Le sport à Toronto: plus qu’une passion, une religion !

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Aujourd’hui, on a décidé de faire un article un peu particulier, qui ne retracera pas un de nos week-end à gambader dans les terres canadiennes. Il s’agira plutôt de vous expliquer en quoi Toronto, à l’image de nombreuses métropoles nord-américaines, est une ville où le sport est omniprésent dans la culture locale. Alors accrochez-vous, VOUS les sportifs du dimanche, VOUS les adeptes du trio canapé-bières-pizza, VOUS les tricheurs adeptes du Sportelec, VOUS les procrastinateurs aux excuses bidons ou encore VOUS les abonnés à l’infirmerie ! On vous emmène tout de suite dans les endroits où la sueur coule à flot, où la combattivité et l’esprit d’équipe font loi et où le public n’attend qu’une seule chose : une bonne baston au Hockey !

Commençons notre tour d’horizon par le baseball. Vu qu’à nos yeux, c’est le sport le plus ennuyant, autant vous endormir un tout petit peu maintenant avant de finir en apothéose sur la fin de l’article. Bien que ce sport soit assez populaire au Canada, Toronto recense la seule équipe canadienne présente dans la Major League of Baseball, toutes les autres provenant des États-Unis. Les Toronto Blue Jays sont extrêmement populaires à Toronto, peut être même plus que l’équipe de hockey ou de basket. Les jours de match, vous trouverez dans la rue un nombre incalculable de fans arborant leurs tenues bleues et blanches. Il vous sera d’ailleurs impossible de calculer le nombre de produits dérivés différents que vous croiserez dans la journée tellement il y en a.

Il va falloir vous y faire tout au long de cet article, toutes les équipes sportives de Toronto sont de véritables machines à fric et toute notion de sport populaire est ici à proscrire. Les Blue Jays jouent dans un beau stade de 54000 places, le Rogers Center. Ah oui, pour le nom des stades/salles, c’est pareil, le naming (fait de donner le nom d’une marque à un édifice sportif contre un coquette somme d’argent) est généralisé, au détriment de l’histoire du club… Business is business, quelle tristesse !

A part pour le premier et le dernier match de la saison (et encore), le Rogers Center sonne assez creux. Avec une moyenne de 29166 spectateurs en 2018, on est loin du taux de remplissage de la Meinau ! Nous sommes allés 2-3 fois voir des matchs des Blue Jays, et pour ne pas vous mentir, l’ambiance y est très timide et le rythme de jeu treeeeees lent. Vous pourrez vous enflammer 3-4 fois en 2h30 de jeu. D’ailleurs, de nombreux torontois viennent au match avec des amis pour discuter de tout et de rien, boire quelques bières et manger des hot dogs et ne prêtent qu’une faible attention au jeu. Enfin, concernant les prix, comptez environ 25$ pour les places les moins chères placée au dernier étage. On conclura par dire que c’est sympa d’y aller le dimanche après-midi si tu n’as rien à faire ou bien d’aller voir un match a Quebec City dans un plus petit stade avec plus d’ambiance. Mais après ce n’est que notre avis.

 

 

 

 

Un autre sport dans lequel Toronto se distingue en ayant la seule équipe canadienne dans la ligue nord-américaine, c’est bien le basketball. Les Toronto Raptors sont dans la fameuse NBA et font aussi la fierté des torontois. Actuellement, l’équipe tutoie les sommets du classement avec une superbe équipe bien organisée autour de la star Kawhi Leonard. Le seul hic, c’est que les Raptors nous habituent depuis plusieurs années a impressionner lors de la saison régulière puis a décevoir une fois les playoffs démarrés. L’an dernier, les Raptors se sont inclines face à Cleveland en demi-finale de conférence Est. Ou plutôt devrait-on dire « se sont inclines face à Lebron James » qui était tout simplement écœurant. Cette année, ce dernier a été transféré a l’ouest, aux Los Angeles Lakers, ce qui pourrait bien laisser quelques possibilités a notre équipe favorite. Les Raptors jouent à la Scotiabank Arena, salle d’environ 20000 places, qui peut être transformée en patinoire de hockey pour y faire jouer les Maple Leafs en quelques heures (Voir ici)

Cette année nous sommes allés voir un match en début de saison face à Philadelphie, c’était vraiment sympa et l’ambiance y est assez chaude lorsque le score est serré. Comme un peu dans tous les sports ici, on n’assiste pas seulement à un match entre deux équipes, il s’agit plutôt d’un grand show de sons et lumières, jeux (plus ou moins débiles), musiques et autres divertissements. Malheureusement, le prix des places est exorbitant : comptez environ 90$ pour une affiche moyenne placé tout en haut. Nous préférons alors regarder les matchs à la télé ou bien réserver nos $$ pour les Playoffs à venir. Personnellement, de tout ce qu’on a testé ici, c’est l’endroit où nous nous sommes le plus amusés.

