Au bord de l’eau – Road trip avec les copains (Part 1)

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Après moultes échanges, réunions sur Skype, programme mis à jour 5 fois, comptes rendus, tableurs Excel, nous y sommes ! Les copains arrivent au Canada pour des vacances de folie ! Méfiez vous des apparences, vous pourriez penser que nous sommes un groupe d’amis hyper organisé mais il n’en est rien. C’est d’ailleurs pour cela que Thomas arrivera à Toronto le 1er septembre en provenance de Paris par un vol direct tandis que Marion et Maël opterons pour une solution… dirons-nous plus surprenante. Un petit trajet Lyon – Munich – Montréal – Toronto d’une durée de 16h pour un atterrissage à Toronto le 2 septembre. Le décor est planté. Sortez le pop-corn, installez vous confortablement dans votre canapé ou sur le siège de vos toilettes, et préparez vous à en lire des vertes et des pas mûres.

 

 

Retrouvailles

 

 

Le périple canadien de nos invités débute par les classiques chutes du Niagara le lundi 3 septembre, synonyme de fête du travail au Canada. Nous nous rendons donc sur place après un trajet des plus tranquilles, l’occasion pour certains de rattraper quelques minutes de sommeil précieuses pour faire face au fameux jetlag. Une fois sur place, le soleil est au rendez-vous, il fait chaud, les chutes sont toujours aussi impressionnantes et majestueuses. Les vacances commencent bien !. On profitera bien entendu de tous les points de vue du site, et ferons le tour en bateau toujours aussi sympa ! Je ne m’étendrais pas d’avantage sur le sujet, car si vous êtes des lecteurs assidus du blog, vous comprendrez vite que c’est bien la 4ème fois en deux mois que nous nous rendons sur place avec Fanny. Les chutes, c’est beau, mais on frôle l’overdose.

 

 

 

 

Nous poursuivrons cette journée par un petit passage dans les Outlets (ie magasins d’usine) de Niagara, l’occasion pour nous d’entrer un peu par hasard, sans but précis, dans un impressionnant magasin de chasse et pêche. Intenable, Marion ne pourra pas s’empêcher de se déguiser en Maître Chasseur tandis que Thomas nous dévoilera son amour pour les poissons. Des bateaux aux costumes de camouflages les plus farfelus, des pipos aux arbalètes, des goodies aux sprays saveur urine de coyote pour masquer l’odeur humaine, on trouve de tout dans ce magasin. Nous continuerons notre chemin à sillonner les différents magasins où Maël essayera tant bien que mal de trouver la perle rare des baskets. Quant à Rémy, il sautera le pas pour acheter la fameuse doudoune The North Face, tel un signe du destin quand on connaît la suite de l’aventure.

 

 

 

 

Après avoir fait des pieds et des mains pour trouver un LCBO ouvert en cette journée de fête du travail, en vain, nous rentrons sur Toronto où nous profiterons d’un petit verre en terrasse ainsi que d’un restaurant chinois, le bien connu Dumpling House.

 

 

Dumpling House

 

 

Les deux jours suivants, les copains profiteront de la ville de Toronto pendant que nous travaillions avec Fanny. Au programme : CN Tower, Distillery District, St Lawrence Market, Toronto Islands et balades dans la ville. A la maison, c’est un peu le camping. Les invités dorment dans le salon, sans volets. Les valises des Lyonnais prennent un quart du salon alors que les affaires de Thomas sont méticuleusement rangées, à leur place. Pour les douches, seules 4 personnes sur 5 en prennent. En effet, pour Marion, cela s’apparente plus à une piscine, tant la salle de bain est trempée après son passage. La vie en communauté, c’est aussi accepter les coutumes de l’autre : chaque jour, on a le droit au concerto en Ré Mineur du fessier de Thomas, un pur plaisir. Mais bon, le plus important, c’est quand même de retrouver nos acolytes le soir pour discuter, rigoler, se détendre et passer de super moments !

