Week-end dans la région d’Ottawa

Classé dans : Week-end | 2

 

Avant de commencer la rédaction de cet article, on s’est aperçu qu’il était vraiment difficile d’innover pour l’intro des différents voyages que nous partageons avec vous. On tourne souvent en rond avec la classique location de voiture, le trajet sans encombre, l’arrivée au Airbnb…

On a alors fait ce que tout membre de notre génération fait lorsqu’il se trouve face à un mur : 

 

Photo Google

 

La deuxième étape est aussi on ne peut plus classique : cliquer sur le premier lien, car « s’il est là, c’est qu’il ne doit pas être trop mal ». On découvre alors un tuto présentant « 5 moyens faciles de commencer un article » :

1 – Une citation inspirante. A part « muscle ton jeu Robert » ou « les sanglots longs des violons de l’automne, bercent mon cœur d’une langueur monotone » qui nous inspirent à peu près, on n’est pas vraiment sur un segment qui nous corresponde.

2 – Des mots chocs. Dans le registre putaclick, on n’est vraiment pas les bons clients. Notre blog avoisinant autant de visites que le nombre d’éléphants présents au Canada, on n’a pas besoin de ça.

3 – Des chiffres clés : Déjà fait… nombre de lacs, superficie, habitants… redondant.

4 – Une définition bien tournée. Pas envie.

Vous comprendrez donc qu’on devrait se tourner vers la 5ème solution qui s’avère être : Un décor bien planté.

Pour ce week-end de trois jours où nous fêtons la famille en Ontario (tous les prétextes sont bons pour avoir un jour férié), notre cœur balance entre deux options qui nous séduisent.

La première possibilité est en réalité la plus évidente. Passer quelques jours à Blue Mountains qui est la « grosse station de ski » la plus proche de Toronto. Le hic, c’est que les prix proposés sont exorbitants pour ce week-end prolongé, et que la station devrait faire le plein, ce qui ne nous enchante pas forcément.

Après avoir tout mis en œuvre pour convaincre Ayette et Julien, deux collègues de Remy qui nous accompagneront pendant ce week-end, notre choix se portera finalement sur Ottawa.

Certes, Ottawa se trouve à environ 5h de route (voire plus avec les bouchons) de Toronto, mais on y recense de nombreux points positifs pour ce type de week-end. Tout d’abord, on retrouve plusieurs stations de ski à max 1h30 du centre-ville (dans la région de l’Outaouais), ce qui nous permettra d’en tester deux sur le week-end. Secondo, cela nous permettra de visiter Ottawa en hiver pour tenter d’effacer la mauvaise impression qu’on avait eu la première fois (si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici !).

Cela devrait être particulièrement sympa cette fois-ci car on tombe en plein dans la semaine du Bal des Neiges. Troizio, on trouve une offre de logements incomparable à Blue Mountains, pour des prix beaucoup plus raisonnables. Let’s go !

J’ai dit dans l’intro que je vous épargnerais les blabla du trajet aller, donc je dirai juste une phrase : c’était l’enfer. Pour illustrer ce mauvais moment à passer, nous avons fait 80km en deux heures 😤! Bref, on arrive à destination assez fatigués, un petit McDo et au lit pour être en forme le lendemain.

Samedi matin, le temps est radieux. Il fait froid mais on devrait avoir une super journée sur les pistes. Après quelques courses pour prévoir le pique-nique du midi et un petit déjeuner express au Tim Hortons du coin, nous faisons route vers la station Mont Cascades. Nous avalons les quelques kilomètres bercés par les différentes radios québécoises toujours aussi sympas. Les paysages sont magnifiques : les prés sont revêtus d’une bonne couche de neige immaculée, les rivières intégralement gelées, et de nombreux petits chalets clairsemés dans les collines laissent planer un doux air de vacances.

