mais bien parce qu’une abeille aussi grosse qu’une pièce d’1 centime vient d’atterrir sur la jambe de Fanny. Paniquée, elle crie. Paniqué pour elle, il lui dit de s’arrêter sur le bas côté. Encore plus paniquée, elle lui crie dessus quand il décide de tenter de lui enlever l’abeille par un coup de manche. Bref, on a frôlé la mort.

 

Après 2h30 de route, et un petit passage par le Burger King de Midland qui ressemblait d’avantage à une maison de retraite qu’à un fast food tant la moyenne d’âge était proche de 80 ans, nous voici arrivés au Awenda Provincial Park. Bien que dominé par les forêts, ce parc de 29 km2 dispose également d’un magnifique littoral diversifié (sable fin, petits galets et rochers) appréciable depuis les 5 plages bordant le Huron Lake, et plus particulièrement la Georgian Bay. Ce parc comprend également plusieurs terrains de camping et 30km de sentiers de randonnée. Il y a de quoi faire ! Nous laissons la voiture sur le parking en échange de 14,5$ et enfilons nos chaussures de rando achetées pour l’occasion.

 

Nous écrémons alors les premiers kilomètres du sentier Bluff, non sans avoir en tête la même question qui tourne en boucle depuis ce matin : Et si on rencontre un ours, qu’est-ce-qu’on fait  ? Vu notre réaction avec l’abeille dans la voiture, autant vous dire, on est mal barré ! Chaque craquement de bois est analysé, chaque bruit est appréhendé, chaque mouvement au loin est méticuleusement scruté : on est sur le qui-vive ! Après quelques minutes, nous nous enfonçons un peu plus dans le bois, les téléphones ne captent plus, les voitures les plus proches sont désormais bien loin, on est seul face à la nature, seuls face à notre destin ! Bon, OK j’arrête d’en faire des tonnes ! En réalité, la rando alterne petites montées et descentes, on rencontre de nombreux chipmunks, petits rongeurs tout mignons. Le paysage aussi, est sympa, bien qu’un peu trop hivernal à notre goût, mais le premier lac nous rappellera vite qu’on est bien au Canada. Car oui, quand on vient au Canada, on espère rencontrer ce type de paysages apaisants.

 

 

Après avoir atteint un panorama surplombant le Huron Lake qui aura le mérite d’attirer notre attention, nous quittons le sentier Bluff et poursuivons notre chemin vers les plages en contre-bas (accès possible en voiture avec parking). La plage n°1 est magnifique, dotée d’un sable fin et blanc qui n’a rien à envier aux Caraïbes. L’eau est translucide mais très froide. Nous y plongerons tous les deux les pieds jusqu’à ne plus en pouvoir, et que la douleur remplace la fraîcheur de l’eau. Après une petite pause détente, nous sillonnons le sentier des plages jusqu’à la dernière plage située à environ 20 minutes de marche de la première. D’après nous, les plages les plus sympas sont les n°1 et 3, la plus grande étant la n°4, plus sauvage mais moins paradisiaque (du moins à cette période de l’année). Il est fort probable que nous revenions passer quelques jours ici en été, tellement l’endroit est sublime. Il est presque 17h et nous rebroussons chemin vers la voiture après avoir livré nos dernières forces pour gravir les 160 marches et combler les quelques mètres qui nous sépare du parking.

 

 

Nous prenons ensuite nos quartiers dans la Captain House Heritage Bed & Breakfast que nous avons réservé pour la nuit, à Midland. L’accueil par Alicia est des plus chaleureux et la maison est très spacieuse et pleine d’histoire. Construite en 1905, elle appartenait au Captain David J. Burke, connu dans la région pour être l’un des meilleurs remorqueurs de la Georgian Bay. Elle fut ensuite récupérée par l’instituteur de la ville, puis par Alicia & Ross, nos hôtes, qui ne manquent pas de nous prodiguer leurs précieux conseils pour visiter les alentours et pour nous recommander les bonnes tables du coin. Nous déciderons alors d’aller boire un petit verre en terrasse devant le coucher de soleil au « Boathouse », puis de tester le restaurant plein de charme «The Explorers Cafe ». Après un rapide passage par le centre ville pour regarder la n-ième défaite des valeureux Raptors contre Cleveland sur un écran géant en plein air, il est temps de rentrer se coucher.

Le lendemain, nous débutons notre journée par un succulent petit déjeuner concocté par Alicia & Ross. Tout était vraiment parfait pour commencer notre journée du bon pied, jugez vous même par les images. Pour ceux qui désirent profiter du très bel accueil de Ross & Alicia, c’est par ici !