 

 

 

 

Le jeudi et vendredi qui suivent, les trois lurons ont décidé d’aller visiter Bruce Penninsula, à 4h au Nord Ouest de Toronto. Ils en sont revenus ravis et nous conseillent vivement d’aller y faire un tour ; ce que nous ferons très certainement lorsque les beaux jours seront de retour.

La semaine qui suivra sera une semaine full vacances, Fanny et moi ayant pu prendre quelques jours pour profiter à fond de nos amis. Samedi matin, les 15 valises et sacs sont presque prêts, le matos est empaqueté, la bonne humeur est de mise, c’est parti pour une super semaine. A peine le temps de se faire traiter de Asshole par un résident local bougon le matin, que nous nous retrouvons en bas de l’immeuble et chargeons notre superbe voiture, un gros Dodge Durango. Bien qu’étant immense, le coffre est plein à craquer mais tout semble rentrer, tout juste. Après quelques minutes de route, je dois vous annoncer que nos vacances auraient déjà pu s’arrêter là. Notre conductrice du jour Marion, devait être un peu distraite ou encore choquée de la violence du Asshole matinal, qu’elle en est arrivée à quasiment louper un feu. Un énorme freinage nous arrêtera à temps sous le regard amusé d’un passant. Ah oui, je ne vous ai pas encore dit où on allait… On va au Parc Algonquin pour 3 jours de camping avec des températures de 2 degrés la nuit, et quelques averses de prévues, le rêve non ? Petit plus : il paraitrait que les ours préparent l’hiver et rodent dans les campings à la recherche de nourriture.

 

 

C'est parti !

 

 

Le trajet pour aller au parc se déroule dans la bonne humeur, l’occasion pour vous raconter l’origine du titre de cet article. Au Canada, comme vous vous en doutez, il y a beaucoup, mais alors beaucoup de lacs. Difficile de ne pas en croiser un au bord de la route durant un trajet de plusieurs heures. Thomas s’est alors laissé dompter par sa mélomanie et a commencé à chanter la chanson de Gérald De Palmas « Au bord de l’eau, il y a cette fille qui m’appelle, elle me trouve beauuuu ». Du coup, la running joke des vacances sera que Thomas devra chanter cette chanson dès que l’un de nous prononcera les mots « au bord de l’eau » dans une simple phrase. Sur la totalité des vacances on doit être à une bonne cinquantaine de fois où Thomas fredonnera ces paroles, avec un timbre de voix pas toujours au point.

Une petite pause sur la route pour pique-niquer au frais/froid sur les rives Est du Lac Simcoe, le temps de se rendre compte qu’on a oublié le sac avec les affaires de camping (verres, assiettes, couverts, lampes, …), qu’on est déjà reparti. Pendant sa sieste digestive, Maël sera réveillé par ses propres ronflements, assez impressionnant. On poursuit le chemin et nous arrêtons pour faire de grosses courses de nourriture, de boissons, et de bûches pour faire notre feu de camp et se tenir chaud et … d’affaires de camping qu’on aura en double à notre retour, génial… La voiture est pleine à craquer, les courses sont sous nos pieds, sur nos genoux et c’est pas fini ! Après quelques hésitations GPStiques, nous pénétrons enfin dans le Parc Algonquin et découvrons ses premiers paysages somptueux, ses multiples lacs, sa verdure et même ses premiers animaux, un troupeau de dindons qui se pavane au bord de la route. Nous arrivons enfin au chalet Algonquin Outfitters ou nous avons loué des tentes, matelas, sacs de couchages et réchaud. Quand on repart de là, seule une petit place pour respirer ne subsiste sur les sièges arrières, c’est l’aventure !

