Promenons-nous dans les bois – Algonquin Provincial Park

Classé dans : Parcs | 3

 

Dimanche 1er juillet, c’était Canada Day, et qui dit jour férié qui tombe pendant un week-end, dit jour férié reporté au lundi !  Pour ces trois jours, nous décidons de nous rendre dans une des destinations que nous avons cochée depuis bien longtemps : le Algonquin Provincial Park.

 

 

Après avoir tergiversé plusieurs jours pour louer la voiture au meilleur tarif, la sanction tombe : plus aucune voiture n’est disponible, et ce, chez aucun loueur dans Downtown. Alors que nous avions déjà réservé notre chambre pour deux nuits, nous voilà en rade de voiture… Heureusement, on se repli in extremis sur une location … à l’aéroport ! Pour rien au monde nous n’aurions loupé ce week-end, quitte à payer un aller retour chacun pour l’aéroport par le UP Express (le train reliant en 25min l’aéroport du centre ville de Toronto).

Une fois sur place, la malchance nous poursuit : alors qu’il n’y a strictement personne chez les autres loueurs, une dizaine de personnes végète devant Alamo.

Alors que nous avions loué une voiture en catégorie économique, nous nous retrouvons avec une belle Dodge Charger, avant finalement d’être reconduit vers une autre voiture, un imposant SUV Ford Edge. La demande en voitures de location étant si intense pour ce week-end, que le personnel d’Alamo semble débordé. Dès qu’une voiture est réceptionnée, peut importe sa catégorie, elle est de suite transmise à d’autres clients dans la minute. Parfait pour nous, on n’en demandait pas tant !

Bon, c’est bien beau ces histoires de voitures, mais le match France – Argentine commence dans une heure, il est grand temps de prendre la route !

Nous avions initialement prévu de regarder le match à Barrie (à 110km de Toronto), mais les bouchons en sortie de Toronto nous font rapidement changer d’avis. Après 35,8 kilomètres, nous nous arrêtons dans la ville de King City et cherchons désespérément un bar où regarder le match des bleus ! C’est finalement au « Hey Paesano » que l’on appréciera les fulgurantes accélérations de Mbappé et l’abnégation de ses collègues, tout en dégustant un énooooorme petit déjeuner. Quelques clients accompagneront les cris de Rémy sur les différents buts pendant qu’un autre viendra nous compter sa « portugalophobie » et son « argentinophobie ».

 

Petit-dej à King City

 

Le coup de sifflet final retenti enfin, les spectateurs dans le restaurant sont libérés, exultent, se serrent dans les bras. Les cris de joie des passants se mélangent aux innombrables klaxons et fumigènes dans le centre ville de King City, c’est tout simplement de la folie, on se croirait à la Meinau ! Enfin ça, c’est dans nos rêves, la réalité est toute autre : calme plat dans cette ville désertique !

Nous repartons le sourire jusqu’aux oreilles et décidons de changer d’itinéraire, et de prendre les petites routes qui longent notamment les superbes rives Est du Lac Simcoe,  (plutôt que de rester coincés dans les bouchons sur l’autoroute). Fenêtres grandes ouvertes, 35 degrés dehors, c’est parti pour un week-end qui commence bien !

Presque 4h plus tard, nous arrivons à l’entrée Ouest du Algonquin Provincial Park, et plus précisément au Visitor Center. C’est ici que vous devrez vous acquitter de la somme de 17$ par jour afin de stationner votre véhicule dans le parc et de profiter des multiples activités qu’offre ce parc. Parlons-en de ce magnifique parc : à équidistance d’Ottawa et de Toronto, le Algonquin Provincial Park est le plus grand parc de l’Ontario. On y dénombre pas moins de 2400 lacs qui en font l’un des lieux privilégiés pour faire du canoë. La route 60, traversant le parc sur 56km, vous donnera la possibilité de rejoindre plusieurs sentiers de randonnée, de VTT, d’équitation et de ski de fond qui complètent la panoplie des activités proposées ici. Enfin, pour les Robinson Crusoé en herbe, le site propose également plusieurs terrains de camping. Pour ce week-end, nous prévoyons de ne faire que de la randonnée pédestre, sachant que l’on y retournera en septembre pour faire du canoë avec les copains venus de France (on a hâte) !