 

 

Pour cette seconde journée d’escapade, nous décidons, sur les conseils de nos hôtes, de nous rendre au Wye Marsh Wildlife Centre. Pour les Amiénois qui nous lisent, ce parc ressemble au Parc du Marquenterre, en 5 fois plus grand. Le cui-cui des oiseaux s’entremêle au craquement des quenouilles (roseaux en québécois, ça nous a fait marré) qui plient sous le poids des tortues. Visuellement, nous assistons depuis la tour d’observation à un balai d’oiseaux de différentes couleurs mais aussi à l’envol, par dessus l’étang, des oies sauvaaaaaaaageeeeeees 🎶. Aussi, les petits oiseaux viennent vous picorer dans la main si vous vous munissez de quelques graines ou mie de pain. A ce moment précis, on trouve honnêtement le parc sympa, mais pas transcendant.

Après avoir gambadé quelques dizaines de minutes, nous décidons de nous enfoncer un peu plus profondément dans la forêt sur un sentier où il est conseillé de porter de bonnes chaussures de marche. Effectivement, nous passerons deux bonnes heures à combler les 4 km tant le sentier est boueux voire marécageux. Les chaussures s’enfoncent, les appuis sont glissants, nous nous accrochons à des branches pas toujours très solides, nous nous surprenons à jouer les équilibristes sur des troncs d’arbres pliés par la violence des dernières tempêtes. Bref, c’est un vrai parcours du combattant mais c’est aussi ça l’aventure ; c’est galérer tout seuls au milieu de nulle part, sans oublier de guetter si nos amis les ours ne rodent pas dans le coin. Pour résumer, nous vous conseillons vraiment de marcher sur les différents sentiers balisés dans le parc (de différentes longueurs et difficultés), puisque sinon, il est possible que vous restiez un peu sur votre faim.

 

 

 

Pour la suite de la journée, nous ne pourrons malheureusement pas visiter le musée de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, centre missionnaire jésuite du XVIIème siècle reconstitué, fermé à cette époque de l’année. Nous déciderons alors d’aller explorer la station balnéaire de Thunder Beach, qui est située sur un imposant golfe. Clairement si vous passez dans le coin, circulez y’a rien à voir… Aucun accès à la plage n’est possible pour le public, le rivage étant uniquement bordé de propriétés privées.

Il est désormais 15h en ce dimanche et c’est l’heure de rentrer. Nous faisons une étape par la ville de Barrie et nous y promenons une petite heure. Il faudra y repasser pour pouvoir réellement vous donner notre avis dessus, mais sachez que vous pouvez aller faire un tour au Flyin Monkeys Craft Brewery, un petit bar super sympa à proximité du lac.

 

Flying Monkeys 🐒

 

Pour conclure, ce premier week-end en dehors de Toronto aura été une très bonne expérience. Nous avons découvert de superbes endroits où nous retournerons très certainement pour notamment goûter, à nouveau, au sable fin des plages du Awenda Provicial Park.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

PS : Strasbourg reste en Ligue 1 ! 🎉 🎉 🎉

 

Three Little Birds – Bob Marley

 

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Island in the Sun – Toronto Islands

Classé dans : Toronto | 7

La tempête de neige faisant maintenant parti du passé, c’est sous un magnifique ciel bleu et sous une chaleur accablante de 9 degrés que nous décidons en ce samedi 21 Avril d’aller visiter les Toronto Islands. Ces 15 îlots situés sur le Lac Ontario à 1,6 km de la côte sont une réelle source d’évasion et d’oxygénation pour les Torontois, leur faisant oublier l’intense activité urbaine de Downtown.

Pour nous y rendre, nous profitons du calme matinal pour combler tranquillement les 25 minutes qui nous séparent du Jack Layton Ferry Terminal, l’embarcadère pour rejoindre les îles. Nos tickets en poche (7,5$ l’aller/retour par personne), nous patientons quelques instants au soleil en compagnie d’une cinquantaine de personnes, en attendant le prochain ferry.

Le trajet en bateau dure une dizaine de minutes et nous rappelle rapidement la fraîcheur du fond de l’air. Mais qu’importe, l’éloignement des côtes nous laisse peu à peu découvrir l’immensité de la Skyline qui contraste avec le bleu turquoise de l’eau sur laquelle nous naviguons. Magnifique ! Ce paysage de carte postale immortalisé, nous pouvons enfin amarrer sur les îles, au niveau de la Centre Island. Comme on pouvait s’en douter, nous ne sommes pas au pic de la fréquentation de l’île, qui est bien plus peuplée en été, période à laquelle les Torontois s’accordent quelques heures de détente pour profiter des différentes plages, espaces verts et autres terrasses et parc d’attractions qui composent l’île. Nous vous proposerons d’ailleurs un second volet de cet article cet été.