 

 

 

 

L’installation au camping est bien rodée : les garçons sont préposés à l’installation des tentes pendant que les filles s’occupent du feu et de l’apéritif. On ne vous cachera pas que l’installation des tentes était quelque peu compliquée sachant qu’il nous manquait un jeu de sardines et une bâche pour protéger l’arrière d’une des deux tentes. C’est alors qu’on se met à penser à nos tentes Queschua 2 secondes restées en France, quels génies ces ingénieurs de Décathlon ! Le feu quant à lui avance beaucoup plus vite, notamment grâce à  la persévérance de Marion qui sera alors nommée Professeur du Feu sur le Camp ; elle délèguera rapidement cette mission après un très bon coaching à Fanny : « Fanny, c’est le feu ! ».  Il est temps de se poser et de se dire la fameuse phrase que tout le monde a dû dire une fois dans sa vie : LA c’est les vacances ! Le feu crépite, les bières sont de sorties, les blagues et histoires fusent, on est en vacances au Canada Pu**in !

 

 

 

 

Il est 20h et c’est déjà le calme plat dans le camping, la plupart des campeurs profitant de leur caravane ou camping-car par cette fraîche soirée. Une côte de bœuf, des pommes de terres braisées et quelques verres plus tard, on décide de se mettre autour du feu pour y déguster les mythiques chamalow grillés. Se laissant emporter par notre bonne humeur, il semblerait que l’on fasse un peu trop de bruit et la sécurité du camping vient nous le faire savoir, lampes torches à la main et tous vêtus de sortes de gilets pare balles. Réaction générale : OK, Sorry. 

Après une mission vaisselle rondement menée par les trois gars dans un évier non prévu à cet effet, nous nous emmitouflons dans nos diverses couches de vêtements, couvertures et sacs de couchages pour résister au froid polaire de la nuit.

 

 

 

 

C’est alors qu’au beau milieu de la nuit, Marion et Rémy, les deux seuls à ne pas avoir enlevé la peau carbonisée des pommes de terres sont pris de vomissements (on découvrira plus tard que le charbon de bois était enrobé d’un pétrole que notre estomac refusera de laisse passer). Combiné aux effets désorientant que peuvent provoquer certaines boissons, c’est complètement paniqué que Rémy se réveillera sans comprendre ANYTHING de ce qu’il se passe. Maël, en grand fidèle du Dalaï Lama fera preuve un self control impressionnant apaisant la situation en un susurrement de sa douce voix.

Après un réveil en douceur le lendemain, un petit déjeuner, et un aller retour express chez le loueur pour récupérer des sardines et un réchaud qui fonctionne, nous partons enfin pour notre première randonnée, le fameux Centenial Trail. Bonne nouvelle, il ne pleut pas et le temps est même assez agréable. Le gros point positif aussi est que les moustiques ont déserté, ce qui rend les balades beaucoup plus paisibles, où seul le paysage retient notre attention. En grand adepte du Trail Running, Maël a les jambes qui le démangent. Il décide alors de courir quelques kilomètres devant nous et nous rejoint sur différentes portions du sentier. Comme la dernière fois, les paysages sont magnifiques, les lacs 100% nature canadienne, les barrages de castors sont impressionnant d’ingénierie. A la moitié de la rando, nous nous posons quelques minutes pour pique-niquer. Rémy en profitera pour évacuer les dernières substances toxiques de son corps devant un paysage de carte postale, tandis que Marion se livrera à quelques confidences de jeunesse étonnantes, sur la même thématique, capturées en off par la caméra de Fanny. Nous repartons pour la suite de la balade, et prenons le temps d’admirer encore et toujours les sublimes paysages que propose ce sentier, et tout particulièrement le point de vue final, sorte de feu d’artifice qui couronne une très belle journée. On décide alors de rentrer sur le camp, pour prendre un apéro et un repas bien mérité.