Pour notre première balade, nous nous rendons au point kilométrique 7,2 (comprenez sur les 56 qui traversent le parc) où se situe le Whiskey Rapids Trail. Sur le papier, cette balade à tout pour nous plaire : son nom déjà « Rapids », ça doit être animé, plein de vagues sur la rivière, trop bien ! Au final, nous sortirons totalement démoralisés de cette balade de seulement 2,1km à cause des centaines de milliers de moustiques (on exagère à peine !) ! On était pourtant prévenus et avions prévu le spray anti-moustique en conséquence, mais en vain. Après 40 minutes à avoir bataillé avec ces satanées bestioles, on peut dire que leur voracité l’aura emportée sur notre ténacité. Les photos parlent d’elles mêmes… Le plaisir de cette balade pourtant très sympathique a été complètement gâché et à ce moment là se pose la question des autres balades et de notre week-end tout entier. Comment passer un week-end complet dans cet enfer ? On se laisse la prochaine balade pour statuer sur ce qu’on va faire.

 

 

La balade suivante sera donc décisive, mais heureusement elle a un profil un peu différent et ne fait que 800m, on sera donc fixé rapidement sur les moustiques. Le sentier Hardwood Lookout propose une petite montée vers un superbe point de vue sur le Smoke Lake. Et c’est avec une immense joie que nous parcourrons ces quelques hectomètres sans le moindre moustique ! On est hyper rassurés et on apprécie d’autant plus la balade. Après coup, nous vous conseillons, si vous allez au Parc Algonquin en été, de privilégier les sentiers avec un peu de dénivelé et d’éviter ceux qui sont en bordure de lac, pour ne pas connaître nos malheurs liés aux moustiques. On s’en rendra compte tout le week-end que chaleur accablante + eau = moustiques. OK, il faut pas avoir fait Harvard pour s’en douter mais à ce point la, on n’imaginait pas.

 

 

Alors que l’on se dirige vers la dernière rando de la journée, située au km 27,2, on remarque qu’une voiture est stationnée en warning en face de nous au km 26. Un rapide regard nous permettra de voir que la voiture n’était pas arrêtée par hasard mais bien parce qu’une certaine attraction attisait leur curiosité sur le bord de la route. L’œil de Moscou de Fanny a repéré que cette attraction était en réalité un orignal (moose en anglais) qui se goinfrait de plantes vertes. Un demi tour vite fait bien fait et nous voici à hauteur de l’impressionnante bête qui ne semble pas être dérangée par notre présence.

Il faut savoir que rencontrer des animaux est l’objectif numéro 1 de Fanny en arpentant ces parcs, et que son ouïe et sa vision sont décuplés dans ces moments. Et quand elle touche le graal comme à ce moment précis, elle a des étoiles dans les yeux ; comme ils disent ici c’est AMAZING, AWSOME, FANTASTIC !

 

😍

 

Il est désormais presque 20h et on est poisseux, recouvert de produit anti-moustique, de piqûres et de sueur ; l’envie d’une bonne douche se fait ressentir. Il faut savoir qu’à part le camping et quelques Lodges, il est impossible de trouver un logement à l’intérieur du parc. Malheureusement, nous sommes passés à côté des différents motels situés dans les villes proches du parc, et nous avons opté pour une auberge située à plus de 30 min en voiture après la sortie Est du parc. La route est interminable, on a vraiment envie de se laver et de manger (rien dans le ventre depuis King City). On arrive dans la petite bourgade de Maynooth, à l’auberge The Arlington. Pour vous dresser un rapide tableau de cet endroit, la ville est aussi peuplée qu’une plaine Mongole, la chambre est une véritable étuve, et le débit de la douche est inversement proportionnel à celui des chutes du Niagara.

Bref, c’est pas ouf ! Une fois douché, on ira trouver du réconfort dans un petit McDo à 20 min de là et irons nous coucher bien fatigués.

Après une nuit ou Remy à du dormir 3h à cause de la chaleur, et un petit déjeuner au Mad Musher (petit resto simple et efficace aux propriétaires sympa à proximité du parc) nous repartons plein d’entrain pour cette nouvelle journée rando. Au programme,trois randos, dont une de 10km, et surtout une baignade bien rafraichissante, YESSSSSS !

Le Centennial Ridges Trail (plus longue rando du jour) aura vraiment été notre coup de cœur du week-end. Tout d’abord, peu de moustiques, et ça joue beaucoup dans notre notation ! Ensuite, un sentier magnifique et très varié passant par des zones forestières, des endroits plus minéraux, des points de vue magnifiques, des lacs, des cours d’eau, des pontons, et un panorama final extraordinaire que nous apprécierons comme une récompenses de tous nos efforts… Le Canada version carte postale comme on l’imagine. Nous mettrons 4 bonnes heures pour cette rando que nous qualifions d’assez difficile mais très plaisante ! A noter toutefois que nous sommes parti avec 2 litres d‘eau et avons terminé la randonnée à sec ! Donc prévoyez de quoi vous hydrater !