 

 

Nous commençons notre visite en faisant cap vers le Sud de l’île, où nous joignons le ponton pour profiter de la superbe vue dégagée sur le Lac Ontario. Pour les quelques curieux qui se posent la question : Non, nous ne voyons pas l’autre rive, ni même les chutes du Niagara. Il faudra patienter !

 

Le Lac Ontario

 

Nous longerons ensuite la plage vers l’Ouest, moment choisi par Fanny pour se prendre d’une passion soudaine pour les cygnes et par Rémy pour parfaire sa préparation aux championnats du monde de ricochets. Après une vingtaine d’essais et un record établi à 4 ricochets, nous décidons de revenir vers l’intérieur de l’île pour rejoindre le Harlan’s Point, à l’extrême Ouest de l’île. Cette partie de la balade n’est pas celle que nous retiendrons particulièrement ; ceci étant principalement dû au fait que la tempête a laissé des traces (branchages en pagaille, arbres déracinés) et que nous n’avons croisé aucun nudiste, pourtant autorisés sur cette partie de l’île. En même temps, un nudiste en hiver, c’est comme avoir un bout de salade entre les dents, c’est pas très valorisant.

 

Le soleil est au zénith et les différents barbecues « libre-service » disposés au 4 coins de l’île éveillent l’appétit de Fanny qui pourrait se réincarner en côte de bœuf à tout instant. Malheureusement, à cette période de l’année, les différents snacks et bistrots sont fermés et nous devons prendre notre mal en patience. C’est le moment que nous choisissons pour aller explorer l’Est de l’île, à 5km de marche.

Alors que nous nous dirigeons vers la Ward’s Island à l’Est, nous découvrons avec étonnement une nouvelle pratique sportive, le disc golf. Il s’agit tout simplement de lancer un frisbee dans un panier situé à plusieurs dizaines de mètres du point de départ, le tout en comptabilisant le moins de coups possibles, comme au golf. Nous profitons alors d’une petite pause pour admirer le spectacle des spécialistes du coup de poignet, des physiciens de la trajectoire, et des perfectionnistes de l’aérodynamisme.

 

Disc-golfeurs professionnels

 

La suite de notre périple vers l’Est s’effectuera le long des berges sur un ponton, nous laissant admirer la vue sur le lac et sur le Tommy Thompson Park situé sur l’autre rive. Juste avant d’arriver à la dernière plage de la Ward’s Island, c’est avec un bonheur indescriptible que nous tombons sur un petit restaurant ouvert, The Rectory Cafe, où l’accueil sera chaleureux et les propositions du chef délicieuses.

Avant de prendre le ferry du retour, nous faisons un petit crochet par l’Algonquin Island, principale île résidentielle des Toronto Islands. Cette île recense quelques petites maisonnettes charmantes ainsi qu’un port de plaisance, et dispose d’une vue magnifique sur le lac et la Skyline (on ne s’en lasse pas !). C’est alors que nous décidons de faire parler nos « talents » de photographes en prenant quelques clichés rigolos. Il nous faudra pas moins d’une dizaine d’essais pour arriver au résultat escompté… On vous laisse juger 😃

 

 

Il est maintenant temps de rentrer et de se remémorer toutes les superbes choses que nous avons découvertes aujourd’hui. C’était vraiment une super journée avec une préférence tout de même pour la partie Est de l’île, qui a plus de cachet et plus de vie à nos yeux. Vivement cet été !

Pour la petite anecdote, nous serons dans l’obligation le soir de nous tartiner de Biafine, la couleur de notre visage ayant virée au rouge écarlate après cette superbe journée.  Attraper un coup de soleil aux premiers rayons de soleil à Toronto, qui l’eût cru ?

 

Island in the Sun – Weezer

 

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Je te survivrai

Classé dans : Tempête de neige Avril 2018 | 8

Il est aux alentours de 7h du matin le mercredi 11 avril 2018 lorsqu’un bulletin météorologique spécial pour Toronto apparaît sur nos écrans de téléphone d’un rouge flashy qui a le don de détruire nos photorécepteurs (ophtalmologie for ever) : « Les précipitations pourraient commencer à tomber [ce week-end] sous forme de pluie, mais des vents du Nord-Est qui s’intensifient attireront de l’air plus froid provenant d’un anticyclone de l’Arctique se trouvant au nord, si bien que la pluie se changera en pluie verglaçante ». Ambiance.