Si vous imaginez le Canada comme un paradis de ski de descente comparable à ce que l’on a dans les Alpes, vous êtes à côté de la plaque. Pour vous dire, la plus grande station « du coin » (comprenez dans un rayon de 1000 km autour de Toronto) culmine à 968m de hauteur, à Mont Tremblant, au Québec. Quant à elle, Mont Cascades ne culmine qu’à 305m de haut pour un dénivelé de 165m, la folie ! C’est à ce moment-là qu’on prend nos mouchoirs pour essuyer nos larmes. Qu’importe, la station comporte tout de même une vingtaine de pistes pour 3 télésièges, on ne devrait quand même pas s’ennuyer !

On arrive à la station sur les coups de 11h, récupérons notre matériel pendant qu’Ayette et Julien nous attendent au chaud. Ces derniers nous ont d’ailleurs trouvé des bons plans en ligne sur Groupon et Costco, merci à vous ! Pour 60$/personne taxes incluses, nous avons un package équipement + forfait de remontées mécaniques jusqu’à 22h.

 

 

Mont Cascades

 

 

Ça y est ! Après plusieurs années d‘absence sur les pistes, nous rechaussons les bonnes vieilles chaussures de ski hyper confortables et les spatules. Une première descente sur une piste baby pour se remettre en jambe et hop on attaque notre journée. La neige est excellente en début de journée, pas un nuage dans le ciel mais un petit vent glacial en haut de la colline. Bien que les montées durent bien plus longtemps que les descentes, on prend un plaisir fou. Virages à gauche, virages à droite, petits sauts, schuss, planté du bâton, descentes au milieu des arbres… On kiffe !

On prend notre petite pause dej’ aux alentours de 13h30 dans le Visitor Center qui dispose de nombreuses tables pour se restaurer, sans aucune obligation de consommer dans le restaurant « d’altitude ».

C’est alors que nous resterons assez admiratifs de la confiance mutuelle qu’ont les Canadiens entre eux : ils laissent tous trainer ici et là leurs affaires (chaussures, vestes, divers sacs, …) toute la journée, sans aucune surveillance. On n’a pas l’habitude de dire « le Canada c’est bien, la France c’est nul » mais sur ce point, on doit avouer que ce genre de chose n’arriverait jamais en France, malheureusement. Et pour sûr, ce respect mutuel et ce civisme vont cruellement nous manquer à notre retour.

Après ce petit break, on retournera sur les pistes et tenterons tant bien que mal avec Julien d’amener les filles dans les endroits plus techniques. La première surprise qu’on leur a réservé était un passage composé de petites bosses sur une piste non damée… Pas cool… La dernière piste était certainement celle de trop : après s’y être engagées, les filles découvrent un beau mur devant elles et feront finalement demi-tour, avec une superbe remontée en escalier à montrer dans les écoles de ski. Franchement, tout le monde aura très bien skié et on reste persuadé qu’elles auraient facilement dompté cette difficulté sans la fatigue, le verglas et la visibilité descendante de la fin de journée. Cela se vérifiera d’ailleurs le jour suivant !

Sur les coups de 17h30, nous quittons la station pour ce qui aura été une très belle journée de ski !

 

 

 

 

Quelques courses (où Ayette et Julien auront envie successivement de comté, de pain aux raisins, et de baguette en l’espace de trois secondes (Nostalgie French Gastronomy)) et une bonne douche plus tard, nous décidons d’aller tâter l’ambiance d’Ottawa by night. On rejoint rapidement le centre, et en sortant du parking, on sent une certaine animation ambiante dans les rues. Pas mal de monde et de la musique au loin. Comme on vous l’a annoncé plus haut, on est en plein dans la semaine du Bal des Neiges à Ottawa où sont proposées de nombreuses activités : concerts, sculptures de glace, toboggans de neige… Il y en a pour les grands et les petits. Nous profitons alors quelques minutes d’un concert en plein air gratuit avant que le froid ne nous rappelle qu’une bonne bière et un bon plat chaud nous attendent. On teste alors quelques endroits mais tous les pubs sont blindés ! On trouvera finalement un immense pub dans lequel nous obtiendrons avec beaucoup de chance l’une des dernières tables de libre.