 

 

Comme vous l’aurez compris, la randonnée aura été sportive et sous une chaleur accablante. Après un bon Pepsi bien frais, on a qu’une seule envie : SE BAIGNER !! On se dirige alors au Lake of Two Rivers mais la sécurité nous reconduit gentiment en nous informant que la plage est surpeuplée et qu’ils ne nous laisseront pas rentrer. Le moral en prends un coup sachant que cette baignade doit également faire office de douche, vu ce qu’on a à l’auberge, autant barboter dans de l’eau fraîche en faisant la planche. Bref, on comprend bien que la baignade ne sera pas pour tout de suite et on décide de se faire deux petites randonnées : la Lookout (bonne montée bien verticale pour un superbe point de vue) et Big Pines (ne vous trompez pas dans la traduction Pines = Pins !). Cette dernière, en compagnie des moustiques, aura raison de notre entêtement : il faut qu’on se baigne avant de rentrer !

On décide alors de tenter le coup au niveau de la East Beach du Lake of Two Rivers pour enfin faire trempette. La plage est assez longue mais minuscule en profondeur. Qu’importe, on s’éloigne un peu des premières familles qui ont posées leurs serviettes pour trouver un petit endroit ou poser les nôtres, se changer et ENFIN se rafraîchir ! Et là ! Le bonheur !

Il y a des petits moments de la vie qu’on apprécie vraiment pour la beauté du paysage, la relaxation, et la plénitude que cela apporte ; et ce moment en fait parti ! On y est ! On est au Canada en train de se baigner dans un put**n de lac trop beau ! QUEL KIFF!

 

 

On profite de cet endroit magnifique une bonne heure avant de rentrer manger un morceau, puis de retrouver notre chambre. Le ventilo à fond toute la nuit permettra à Rémy de fermer l’œil un peu plus longtemps que la veille.

 

Lundi matin, c’est déjà le dernier jour ici. On réussi à partir tôt de l’auberge sur les coups de 7h45 pour profiter au maximum de notre journée.

Après un petit déjeuner au Algonquin Lunch Bar, on trace vers l’autre grande randonnée que propose le Parc, le Mizzy Lake Trail. Cette randonnée sillonne pas moins de 9 lacs sur une dizaine de km.

On était prévenu, mais on ne voulait pas louper cette rando incontournable. On a joué et on a perdu… Vous le sentez venir ? Pendant 4h nous aurons tenté tant bien que mal de chasser les moustiques et mouches noires (qui piquent) de notre route, en vain. Cette randonnée aura vraiment été un chemin de croix à ce niveau là ; psychologiquement, les nerfs craquent et on ne pense qu’à une seule chose : en finir. La balade est vraiment superbe mais totalement gâchée par ces insectes qui font bzzzz dans vos oreilles, rentrent dans les yeux, piquent à travers les vêtements… l’Enfer sur Terre ! Cerise sur le gâteau, on aura même eu le droit à une attaque d’un essaim de mouches noires entre deux lacs qui nous ont obligé à courir pour s’en débarrasser. Après la balade, le résultat est conforme à l’horrible moment vécu : les bras de Fanny sont ravagés par plusieurs dizaines de piqûres de moustiques pendant que l’unique mollet droit de Rémy recense pas moins de 31 piqûres !

 

 

Fin de la balade, il est l’heure de rentrer sur Toronto et d’affronter les interminables bouchons du Canada Day. Nous mettrons au total plus de 5h30 pour rentrer à la maison, des souvenirs géniaux pleins la tête et ayant l’impression d’avoir connu à la fois le Paradis, de par les paysages somptueux que propose le parc, et aussi un peu l’Enfer, de part ces êtres vivants inutiles qui vous sapent le moral !

Mais une chose est sûre, on reviendra en Automne et en Hiver pour apprécier une nouvelle fois tous les secrets qu’offrent ce sublime Algonquin Provincial Park !

 

PS: en bonus exclusif, (et aussi parce que vous êtes en vacances et que vous avez le temps 😜), on vous a concocté une petite vidéo qui résume ce week-end. Soyez indulgents, c’est notre premier test…! En espérant que ça vous plaise !

 

 

Loup y es-tu ? – Comptine

 

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Three Little Birds – Awenda Provincial Park

Classé dans : Parcs | 6

 

 

Chers lecteurs assidus, nous vous remercions tout d’abord pour les premiers avis positifs sur le blog et son contenu. Cela nous motive encore plus à vous faire voyager dans les différentes contrées de l’Ontario et à vous conter nos aventures.