 

 

Scotiabank Arena - Immense !

 

 

 

 

Continuons maintenant par deux sports qui sont bien moins populaires ici mais qui ont tout de même une place importante dans la culture sportive de la ville : le football et le soccer. Et là, vous ne comprenez pas forcement qui est qui. C’est simple : Pour les canadiens, le football est ce qu’on appelle dans le vieux continent le football américain et le soccer c’est bien ce que l’on connait le mieux en Europe, 11 contre 11 avec un ballon rond. L’équipe de football s’appelle les Toronto Argonauts tandis que l’équipe de soccer s’appelle simplement le Toronto FC et évolue en Major League Soccer.

Pour la petite parenthèse, le soccer féminin est pour sa part plus populaire qu’en Europe. Au niveau amateur, il n’est pas rare de retrouver des équipes composées d’hommes et de femmes qui bataillent dur dans les championnats spécialement réservés à ces équipes amateurs mixtes.  Les deux équipes jouent dans le même stade, le BMO Field un peu à l’Ouest du centre-ville. Pour faire court, nous n’avons pas encore teste de match pour l’un et l’autre de ces deux sports. On éditera cet article une fois que nous y serons allés pour vous faire découvrir l’ambiance.

Pour finir, on vous épargnera les récits sur le curling ou le lancé de haches, bien que cela doit être très passionnant. On finira bien entendu avec le hockey sur glace, l’un des sports les plus populaires au Canada. Tout d’abord, cela se ressent directement au niveau amateur. Dans de nombreux parcs de la ville, on retrouve en hiver des patinoires ouvertes au public, gratuites et très bien entretenues (comme les piscines municipales d’ailleurs). Le week-end, il n’est pas rare de voir de nombreux enfants jouer au hockey comme on jouerait au foot en France avec ses amis. En semaine, de nombreux ados viennent faire crisser leurs lames sur la glace en s’essayant à quelques passes et quelques tirs dans les buts de hockey mis à disposition. Nous concernant, nous avons également suivi le mouvement en nous achetant nos propres patins à glace afin de perfectionner notre glisse dans ces différentes patinoires.

Parlons maintenant du niveau professionnel. La grosse équipe de Toronto s’appelle les Toronto Maple Leafs et évoluent en NHL, la meilleure League de Hockey du monde. Menés par leur star Auston Matthews, ils realisent une saison plutôt réussie au moment d’écrire ces lignes. Un léger souffle de revanche souffle sur l’équipe sachant qu’elle a été éliminée au premier tour des play-offs l’an dernier par Boston. Les Maples Leafs ont une sorte de partenariat avec une seconde équipe de la ville, les Toronto Marlies, qu’on pourrait globalement assimiler à une équipe 2. Lorsqu’il y a des joueurs absents ou blessés dans l’équipe des Leafs, le coach n’hésite pas à appeler à la rescousse certains joueurs des Marlies. Les Toronto Marlies quant à eux, jouent dans une plus petite League, la AHL (American Hockey League), sorte de ligue 2 de la NHL. Ils évoluent dans une plus petite salle d’environ 8000 places, le Coca-Cola Coliseum.

Nous n’avons toujours pas franchi le cap pour aller voir les Maple Leafs, sachant qu’il faut débourser plus de 200$ par personne pour avoir la chance de voir un match. On aimerait y aller au moins une fois, mais on estime que payer un tel prix pour un match de hockey, c’est vraiment abusé. On s’est donc rabattu sur des matchs des Toronto Marlies, où les tickets sont aux alentours de 25$, et l’ambiance y est très familiale est détendue. Comme toujours, de nombreuses animations sont proposées et le spectacle et le niveau de jeu sont de qualité.

 

 

Let's Go Marlies !

 

 

Pour conclure, on doit aussi mentionner que, quand bien même vous n’assistez pas à ces évènements sportifs en direct, il vous sera impossible de ne pas croiser un bar où sont retransmis tous les sports décrits ci-dessus ! Le sport fait ainsi vraiment parti de la vie quotidienne des torontois.

Allez, on vous laisse, vous devez avoir envie de vous y mettre ! N’oubliez pas, le sport c’est la santé !

 

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Sous le vent – Balade hivernale aux Woodbine Beaches

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Après avoir passé tout notre samedi à l’appartement à ranger, nettoyer, récurer, puis cuisiner pour nos invités du soir, il était primordial pour nous de prendre un bon bol d’air en ce dimanche rayonnant. La chance nous sourit puisqu’il a neigé toute la nuit et c’est avec un grand plaisir que nous nous lançons dans une balade matinale en direction des Woodbine Beaches. Le temps est radieux mais assez frisquet.