Nous passerons un bon moment dans ce pub joliment décoré et assez authentique et regagnons nos appartements, sans faire de folie festive impromptue.

 

 

Ottawa by night

 

 

C’est dimanche et nous nous levons tôt car 1h30 nous séparent de la seconde station de ski de notre séjour: Mont Sainte Marie ! Bien déterminés à rider la poudreuse, nous avons déjà prévus petits dej et pique-nique pour ce jour. On arrive à la station Mont Sainte Marie sur les coups de 10h30. Même rengaine que la veille pour récupérer les équipements et les forfaits, nous prenons le premier télésiège environ 45min plus tard.

A première vue, la station est plus grande, plus de monde, et un peu de queue aux remontées mécaniques. Si on compare à la station de la veille, le dénivelé sera double, pour deux fois plus de glisse 😎 ! La neige est excellente et la longueur des pistes bien plus agréable, on a moins l’impression de passer son temps sur le télésiège. Sur les pistes, ce n’est pas du tout la cohue, on a de la place pour s’amuser. La difficulté ira crescendo puisque nous débuterons tranquillement par des pistes vertes, puis des bleues assez simples et les filles se transcenderont pour finir par faire trois fois une bleue avec deux beaux murs verglacé, bien joué ! En parallèle, nous nous essayerons avec Julien sur deux noires dont l’une nous rappellera particulièrement que nos cuisses et genoux n’ont plus 20 ans, ça piquait grave ! Encore une super journée se termine où on aura bien profité de tous les recoins de la station.

 

 

 

 

 

Le réveil aux aurores, la route et la fatigue liée au ski auront raison de nous en ce deuxième jour. Nous décidons de passer le reste de la soirée à la maison tranquilou à prendre l’apéro et jouer aux cartes. Nous ferons ainsi découvrir le fameux jeu de cartes « Barbu » qui tend de plus en plus à s’internationaliser (on me dit dans l’oreillette qu’il n’est plus très loin de dépasser le poker en termes de popularité) à nos deux amis. Ayette jouera énormément de malchance en se prenant à elle seule la totalité des satanés rois de coeur, mais réussi tant bien que mal à garder son self-control. La chance du débutant semble la fuir.

Le lundi est déjà synonyme de dernier jour à Ottawa city. Pour ce jour, nous prenons le temps de ranger comme il se doit notre Airbnb, qui dans l’ensemble aura été très correct et décollons aux alentours de 10h30. Sachant que la route du retour s’annonce compliquée, nous ne prévoyons que de rester quelques heures dans la capitale avant d’entamer notre chemin du retour vers Toronto. Nous commençons ainsi notre visite d’Ottawa par le Parc Jacques Cartier, le fameux. Si vous ne vous souvenez par de ce qui l’a rendu connu dans le coin, faites un tour par ici (lien article Quebec). Pour le Bal des Neiges, le parc propose de nombreuses activités principalement à destination des enfants, mais nous voulions tout de même aller y jeter un œil. On y retrouve plusieurs petits jeux (babyfoot humain, basketball,…), des sculptures de glace immenses, une tyrolienne, des toboggans de glace, un sculpteur de bois, et une petite fanfare avec des enfants trop mignons. Nous patientons quelques instants pour faire un tour sur les toboggans qui nous ramènerons en enfance.