Vous avez peut être envie de découvrir autre chose que Toronto ? Parfait, puisque cette fois, nous avons décidé de sortir de notre cocon Torontois et de faire route vers le Nord, plus précisément vers la Georgian Bay et l’Awenda Provincial Park. Au programme : soleil, paysages variés, rando, découvertes et bonne humeur ! Alors ça vous dit de lire la suite ? Let’s go !

 

Nous récupérons notre bolide, une Nissan Versa, aux alentours de 9h samedi matin et partons en direction du Nord. Après avoir parfaitement géré les monstrueux échangeurs des autoroutes à 5 voies qui entourent Toronto, nous décidons rapidement de bifurquer vers les petites routes, pour voir un peu du pays. Le paysage est un mélange de petites forêts, champs et pâturages. On sent que la nature commence tout doucement à reprendre ses droits, mais que l’hiver a laissé des traces… Mais bon, c’est toujours mieux que l’autoroute limitée à 100km/h.

 

Trajet Toronto - Awenda

 

Alors que Remy est en train de s’enflammer sur les différents solos de « Jefferson Starship – Save your love », c’est l’heure de la première montée d’adrénaline du week-end. Non pas causée par les décibels venant à nos oreilles, mais bien parce qu’une abeille aussi grosse qu’une pièce d’1 centime vient d’atterrir sur la jambe de Fanny. Paniquée, elle crie. Paniqué pour elle, il lui dit de s’arrêter sur le bas côté. Encore plus paniquée, elle lui crie dessus quand il décide de tenter de lui enlever l’abeille par un coup de manche. Bref, on a frôlé la mort.

 

Après 2h30 de route, et un petit passage par le Burger King de Midland qui ressemblait d’avantage à une maison de retraite qu’à un fast food tant la moyenne d’âge était proche de 80 ans, nous voici arrivés au Awenda Provincial Park. Bien que dominé par les forêts, ce parc de 29 km2 dispose également d’un magnifique littoral diversifié (sable fin, petits galets et rochers) appréciable depuis les 5 plages bordant le Huron Lake, et plus particulièrement la Georgian Bay. Ce parc comprend également plusieurs terrains de camping et 30km de sentiers de randonnée. Il y a de quoi faire ! Nous laissons la voiture sur le parking en échange de 14,5$ et enfilons nos chaussures de rando achetées pour l’occasion.

 

Nous écrémons alors les premiers kilomètres du sentier Bluff, non sans avoir en tête la même question qui tourne en boucle depuis ce matin : Et si on rencontre un ours, qu’est-ce-qu’on fait  ? Vu notre réaction avec l’abeille dans la voiture, autant vous dire, on est mal barré ! Chaque craquement de bois est analysé, chaque bruit est appréhendé, chaque mouvement au loin est méticuleusement scruté : on est sur le qui-vive ! Après quelques minutes, nous nous enfonçons un peu plus dans le bois, les téléphones ne captent plus, les voitures les plus proches sont désormais bien loin, on est seul face à la nature, seuls face à notre destin ! Bon, OK j’arrête d’en faire des tonnes ! En réalité, la rando alterne petites montées et descentes, on rencontre de nombreux chipmunks, petits rongeurs tout mignons. Le paysage aussi, est sympa, bien qu’un peu trop hivernal à notre goût, mais le premier lac nous rappellera vite qu’on est bien au Canada. Car oui, quand on vient au Canada, on espère rencontrer ce type de paysages apaisants.

 

 

Après avoir atteint un panorama surplombant le Huron Lake qui aura le mérite d’attirer notre attention, nous quittons le sentier Bluff et poursuivons notre chemin vers les plages en contre-bas (accès possible en voiture avec parking). La plage n°1 est magnifique, dotée d’un sable fin et blanc qui n’a rien à envier aux Caraïbes. L’eau est translucide mais très froide. Nous y plongerons tous les deux les pieds jusqu’à ne plus en pouvoir, et que la douleur remplace la fraîcheur de l’eau. Après une petite pause détente, nous sillonnons le sentier des plages jusqu’à la dernière plage située à environ 20 minutes de marche de la première. D’après nous, les plages les plus sympas sont les n°1 et 3, la plus grande étant la n°4, plus sauvage mais moins paradisiaque (du moins à cette période de l’année). Il est fort probable que nous revenions passer quelques jours ici en été, tellement l’endroit est sublime. Il est presque 17h et nous rebroussons chemin vers la voiture après avoir livré nos dernières forces pour gravir les 160 marches et combler les quelques mètres qui nous sépare du parking.