 

 

 

 

Le lendemain, nous nous levons assez tôt afin de partir dès le matin pour l’autre grande randonnée Mizzy Lake, avec la ferme intention de croiser un ours ou un moose. Ce sentier est réputé pour la prétendue présence de certains animaux. On englouti alors un egg and bacon et partons pour cette rando de 10km. Cette randonnée, qu’on avait nommée le chemin de croix la dernière fois à cause des moustiques, est bien plus agréable aujourd’hui. Il fait frais, les couleurs sont vives, l’atmosphère est reposante, c’est très plaisant. On essaye alors de faire le moins de bruit possible pendant une bonne partie du trajet pour essayer d’y croiser des animaux, mais rien à l’horizon. On rallonge même le trajet en empruntant un sentier censé être le coin de repos des ours mais toujours pas une touffe de poils brune à l’horizon. Après avoir fait une petite pause au point de vue numéro 9, nous repartons un peu découragés de n’avoir toujours rien vu. Maël prend alors quelques centaines de mètres d’avance, puis revient et nous fait signe qu’il a vu quelque chose, et nous dit de surtout ne pas faire de bruit. On est enfin récompensés de nos efforts, un orignal est là, à 25m de nous en train de manger et de faire trempette. Le colosse, qui doit faire pas loin de 2m au garrot, se délecte des feuillages verts et de l’eau fraîche. C’est vraiment un superbe spectacle. On reste une vingtaine de minutes à observer ses moindres faits et gestes et repartons pour conclure la balade sous la pluie, mais ravis. On rejoint enfin la voiture après environ 4h de marche, et la pluie nous décourage de nous lancer dans une nouvelle balade.

 

 

 

 

On décide de retourner dans les tentes pour manger un morceau et passer la fin d’après midi à jouer aux cartes. Après quelques parties endiablées, on conclu la journée en allant manger au restaurant, au sec, avec un repas chaud, car on se doute que la nuit qui va venir va être périlleuse.

Au retour du restaurant, le moral en prend un sérieux coup : le sol est littéralement détrempé, des flaques d’eau immenses bordent nos tentes. L’intérieur est préservé de l’eau, mais pour combien de temps ? On prends tout ce qu’on a sous la main pour tenter de colmater les bords de la tente, sachant que la bâche manquante nous aurait été plus qu’utile à ce moment précis…

 

 

Inondation sur le camp

 

 

Après cette nuit quelque peu chaotique, le jour se lève enfin ! Comme prévu, le résultat est sans appel, la tente a pris l’eau. Quand bien même les vêtements et le sopalin ont épongé les infiltrations sur les côtés, l’atmosphère n’en reste pas moins très humide. Ni une ni deux, Rémy se lève et motive ses deux compères pour « se barrer vite d’ici » et retrouver un peu de chaleur et de sec dans la voiture. C’est ainsi qu’aux alentours de 9h que nous décollons du camping. Les chemins sont encore boueux, la route gorgée d’eau mais qu’importe, on a résisté aux éléments. Nous faisons alors un passage express chez le loueur pour rendre tout le matériel, non sans oublier d’exprimer un léger mécontentement quant à ce qui nous a été fourni. Et après nous avoir montré de superbes pouvoirs de négociation au souk en Tunisie lors de précédentes vacances, Marion réitère et réussi à nous obtenir une ristourne de presque 200 dollars. Une petite halte plus tard au prochain Tim Hortons pour prendre un petit déjeuner et nous voilà parti pour la prochaine étape de nos vacances, une étape dans la capitale canadienne Ottawa.

Pour y arriver, nous emprunterons les petites routes entourées par la nature, sur fond de vidéos de François Damiens. Maël est comme un fou, son accent belge l’habite véritablement et lui rappelle ses folles années d’étudiant à Liège une fois. Quant à Thomas, il essaye mais il n’est vraiment pas connu pour ses talents d’imitateur, si ce n’est quand on se trouve au bord de l’eau… et encore…

 

To be continued…

 

 

Au bord de l’eau – Gérald de Palmas

 

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