On récupère la voiture et filons vers Lac Dow, un endroit qui nous a été conseillé par une collègue de Fanny pour y faire l’activité que nous attendons tous : patiner sur la plus grande patinoire naturelle du monde ! Cette patinoire est en réalité un canal complètement gelé l’hiver, le Canal Rideau. Elle s’étend sur une longueur de 7,8km et les Ottaviens et Ottaviennes (et les touristes bien sûr !)  ont tout le plaisir de patiner gratuitement pendant une bonne partie de l’hiver. La glace est d’excellente qualité et aucune appréhension à avoir quant à son épaisseur : trois tracteurs énormes sont passées de front devant nous pour « refaire » la glace. On prend vraiment un plaisir fou et les petits entrainements que nous avons eu sur la patinoire de notre quartier y sont pour quelque chose. On a bien progressé ! Il n’y a pas trop de monde donc on y patine vraiment aisément. Certaines personnes viennent même avec leur poussette, patins aux pieds pour leur balade du jour. Une nouvelle fois, aucun problème pour laisser nos chaussures sans surveillance pendant plus d’une heure pour éviter de les trimballer, c’est beau ! Pour finir ce week-end en beauté, nous aurons le plaisir d’acheter, dans des kiosques présents sur la glace (!), une bonne poutine réconfortante et les fameuses queues de castor de chez Beaver Tails. C’est gras, mais qu’est-ce-que c’est bon !

Pour conclure, on a vraiment passé un super week-end, mêlé de sport et de détente. Merci à Ayette et Julien d’avoir partagé ça avec nous, c’était vraiment un plaisir de vous avoir avec nous !

A bientôt pour la suite de notre périple (qui pourrait semble-t-il virer bientôt vers une ville appelée New-York).

 

 

 

 

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Au bord de l’eau – Road trip avec les copains (Part 2)

Classé dans : Vacances | 1

 

 

Si vous avez loupé la partie 1, c’est par ici !

 

Après trois bonnes heures de route, on arrive sur Ottawa sur les coups de midi, et on file tout droit vers un sushi à volonté pour se remplir le ventre. On se balade ensuite pour découvrir les attractions touristiques de la ville. On y retrouve la cathédrale aux façades argentées qui est assez étonnante, la colline du Parlement surplombant la Ottawa River, elle même traçant la frontière entre l’Ontario et le Québec, et le centre-ville. Pour être franc, Ottawa ne nous a pas emballé plus que ça. Ce mélange d’architecture ancienne et récente ne nous a pas transcendé ; peut-être n’était-ce pas la bonne période. Une des collègues de Rémy nous avait pourtant prévenu : « Why Ottawa ? It’s soooooo boring !!! ».  Nous nous promettons d’y refaire un tour en hiver, lorsqu’il est possible de patiner sur le grand canal gelé et de contempler des sculptures de glace, ce sera certainement plus sympa.

 

 

Dans le programme, c’est Thomas qui s’est occupé de réserver le logement à Ottawa, et sur notre chemin, cela se ressent, on est stressé. Avec Thomas à la baguette pour réserver une chambre, on peut aussi bien atterrir à Buckingham Palace qu’à Harlem. Bingo (ou pas), notre quartier se rapprochera davantage de la seconde option, dans une zone populaire où des locaux sont à la vodka au goulot à quatre heure de l’après-midi. L’appartement est convenable bien qu’un peu sale, mais amplement suffisant après 3 jours de camping. La douche est aussi bonne qu’après 4 jours de festival des Vieilles Charrues, le repas réchauffe le cœur et le lit est bien douillet.

Le lendemain matin, on ne s’éternise pas et prenons rapidement la route pour notre prochaine étape qu’on appellera la surprise canadienne, Gilly Gilly. En effet, nous nous sommes chargés de la réservation d’un petit coin de paradis, du moins à en croire les photos. On prendra même un malin plaisir à faire saliver nos amis en ne répondant à aucune question sur ce fameux lieu et en en faisant des tonnes (surtout Fanny) sur le côté AMAZING de l’attraction principale de la maison (à découvrir dans quelques lignes).