On commence à découvrir ce paysage blanc dès la sortie de notre immeuble où la rue voisine est recouverte de cette poudreuse immaculée. Une fois les quelques Skype improvisés avec la famille terminés, nous nous dirigeons vers l’Est en empruntant Queen Street East. C’est toujours un plaisir de se balader dans notre quartier que nous ne quitterions pour rien au monde. Loin des buildings et de la fourmilière de Downtown, on apprécie vraiment la vie de quartier qui ressort de Leslieville : les poissonniers, bouchers, bistrots, et nombreux parcs jouxtant de mignonnes petites résidences ont tout pour nous séduire.

 

 

 

 

Avant de rejoindre les plages, nous coupons par le Woodbine Park, immaculé lui aussi. Il est tombé par loin de 15cm la nuit dernière, et les quelques personnes que nous croisons en profitent pour promener leurs chiens « foufous » dans la neige, font du ski de fond ou de la luge. Malgré cette ambiance féerique qui nous entoure, il faut toutefois résister aux bourrasques de vent qui balayent la neige de droite à gauche et qui auront le don de nous fouetter le sang. Il faut aussi rester extrêmement vigilent où nous mettons les pieds. En effet, la neige recouvre une couche de glace épaisse et les appuis deviennent alors très fuyants à certains endroits.

 

 

 

 

Une fois le parc traversé, il est temps de rejoindre les Woodbine Beaches où se retrouvent en été de nombreux torontois, mais où curieusement (ou pas !), nous croiserons beaucoup moins de monde. Le spectacle est sublime. Les rochers sont recouverts de glace tandis que certains branchages sont doublés d’une fine couche de glace. Le lac n’est pas gelé car le courant de ce côté-ci y reste assez intense. Le vent très violent au bout de la pointe des plages sonnera le gong de fin de la balade : Il faut vraiment rentrer car si on reste la, on va se transformer en Mister Freeze. Sur le retour on assistera à une étonnante bagarre de chiens assez impressionnante, toujours dans cette épaisse couche de neige. Avant de rentrer, on s’arrêtera manger un bout dans un pub situe sur Queen Street, le Murphy’s.

 

 

 

 

Bref, cette balade était vraiment sympa et on a encore vu de très belles choses. On espère que notre chère France ne souffrira pas trop des 5cm de neige qui paralyseront à coup sûr la capitale et feront la une des JT de Pernault et BFM TV. Quand on pense à ça, on est obligé d’avoir un petit sourire en coin.

 

Sous le vent – Céline Dion ft Garou

 

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Quand vient la fin de l’été – High Park

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Une des nombreuses choses que l’on ne voulait absolument pas louper en venant au Canada, c’était bien entendu les couleurs de l’automne. Ce méli-mélo de couleurs rouges vives, jaune or, orange, vert vu sur plusieurs photos avant de venir nous faisait déjà saliver d’avance.

 

En ce Dimanche 14 octobre, nous décidons d’aller dans un des plus grands Parcs de la ville, High Park. Il ne fait pas chaud mais le temps est magnifique. Le soleil réfléchissant sur les arbres devrait nous donner un spectacle somptueux. High Park se situe complètement à l’opposé de chez nous, à l’Ouest de Downtown donc. C’est après une petite heure de tram que nous arrivons à destination, le terminus étant situé pile à l’entrée du parc. On démarre notre balade sur les hauteurs du parc et redescendrons petit à petit vers le grand lac situé à l’autre extrémité.

Après une quinzaine minutes de marche, nous tombons sur le premier érable coloré par la saison automnale. Il est assez original puisque sa base est verte, le milieu est jaune, le haut est plutôt orange et le sommet est rouge.

 

Nous poursuivons notre chemin et atterrissons dans un endroit où tous les arbres sont d’une couleur jaune or magnifique. Quelques touristes en profitent pour se prendre en photo devant ces monstres feuillus. Il faut avouer que le spot se prête bien à quelques clichés Instagramables.

 

On profite de cette sortie dominicale pour faire un tour au petit Zoo du Parc. On y retrouve quelques yacks massifs, quelques animaux de ferme classiques (biquettes, poules) mais aussi ces laidrons de ragondins géants.

 

Nous terminerons enfin cette promenade aux abords du Lac Ontario où on en prendra encore plein les pupilles.

 

Voilà, petit article très court pour une après-midi d’automne très agréable. Pour la petite info, peut être deux semaines plus tard, les arbres commençaient déjà à perdre de leur superbe, il était moins une !

 

 

 

Quand vient la fin de l’été – Laurent Voulzy

 

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Demain, c’est loin

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Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas à Toronto !

Cela fait maintenant deux mois jour pour jour que nous sommes arrivés à Toronto, et nous continuons à explorer de nouveaux horizons, de nouvelles attractions en terres Ontariennes. Si vous en doutiez, nous vous informons que nos week-ends sont aussi remplis que l’agenda des candidats aux élections de l’Ontario (qui auront lieu début juin)! Et nos petites jambes commencent à le ressentir puisque nous aurons marché plus de 50km en ce week-end de 3 jours. Et oui !