A ce moment précis de l’article, il est tout à fait normal que vous n’éprouviez aucune empathie vis-à-vis de vos bloggeurs préférés, qui, en allant à Toronto, devaient bien être conscients des risques encourus. Et vous avez raison. Mais quand on y est, c’est différent. Quand le bruit du vent siffle dans vos oreilles pendant 48h sans s’arrêter à l’image des vuvuzelas dans les stades d’Afrique-du-Sud, quand vos fenêtres congèlent et s’entourent de stalactites et quand les trottoirs ressemblent plus à la patinoire des Maple Leafs qu’à des trottoirs ordinaires, on se dit que les hivers seront longs, voire interminables !

Cependant, Fanny est toute excitée devant un tel spectacle et insiste pour aller faire un petit tour dehors, et étrenner le kit utile du Canadien : le bien nommé après-ski/doudoune/écharpe/bonnet/gants. Nous irons alors braver les éléments une bonne heure durant, en traversant notamment le Trinity Bellwoods Park où quelques courageux auront la motivation de sortir leur chien, la luge pour les enfants et même les ski de fond pour certains. Après un petit tour rapide, on ne s’attarde pas, les bourrasques de vent ressenties alors à -11°C auront raisons de nos jambes qui finiront frigorifiées.

 

 

Dimanche soir, la tempête s’achève, on a eu froid mais le moral est intact et la neige fond (très) progressivement. Le bilan est sans appel : 1800 accidents sur les routes, plusieurs dizaines de milliers de foyers privés d’électricité, des lignes de train et de métro suspendues. Finalement, cet épisode météorologique nous aura certes impressionné, mais aura été un bon crash test pour les hivers à venir.

Place au beau temps !

 

Je te survivrai – Jean-Pierre François

 

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C’est le Jour 1, celui qu’on retient

Classé dans : Arrivée à Toronto | 2

Vous qui lisez ce deuxième article, ne vous en faites pas, la qualité des titres devrait monter crescendo dans la longue vie de ce blog. Immensité, simplification, fraicheur et hospitalité seront les maîtres mots de cette première journée en terres Ontariennes. Plutôt pas mal pour le lancement de cette folle aventure !

 

Jetlag oblige, nous sommes réveillés aux alentours de 7h en ce jeudi 22 mars et décidons de ne pas traîner car plusieurs démarches administratives nous attendent aujourd’hui. Après quelques rendez-vous fixés pour visiter des appartements, nous partons, doudoune sur les épaules, dans la fraîcheur Torontoise mais sous un soleil radieux.

 

Photo Toronto 1

 

Notre Airbnb se situe à 15min à pied de l’hypercentre de Toronto, ce qui nous facilite pas mal les choses en terme de déplacement. Un café et des muffins moelleux de chez Tim Hortons (le Starbucks local) plus tard, et nous voici dans l’immensité de Downtown, de ses buildings aux dizaines d’étages et plus particulièrement devant le Toronto City Hall pour faire notre SIN Number (numéro d’assurance sociale). Et là, étonnement ! On nous parle souvent en France du choc de simplification, de l’allègement des démarches administratives… Et bien nous le vivons en live ! 10 min en tout et pour tout pour faire ce SIN Number, 6 visites d’appartement planifiées du jour au lendemain, et plus tard dans la semaine : 1h30 pour créer un compte en banque en prenant rendez-vous le matin même, 30min pour avoir une carte SIM valide dans une boutique de téléphonie. Tout cela est vraiment très agréable pour les petits nouveaux que nous sommes…

 

Photo City Hall

 

Il est midi et nous avons RDV pour la première visite d’appartement et ce sera un véritable coup de cœur pour les raisons suivantes : le quartier de King Street West est super (bars, restaurants, authenticité, on sent qu’il y a de la vie dans ce quartier), l’immeuble est impeccable et le propriétaire est tout simplement génial. Pour tout vous dire, Philip nous a très chaleureusement accueilli, nous a fait visiter son appartement (qui correspondait vraiment à ce que nous recherchions), les parties communes de l’immeuble (salle de sport, restaurants, rooftop), et cerise sur le gâteau : il nous a proposé de nous accompagner à notre prochaine visite en voiture en nous faisant découvrir la ville de Toronto pendant une bonne demi-heure. C’était pour nous l’occasion de tester notre anglais pour la première fois du voyage et d’en apprendre un peu plus sur son histoire, son université, son prochain voyage en Russie pour la coupe du monde pour y soutenir l’Egypte et son dieu vivant du moment Mohamed Salah. Nous le remercions vraiment pour sa gentillesse qui nous a une fois de plus démontré que l’hospitalité canadienne n’est pas un mythe !