Avant de nous rendre sur place, nous en profitons pour faire un petit crochet par la ville de Mont Tremblant, réputée pour être une des principales stations de ski en hiver. Cette station surplombe un joli lac et la route qui y mène est assez agréable bien qu’un peu trop sinueuse, ce qui a tendance à jouer des tours à l’oreille interne de Marion. On ne s’attarde pas trop et prenons directement la route de Gilly Gilly. Cette portion du trajet sera vraiment magnifique : personne sur la route, un paysage vallonné immense s’ouvre devant nous avec de sublimes forêts à perte de vue ; certainement la plus belle route que nous ayons prise depuis notre arrivée au Canada, un vrai cadeau pour la rétine. Une petite pause pour déjeuner s’impose, et c’est dans la commune de Saint-Daunat-de-Moncalm que nous dégusterons quelques moules frites. Cette petite commune est très chaleureuse : on y retrouve plusieurs petits bars, des restaurants, des lacs et de nombreuses activités hivernales semblent y être proposées lors des jours glaciaux du Québec (ski alpin, ski de fond, motoneige…). Cela nous donne bien envie d’y revenir en hiver. 

 

 

C’est après un plein de courses et quelques kilomètres que nous arrivons à proximité du graal. La description sur Airbnb nous avait bien prévenu, l’accès au chalet est compliqué et n’est pas référencé dans les GPS. Pour y arriver, nous emprunterons un chemin de terre et de cailloux avec des portions plus pentues que la montée vers l’Alpe d’Huez. Rémy doit alors se remémorer ses années alsaciennes pour se transformer pendant quelques instants en Sébastien Loeb, alternant les grosses accélérationset les contournements de divers trous et autres obstacles. On arrive enfin et vu que des images valent mieux que des mots, découvrez ci-dessous ce petit chalet dans lequel nous allons passer deux jours bien reposants.

 

 

Vous l’aurez compris par ces images que ces deux jours seront entièrement consacres au chill : jeux de cartes, jacuzzi, apéros, barbecues, canoë, feu de camp, babyfoot, toboggan… les vacances de rêve… on est comme des gamins ! On ne va pas passer aussi vite que ça sur ces deux jours quand même ! Dans les quelques faits marquants à noter, on recensera :

  • Le BBC (Big Boulch Cake, spécialité de Maël) complètement foiré
  • L’épisode du canoë qui prend complétement l’eau sous le poids plume de Rémy avec une stabilité aussi bonne que celle d’un cul de jatte jouant les funambules.
  • Le Twister de trop qui agacera Thomas sous les caméras de CNN Canada représentées par l’envoyée spéciale Marion
  • De trop nombreux jeux débiles de hasard qui décideront de l’avenir de Rémy et Fanny
  • Le footing où on en aura chié comme pas possible avec le relief
  • La victoire de Remy au Barbu (Bu-Bar pour les intimes)
  • L’atelier coiffeur où les garçons couperont les cheveux de Fanny et inversement
  • La journée fil rouge où nous porterons de sublimes tee-shirts, crées pour l’occasion

 

La transition est toute trouvée pour vous parler DU délire partagé par Thomas et Maël à chaque fois qu’ils se voient. Ils ne cessent d’imaginer un monde parfait où les cons régneraient, où chaque membre de la CONfrérie serait une pièce du puzzle dans le royaume des cons. Ils imaginent ainsi des lieux de rassemblements des cons (par exemple un bar à cons qu’ils souhaiteraient développer), un signe de distinction/ralliement pour se reconnaitre dans la rue (le petit doigt levé), de nouveaux prénoms systématiquement contenant les trois lettres sacrées (Conraline par exemple 😃). Si vous ne les connaissez pas, asseyez-vous 10 minutes devant eux à les écouter et vous en sortirez à la fois perplexes mais aussi amusé par leur délire poussé à l’extrême. Par contre, passez 12 heures avec eux deux, vous pouvez être sur qu’une bonne dizaine d’entre elles seront consacrées à la création de ce monde mystérieux, et qu’à la fin vous n’en pourrez plus.