 

 

Nous prenons ensuite nos quartiers dans la Captain House Heritage Bed & Breakfast que nous avons réservé pour la nuit, à Midland. L’accueil par Alicia est des plus chaleureux et la maison est très spacieuse et pleine d’histoire. Construite en 1905, elle appartenait au Captain David J. Burke, connu dans la région pour être l’un des meilleurs remorqueurs de la Georgian Bay. Elle fut ensuite récupérée par l’instituteur de la ville, puis par Alicia & Ross, nos hôtes, qui ne manquent pas de nous prodiguer leurs précieux conseils pour visiter les alentours et pour nous recommander les bonnes tables du coin. Nous déciderons alors d’aller boire un petit verre en terrasse devant le coucher de soleil au « Boathouse », puis de tester le restaurant plein de charme «The Explorers Cafe ». Après un rapide passage par le centre ville pour regarder la n-ième défaite des valeureux Raptors contre Cleveland sur un écran géant en plein air, il est temps de rentrer se coucher.

Le lendemain, nous débutons notre journée par un succulent petit déjeuner concocté par Alicia & Ross. Tout était vraiment parfait pour commencer notre journée du bon pied, jugez vous même par les images. Pour ceux qui désirent profiter du très bel accueil de Ross & Alicia, c’est par ici !

 

 

Pour cette seconde journée d’escapade, nous décidons, sur les conseils de nos hôtes, de nous rendre au Wye Marsh Wildlife Centre. Pour les Amiénois qui nous lisent, ce parc ressemble au Parc du Marquenterre, en 5 fois plus grand. Le cui-cui des oiseaux s’entremêle au craquement des quenouilles (roseaux en québécois, ça nous a fait marré) qui plient sous le poids des tortues. Visuellement, nous assistons depuis la tour d’observation à un balai d’oiseaux de différentes couleurs mais aussi à l’envol, par dessus l’étang, des oies sauvaaaaaaaageeeeeees 🎶. Aussi, les petits oiseaux viennent vous picorer dans la main si vous vous munissez de quelques graines ou mie de pain. A ce moment précis, on trouve honnêtement le parc sympa, mais pas transcendant.

Après avoir gambadé quelques dizaines de minutes, nous décidons de nous enfoncer un peu plus profondément dans la forêt sur un sentier où il est conseillé de porter de bonnes chaussures de marche. Effectivement, nous passerons deux bonnes heures à combler les 4 km tant le sentier est boueux voire marécageux. Les chaussures s’enfoncent, les appuis sont glissants, nous nous accrochons à des branches pas toujours très solides, nous nous surprenons à jouer les équilibristes sur des troncs d’arbres pliés par la violence des dernières tempêtes. Bref, c’est un vrai parcours du combattant mais c’est aussi ça l’aventure ; c’est galérer tout seuls au milieu de nulle part, sans oublier de guetter si nos amis les ours ne rodent pas dans le coin. Pour résumer, nous vous conseillons vraiment de marcher sur les différents sentiers balisés dans le parc (de différentes longueurs et difficultés), puisque sinon, il est possible que vous restiez un peu sur votre faim.

 

 

 

Pour la suite de la journée, nous ne pourrons malheureusement pas visiter le musée de Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, centre missionnaire jésuite du XVIIème siècle reconstitué, fermé à cette époque de l’année. Nous déciderons alors d’aller explorer la station balnéaire de Thunder Beach, qui est située sur un imposant golfe. Clairement si vous passez dans le coin, circulez y’a rien à voir… Aucun accès à la plage n’est possible pour le public, le rivage étant uniquement bordé de propriétés privées.

Il est désormais 15h en ce dimanche et c’est l’heure de rentrer. Nous faisons une étape par la ville de Barrie et nous y promenons une petite heure. Il faudra y repasser pour pouvoir réellement vous donner notre avis dessus, mais sachez que vous pouvez aller faire un tour au Flyin Monkeys Craft Brewery, un petit bar super sympa à proximité du lac.

 

Flying Monkeys 🐒

 

Pour conclure, ce premier week-end en dehors de Toronto aura été une très bonne expérience. Nous avons découvert de superbes endroits où nous retournerons très certainement pour notamment goûter, à nouveau, au sable fin des plages du Awenda Provicial Park.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

PS : Strasbourg reste en Ligue 1 ! 🎉 🎉 🎉

 

Three Little Birds – Bob Marley

 

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