Les autres visites de l’après midi furent toutes aussi sympathiques mais le quartier plus business, plus bruyant et moins authentique a confirmé notre choix du matin : nous recentrons nos recherches sur le quartier de King Street West. Pour la petite histoire, nous n’avons pas eu l’appartement de Philip, car un jeune couple de Teutons s’était positionné avant nous, ce qui souligne toutefois que Philip a fait tout cela sans aucun intéressement. Bravo Monsieur !

Concernant l’appartement, nous trouverons notre bonheur dès le lundi 26, soit 5 jours après notre arrivée, au cœur du quartier tant espéré, sur Richmond Street West, dans un immeuble flambant neuf, avec un appartement très lumineux et une vue à couper le souffle (comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous!).

 

Vue appart

 

Le reste de la semaine sera placé sous le signe des découvertes. Découvertes de la ville que nous avons sillonnée en long et en large (pas en travers car ça n’existe pas ici les travers) en marchant une quinzaine de kilomètres par jour dans différents quartiers de la ville : Downtown, Lac Ontario, Chinatown, Little Italy, High Park, Distillery District, Financial District, le PATH où nous adorons nous perdre et qui fera certainement l’objet d’un autre article… Nous avons aussi goûté au multi-culturalisme culinaire de la ville, sur les conseils avisés de nos hôtes Justin, Rowan (et Boss !), en se délectant de repas mexicain, américain, chinois, vietnamien, coréen, sans oublier nos petits passages dans les (nombreux) pubs pour y tester les (nombreuses) bières locales…

 

Premiers jours à Toronto

 

Les articles trop longs deviennent vite embêtants donc nous nous arrêtons là pour le moment et reviendrons vers vous pour vous conter la suite de notre aventure Outre-Atlantique !

 

Jour 1 – Louane

 

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Quand on arrive en ville

Classé dans : Arrivée à Toronto | 1

Notre voyage Paris-TorontoNotre voyage Paris - Toronto

 

Après quelques larmes à Orly, 15h de voyage à alterner films en portugais, musique, dodo et délicieux repas, ça y est ! Nous y sommes ! Nous sommes rendus à ce moment tant redouté depuis des mois : le passage à l’immigration à l’aéroport de Toronto.

Fort heureusement, notre premier contact avec le Canada aura tout pour nous détendre. Un certain Monsieur D, agent de police aux frontières, francophone, nous accueillera chaleureusement avec des blagues locales qu’il doit faire à tous les expatriés. Extraits : « Merci, vous pouvez repartir en France » ; « Ce sont de vrais passeports ? »… Une fois s’être bien fait plaisir en regardant nos têtes fatiguées et stressées, Monsieur D. nous explique les démarches à suivre dans un français irréprochable, sans oublier de nous glisser à l’oreille « Si vous participez aux rassemblements de Français à Toronto, on se recroisera sûrement ». Etape 1 validée, nous pouvons poursuivre notre chemin vers l’immigration.

L’attente à l’immigration, c’est un peu la même que lorsque vous appelez votre hotline un dimanche férié à 23h, mais sans la petite musique qui est censée vous détendre. Une vingtaine de personnes nous précèdent et nous comprenons assez vite que cela devrait durer un petit moment. 1h30 plus tard, c’est notre tour ! Nous sommes pris en charge par un nouveau francophone qui nous mettra également à l’aise en signifiant à Rémy de bien être attentif à la condition 3 du permis de travail indiquant qu’il lui sera interdit de travailler dans « une entreprise liée au commerce du sexe comme les bars à danseuses nues, les salons de massages ou les services d’escorte. » Dommage.

Notre voyage Paris-TorontoIl doit être 0h30 lorsque nous quittons l’immigration pour aller récupérer nos bagages qui jonchent le sol de l’aérogare. Hélas, ce ne sera pas un 6/6 puisqu’un bagage manque à l’appel : la valise à chaussures (que nous récupérerons deux jours plus tard). Il est tard et notre arrivée au Airbnb se fait attendre. Confus, nous contactons Justin & Rowan, nos hôtes, qui nous informent que cela ne pose pas de problème ; ils laisseront la clé sur la porte en évidence à l’extérieur de la maison. Bienvenue au Canada ! Un taxi plus tard et 100kg de valises montées dans la chambre, nous nous jetons à bras grands ouverts dans les bras de Morphée pour un sommeil bien mérité.

 

Quand on arrive en ville – Daniel Balavoine

 

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