Ce premier week-end prolongé de Mai célèbre ici la reine Victoria, pendant qu’Harry et Meghan se disent oui de l’autre côté de l’Atlantique, après s’être officiellement présenté ensemble au public quelques mois avant à ??? Toronto ! Bon, fini les potins et les clins d’œil aux épargnés de la guillotine, passons à ce que nous avons découvert ce week-end !

Nous avions initialement prévu de passer le week-end au parc Algonquin, à 3h au Nord-Est de Toronto, mais les prévisions météo n’étant pas très optimistes pour samedi, nous avons préféré reporter notre excursion à une date ultérieure.

Et comme prévu, la journée de samedi n’est pas belle : il fait gris, les nuages sont bas et opaques et il pleut une bonne partie de la journée. Après avoir acheté la Rolls Royce des caddies à Chinatown, nous prenons le métro jusqu’à la station Dufferin et faisons notre plein mensuel de nourriture dans le temple de la consommation, le bien nommé Walmart. Nous vous passerons le détail des 24 marques de chips et autres crackers, et de la composition de notre panier pour ne pas effrayer Michel Cymes et Adriana Karembeu, s’ils nous lisent. La suite de la journée sera tout simplement placée sous le signe de la glande (pas salivaire ni mammaire, mais bien celle qui vous cloue au canapé à jouer au Yam et à regarder des émissions parfois aussi palpitantes que de voir Ribéry réciter sa table de 9).

Après une bonne nuit et un petit déjeuner royal ou Fanny nous régalera avec ses premiers pancakes et ses œufs brouillés dont elle a le secret, nous quittons l’appartement aux alentours de 11h en direction de l’Est de la ville. Au programme : jardin botanique Allan Gardens, le Riverdale Park et sa ferme, puis visite du quartier Leslieville avant l’événement phare de la journée, le concert du célèbre groupe de rap français IAM à l’Opera House à 20h.

 

Le centre ville est plutôt calme lorsque nous entamons notre marche en direction du Allan Gardens, et le soleil est au rendez vous. C’est vraiment agréable de débuter une si belle journée dans le calme, ça tranche avec l’activité de la ville en semaine. Après 30 minutes de marche, nous arrivons au jardin botanique Allan Gardens. Il est situé au milieu d’un petit parc et est exclusivement constitué de serres. La gratuité de l’entrée en ce week-end spécial fait que nous ne sommes pas les seuls et que la circulation dans les serres se fait à un pas de sénateur. A l’intérieur des serres, il fait chaud et humide, et la flore est composée de quelques plantes tropicales imposantes, de plantes grimpantes, de parterres fleuris, de cactus et de quelques fontaines ou se reposent de petites tortues. Le tour des serres est fait en 15 minutes et nous ressortons de là, un peu déçus.

 

 

Nous continuons notre périple et empruntons la Carlton Street, une rue qui ressemble à toutes les autres dans sa portion située dans Downtown, mais qui devient très agréable après avoir passé Parliament Street. Elle est bordée de nombreux pavillons aux petits jardins entretenus et d’une végétation assez fournie qui nous ferait presque oublier les buildings d’il y a 500m.

 

 

Nous arrivons alors au Riverdale Park, et plus précisément dans la petite ferme aménagée du côté Ouest du Parc. Vous y trouverez de nombreux petits enclos et une étable avec tous les animaux classiques que l’on peut retrouver dans ce genre d’endroit : chevaux, moutons, chèvres… De nombreux parents amènent leurs enfants contempler ces petites bêtes pendant que nous arpentons les différents chemins sillonnant la ferme assez rapidement. Après s’être rempli les poumons d’odeurs « typiques » de la ferme, nous poursuivons notre route vers l’Est du parc qui possède de nombreux aménagement à l’image de la grande majorité des parcs que nous avons vu jusqu’à présent : terrains de baseball, de foot, pelouses, piste d’athlétisme, agrès de cross fit… Vous y trouverez également comme un peu partout dans la ville, de petits écureuils qui gambadent librement et qui apprécient les petites graines ou mie de pain égarées des énormes pique-nique dont sont friands les canadiens.

 

Après un petit passage par Chinatown Est, qui se révèle être bien plus calme qu’à l’Ouest, nous arrivons dans le quartier de Leslieville.

Au milieu du XIXème siècle, ce quartier était en réalité un petit village qui abritait les pépinières d’un certain Georges Leslie. On retrouve d’ailleurs encore quelques pépiniéristes le long de Queen Street East. Au delà des activités de jardinages, la population travaillait également dans des industries locales de traitement des métaux et de tannage. Depuis, les usines ont fermé et de gros efforts ont été faits pour réhabiliter le quartier qui souffrait d’une contamination importante de l’air et des sols. Tout cela a rendu le quartier très attrayant et accueille désormais de nombreux cafés, restaurants, l’Opéra House ainsi que de charmantes maisons. Moins glamour mais tout aussi important, le Sud-Est du quartier abrite la plus grande station d’épuration du Canada, qui n’est certainement pas anodine dans la préservation de la bonne qualité de l’eau dans le lac.

 

Leslieville 🌸

 

Il est environ 16h quand nous nous arrêtons manger une bonne salade grecque et des souvlakis avant de repartir flâner dans le quartier pendant deux bonnes heures avant d’aller au concert. Nous y découvrirons de charmants petits parcs, de belles maisons, de sympathiques terrasses (où nous nous arrêterons bien entendu), et nous tomberons même sur le tournage d’un film !

 

A 19h30, nous entrons dans l’Opera House, la salle de concert d’une capacité de 1000 personnes dans laquelle nous allons voir IAM qui fête, par une tournée, les vingt ans de la sortie de son album phare L’école du Micro d’Argent. Après un petit stress à l’entrée (Fanny n’avait pas de pièce d’identité), nous voici dans cette salle où se retrouve la diaspora française de Toronto. Des maillots de Zizou aux maillots de l’OM, on sent bien que les aficionados du célèbre groupe marseillais ont répondu à l’appel. Nous concernant, à part les deux titres les plus connus du groupe, ce sera une entière découverte. Sans jouer des coudes, on se retrouve au dixième rang et malgré une attente de deux bonnes heures dans la salle, le concert peut enfin commencer. IAM passe en revue de nombreux titres de leur répertoire, dont évidemment Petit frère et Je danse le Mia sur lesquelles la foule se soulève. Même si on ne (re)connaissait pas forcément les paroles, on a vraiment passé un très bon moment, et comme prévu, ils ont foutu le feu ! Fin de cette super journée où nous rentrons à la maison, pour changer en marchant ! Les jambes et les pieds bien fatigués, mais des souvenirs plein la tête.

 

 

Lundi, le programme est simple : on va à la Woodbine Beach ! Comme nous vous l’expliquions dans un précédent article, pour profiter du Lac Ontario, vous pouvez aller sur les Toronto Islands mais vous pouvez également rester sur les terres puisque Toronto possède de grandes plages de sable à l’Est de la ville. Après une bonne heure et demi de marche, nous arrivons sur les plages et nous ne sommes pas les seuls : de nombreux Torontois viennent se dorer la pilule en famille, entre amis et profiter des grands espaces (vite remplis) qu’offrent les plages. Si vous allez dans le coin, vous pourrez également profiter de belles pelouses pour pique niquer, de 90 terrains de beach volley, de terrains de beach soccer, et évidemment vous baigner (du 1er juin au 30 septembre). Il est également important de savoir que la qualité de l’eau est testée tous les jours et qu’il n’y a que très peu d’algues (hein les bretons !). Quelques fanfares et musiciens nous ferons apprécier leurs talents pendant que nous dégusterons notre premier Hot-Dog Torontois, qui était plutôt bon (et qui n’a pas laissé de séquelles au dernier rapport) !

 

 

Après une bonne après midi, nous rebroussons chemin en passant par Queen Street East. Alors que cette célèbre rue est particulièrement agréable pour ses boutiques, cafés et restaurant, elle l’est beaucoup moins dans la portion entre Parliament Street et Jarvis Street où nous croiserons un véritable défilé de gens pas très nets, pour ne pas dire camés. Sans jamais être en danger, ce petit interlude aura eu le don de nous interpeler sans toutefois gâcher le super week-end que nous avons passé.

 

Comme vous l’aurez compris, les journées libres sont chargées ici à Toronto et nous découvrons chaque jour de nouveaux recoins de la ville. Quand on se lève, on ne pense qu’à une seule chose : PRO-FI-TER en se disant toujours que Demain c’est loin…

 

Demain, c’est loin – IAM

 

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Island in the Sun – Toronto Islands

Classé dans : Toronto | 7

La tempête de neige faisant maintenant parti du passé, c’est sous un magnifique ciel bleu et sous une chaleur accablante de 9 degrés que nous décidons en ce samedi 21 Avril d’aller visiter les Toronto Islands. Ces 15 îlots situés sur le Lac Ontario à 1,6 km de la côte sont une réelle source d’évasion et d’oxygénation pour les Torontois, leur faisant oublier l’intense activité urbaine de Downtown.

Pour nous y rendre, nous profitons du calme matinal pour combler tranquillement les 25 minutes qui nous séparent du Jack Layton Ferry Terminal, l’embarcadère pour rejoindre les îles. Nos tickets en poche (7,5$ l’aller/retour par personne), nous patientons quelques instants au soleil en compagnie d’une cinquantaine de personnes, en attendant le prochain ferry.

Le trajet en bateau dure une dizaine de minutes et nous rappelle rapidement la fraîcheur du fond de l’air. Mais qu’importe, l’éloignement des côtes nous laisse peu à peu découvrir l’immensité de la Skyline qui contraste avec le bleu turquoise de l’eau sur laquelle nous naviguons. Magnifique ! Ce paysage de carte postale immortalisé, nous pouvons enfin amarrer sur les îles, au niveau de la Centre Island. Comme on pouvait s’en douter, nous ne sommes pas au pic de la fréquentation de l’île, qui est bien plus peuplée en été, période à laquelle les Torontois s’accordent quelques heures de détente pour profiter des différentes plages, espaces verts et autres terrasses et parc d’attractions qui composent l’île. Nous vous proposerons d’ailleurs un second volet de cet article cet été.

 

 

Nous commençons notre visite en faisant cap vers le Sud de l’île, où nous joignons le ponton pour profiter de la superbe vue dégagée sur le Lac Ontario. Pour les quelques curieux qui se posent la question : Non, nous ne voyons pas l’autre rive, ni même les chutes du Niagara. Il faudra patienter !

 

Le Lac Ontario

 

Nous longerons ensuite la plage vers l’Ouest, moment choisi par Fanny pour se prendre d’une passion soudaine pour les cygnes et par Rémy pour parfaire sa préparation aux championnats du monde de ricochets. Après une vingtaine d’essais et un record établi à 4 ricochets, nous décidons de revenir vers l’intérieur de l’île pour rejoindre le Harlan’s Point, à l’extrême Ouest de l’île. Cette partie de la balade n’est pas celle que nous retiendrons particulièrement ; ceci étant principalement dû au fait que la tempête a laissé des traces (branchages en pagaille, arbres déracinés) et que nous n’avons croisé aucun nudiste, pourtant autorisés sur cette partie de l’île. En même temps, un nudiste en hiver, c’est comme avoir un bout de salade entre les dents, c’est pas très valorisant.

 

Le soleil est au zénith et les différents barbecues « libre-service » disposés au 4 coins de l’île éveillent l’appétit de Fanny qui pourrait se réincarner en côte de bœuf à tout instant. Malheureusement, à cette période de l’année, les différents snacks et bistrots sont fermés et nous devons prendre notre mal en patience. C’est le moment que nous choisissons pour aller explorer l’Est de l’île, à 5km de marche.

Alors que nous nous dirigeons vers la Ward’s Island à l’Est, nous découvrons avec étonnement une nouvelle pratique sportive, le disc golf. Il s’agit tout simplement de lancer un frisbee dans un panier situé à plusieurs dizaines de mètres du point de départ, le tout en comptabilisant le moins de coups possibles, comme au golf. Nous profitons alors d’une petite pause pour admirer le spectacle des spécialistes du coup de poignet, des physiciens de la trajectoire, et des perfectionnistes de l’aérodynamisme.

 

Disc-golfeurs professionnels

 

La suite de notre périple vers l’Est s’effectuera le long des berges sur un ponton, nous laissant admirer la vue sur le lac et sur le Tommy Thompson Park situé sur l’autre rive. Juste avant d’arriver à la dernière plage de la Ward’s Island, c’est avec un bonheur indescriptible que nous tombons sur un petit restaurant ouvert, The Rectory Cafe, où l’accueil sera chaleureux et les propositions du chef délicieuses.

Avant de prendre le ferry du retour, nous faisons un petit crochet par l’Algonquin Island, principale île résidentielle des Toronto Islands. Cette île recense quelques petites maisonnettes charmantes ainsi qu’un port de plaisance, et dispose d’une vue magnifique sur le lac et la Skyline (on ne s’en lasse pas !). C’est alors que nous décidons de faire parler nos « talents » de photographes en prenant quelques clichés rigolos. Il nous faudra pas moins d’une dizaine d’essais pour arriver au résultat escompté… On vous laisse juger 😃

 

 

Il est maintenant temps de rentrer et de se remémorer toutes les superbes choses que nous avons découvertes aujourd’hui. C’était vraiment une super journée avec une préférence tout de même pour la partie Est de l’île, qui a plus de cachet et plus de vie à nos yeux. Vivement cet été !

Pour la petite anecdote, nous serons dans l’obligation le soir de nous tartiner de Biafine, la couleur de notre visage ayant virée au rouge écarlate après cette superbe journée.  Attraper un coup de soleil aux premiers rayons de soleil à Toronto, qui l’eût cru ?

 

Island in the Sun – Weezer

 

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Je te survivrai

Classé dans : Tempête de neige Avril 2018 | 8

Il est aux alentours de 7h du matin le mercredi 11 avril 2018 lorsqu’un bulletin météorologique spécial pour Toronto apparaît sur nos écrans de téléphone d’un rouge flashy qui a le don de détruire nos photorécepteurs (ophtalmologie for ever) : « Les précipitations pourraient commencer à tomber [ce week-end] sous forme de pluie, mais des vents du Nord-Est qui s’intensifient attireront de l’air plus froid provenant d’un anticyclone de l’Arctique se trouvant au nord, si bien que la pluie se changera en pluie verglaçante ». Ambiance.

A ce moment précis de l’article, il est tout à fait normal que vous n’éprouviez aucune empathie vis-à-vis de vos bloggeurs préférés, qui, en allant à Toronto, devaient bien être conscients des risques encourus. Et vous avez raison. Mais quand on y est, c’est différent. Quand le bruit du vent siffle dans vos oreilles pendant 48h sans s’arrêter à l’image des vuvuzelas dans les stades d’Afrique-du-Sud, quand vos fenêtres congèlent et s’entourent de stalactites et quand les trottoirs ressemblent plus à la patinoire des Maple Leafs qu’à des trottoirs ordinaires, on se dit que les hivers seront longs, voire interminables !

Cependant, Fanny est toute excitée devant un tel spectacle et insiste pour aller faire un petit tour dehors, et étrenner le kit utile du Canadien : le bien nommé après-ski/doudoune/écharpe/bonnet/gants. Nous irons alors braver les éléments une bonne heure durant, en traversant notamment le Trinity Bellwoods Park où quelques courageux auront la motivation de sortir leur chien, la luge pour les enfants et même les ski de fond pour certains. Après un petit tour rapide, on ne s’attarde pas, les bourrasques de vent ressenties alors à -11°C auront raisons de nos jambes qui finiront frigorifiées.

 

 

Dimanche soir, la tempête s’achève, on a eu froid mais le moral est intact et la neige fond (très) progressivement. Le bilan est sans appel : 1800 accidents sur les routes, plusieurs dizaines de milliers de foyers privés d’électricité, des lignes de train et de métro suspendues. Finalement, cet épisode météorologique nous aura certes impressionné, mais aura été un bon crash test pour les hivers à venir.

Place au beau temps !

 

Je te survivrai – Jean-Pierre François

 

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C’est le Jour 1, celui qu’on retient

Classé dans : Arrivée à Toronto | 2

Vous qui lisez ce deuxième article, ne vous en faites pas, la qualité des titres devrait monter crescendo dans la longue vie de ce blog. Immensité, simplification, fraicheur et hospitalité seront les maîtres mots de cette première journée en terres Ontariennes. Plutôt pas mal pour le lancement de cette folle aventure !

 

Jetlag oblige, nous sommes réveillés aux alentours de 7h en ce jeudi 22 mars et décidons de ne pas traîner car plusieurs démarches administratives nous attendent aujourd’hui. Après quelques rendez-vous fixés pour visiter des appartements, nous partons, doudoune sur les épaules, dans la fraîcheur Torontoise mais sous un soleil radieux.

 

Photo Toronto 1

 

Notre Airbnb se situe à 15min à pied de l’hypercentre de Toronto, ce qui nous facilite pas mal les choses en terme de déplacement. Un café et des muffins moelleux de chez Tim Hortons (le Starbucks local) plus tard, et nous voici dans l’immensité de Downtown, de ses buildings aux dizaines d’étages et plus particulièrement devant le Toronto City Hall pour faire notre SIN Number (numéro d’assurance sociale). Et là, étonnement ! On nous parle souvent en France du choc de simplification, de l’allègement des démarches administratives… Et bien nous le vivons en live ! 10 min en tout et pour tout pour faire ce SIN Number, 6 visites d’appartement planifiées du jour au lendemain, et plus tard dans la semaine : 1h30 pour créer un compte en banque en prenant rendez-vous le matin même, 30min pour avoir une carte SIM valide dans une boutique de téléphonie. Tout cela est vraiment très agréable pour les petits nouveaux que nous sommes…

 

Photo City Hall

 

Il est midi et nous avons RDV pour la première visite d’appartement et ce sera un véritable coup de cœur pour les raisons suivantes : le quartier de King Street West est super (bars, restaurants, authenticité, on sent qu’il y a de la vie dans ce quartier), l’immeuble est impeccable et le propriétaire est tout simplement génial. Pour tout vous dire, Philip nous a très chaleureusement accueilli, nous a fait visiter son appartement (qui correspondait vraiment à ce que nous recherchions), les parties communes de l’immeuble (salle de sport, restaurants, rooftop), et cerise sur le gâteau : il nous a proposé de nous accompagner à notre prochaine visite en voiture en nous faisant découvrir la ville de Toronto pendant une bonne demi-heure. C’était pour nous l’occasion de tester notre anglais pour la première fois du voyage et d’en apprendre un peu plus sur son histoire, son université, son prochain voyage en Russie pour la coupe du monde pour y soutenir l’Egypte et son dieu vivant du moment Mohamed Salah. Nous le remercions vraiment pour sa gentillesse qui nous a une fois de plus démontré que l’hospitalité canadienne n’est pas un mythe !

Les autres visites de l’après midi furent toutes aussi sympathiques mais le quartier plus business, plus bruyant et moins authentique a confirmé notre choix du matin : nous recentrons nos recherches sur le quartier de King Street West. Pour la petite histoire, nous n’avons pas eu l’appartement de Philip, car un jeune couple de Teutons s’était positionné avant nous, ce qui souligne toutefois que Philip a fait tout cela sans aucun intéressement. Bravo Monsieur !

Concernant l’appartement, nous trouverons notre bonheur dès le lundi 26, soit 5 jours après notre arrivée, au cœur du quartier tant espéré, sur Richmond Street West, dans un immeuble flambant neuf, avec un appartement très lumineux et une vue à couper le souffle (comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous!).

 

Vue appart

 

Le reste de la semaine sera placé sous le signe des découvertes. Découvertes de la ville que nous avons sillonnée en long et en large (pas en travers car ça n’existe pas ici les travers) en marchant une quinzaine de kilomètres par jour dans différents quartiers de la ville : Downtown, Lac Ontario, Chinatown, Little Italy, High Park, Distillery District, Financial District, le PATH où nous adorons nous perdre et qui fera certainement l’objet d’un autre article… Nous avons aussi goûté au multi-culturalisme culinaire de la ville, sur les conseils avisés de nos hôtes Justin, Rowan (et Boss !), en se délectant de repas mexicain, américain, chinois, vietnamien, coréen, sans oublier nos petits passages dans les (nombreux) pubs pour y tester les (nombreuses) bières locales…

 

Premiers jours à Toronto

 

Les articles trop longs deviennent vite embêtants donc nous nous arrêtons là pour le moment et reviendrons vers vous pour vous conter la suite de notre aventure Outre-Atlantique !

 

Jour 1 – Louane

 

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Quand on arrive en ville

Classé dans : Arrivée à Toronto | 1

Notre voyage Paris-TorontoNotre voyage Paris - Toronto

 

Après quelques larmes à Orly, 15h de voyage à alterner films en portugais, musique, dodo et délicieux repas, ça y est ! Nous y sommes ! Nous sommes rendus à ce moment tant redouté depuis des mois : le passage à l’immigration à l’aéroport de Toronto.

Fort heureusement, notre premier contact avec le Canada aura tout pour nous détendre. Un certain Monsieur D, agent de police aux frontières, francophone, nous accueillera chaleureusement avec des blagues locales qu’il doit faire à tous les expatriés. Extraits : « Merci, vous pouvez repartir en France » ; « Ce sont de vrais passeports ? »… Une fois s’être bien fait plaisir en regardant nos têtes fatiguées et stressées, Monsieur D. nous explique les démarches à suivre dans un français irréprochable, sans oublier de nous glisser à l’oreille « Si vous participez aux rassemblements de Français à Toronto, on se recroisera sûrement ». Etape 1 validée, nous pouvons poursuivre notre chemin vers l’immigration.

L’attente à l’immigration, c’est un peu la même que lorsque vous appelez votre hotline un dimanche férié à 23h, mais sans la petite musique qui est censée vous détendre. Une vingtaine de personnes nous précèdent et nous comprenons assez vite que cela devrait durer un petit moment. 1h30 plus tard, c’est notre tour ! Nous sommes pris en charge par un nouveau francophone qui nous mettra également à l’aise en signifiant à Rémy de bien être attentif à la condition 3 du permis de travail indiquant qu’il lui sera interdit de travailler dans « une entreprise liée au commerce du sexe comme les bars à danseuses nues, les salons de massages ou les services d’escorte. » Dommage.

Notre voyage Paris-TorontoIl doit être 0h30 lorsque nous quittons l’immigration pour aller récupérer nos bagages qui jonchent le sol de l’aérogare. Hélas, ce ne sera pas un 6/6 puisqu’un bagage manque à l’appel : la valise à chaussures (que nous récupérerons deux jours plus tard). Il est tard et notre arrivée au Airbnb se fait attendre. Confus, nous contactons Justin & Rowan, nos hôtes, qui nous informent que cela ne pose pas de problème ; ils laisseront la clé sur la porte en évidence à l’extérieur de la maison. Bienvenue au Canada ! Un taxi plus tard et 100kg de valises montées dans la chambre, nous nous jetons à bras grands ouverts dans les bras de Morphée pour un sommeil bien mérité.

 

Quand on arrive en ville – Daniel Balavoine

 

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