Ceci étant dit, il est maintenant temps de s’en aller pour la dernière étape de nos vacances, vers Montréal. Pour tout vous dire, on serait bien resté un ou deux jours de plus ici mais bon, de belles choses nous attendent aussi dans la plus grande ville du Québec. Pour y aller, il faudra compter environ deux heures de route. On essayera de s’arrêter dans une cabane à sucre pour y déguster un repas typique canadien, fort en calorie et en quantité, mais en vain. En effet, la plupart des cabanes à sucres ne sont ouvertes qu’à la fin de l’hiver pour récolter le sirop d’érable. Elles proposent également des menus gargantuesques pour faire passer la dureté de l’hiver. On s’arrêtera donc dans un petit snack routier, le temps pour nous de tester notre première poutine du séjour, accompagnée au choix de burgers, nuggets, croquettes ou Pogo, sorte de knack enrobée de friture absolument catastrophique diététiquement et gustativement parlant.

 

La Poutine accompagnée du succulent Pogo

 

 

Nous arrivons alors à Montréal, après avoir bravés les quelques bouchons pour entrer dans la ville pleine de travaux à tous les coins de rue, et nous garons à proximité de notre Airbnb. Pour la Xieme fois du séjour, nous déchargeons le coffre de nos affaires et rejoignons notre petite maison. Celle-ci se situe dans un quartier relativement calme au Sud-Ouest de Montréal, dans le quartier de Verdun. Le tour du propriétaire rapidement fait, nous partons visiter le centre-ville, sans trop savoir où on va et sous une chaleur accablante… Rapidement, le choix se portera sur le Mont Royal qui surplombe la ville de Montréal. La montée est assez abrupte mais on arrive à temps au sommet pour un superbe point de vue au coucher du soleil. Le ciel est rose, le soleil se reflète sur les buildings et le Saint Laurent, c’est plutôt joli.

On se dirigera ensuite dans le centre, rue Sainte Catherine pour profiter des dizaines de bars peuplant la rue. On fait une première halte au bar l’Escalier, où pour rentrer il faut en monter un. Le bar est très sympa avec un décor qui rappelle le Szimpla Bar de Budapest, sorte de grand appartement réhabilité en bar. La déco est vraiment originale et l’ambiance détendue avec un groupe de musique qui joue dans l’une des nombreuses petites pièces du bar. On continue notre soirée vers les Foufounes Électriques, célèbre bar Montréalais du style rock punk underground, totalement nous quoi (!). Effectivement le lieu est spécial mais pas du tout glauque, on y prendra quelques verres mais n’y resterons pas toute la soirée. On termine rue Saint Denis dans une microbrasserie, la rue en regorge. On est posé en terrasse, tranquillement, on discute, on mange et finirons la soirée ici. Soirée qu’on dira assez calme quand on connait la réputation de Montréal.

 

 

Le lendemain, une longue journée nous attend puisque nous prévoyons de faire une grosse journée tourisme et fête. Nous commençons par se balader dans les différents quartiers de Montréal : Vieux Montréal, Vieux Port, Gay Village, le Plateau Mont Royal. On marche beaucoup, il fait très chaud, et Montréal, ça grimpe ! On s’arrêtera manger dans un restaurant vénézuélien Arepera qui sera vraiment très bon ! Nous finirons la visite en passant par le boulevard Saint Laurent qui s’avèrera être entièrement piéton pour ce week-end. On y retrouve de nombreux stands vendant de tout et de rien, des bibelots, des spécialités gastronomiques, des jeux, le tout agrémenté de musique. On termine cette longue marche en multipliant les jeux de cartes dans un bar plutôt sympa à l’intérieur tamisé où se retrouvent les locaux. 22h passe, il est temps de faire la fête !

Montréal est vraiment réputée pour sa tradition festive, même les torontois le disent ! En général, ils adorent cette ville spécialement pour y faire la fête. On ressent cette atmosphère festive dans la rue : c’est blindé de monde, et les queues devant les boites ou les bars sont immenses. Nous tergiversons un peu et nous retrouvons à la P’tite Grenouille, un bar qui se révèlera être super cool. Des musiciens se succèdent pour jouer pleins de tubes que tout le monde connait et chante à tue-tête, les consos sont pas chères et l’ambiance est vraiment géniale. Des étudiants distribuent du PQ à se mettre autour de la tête à l’allure de Rambo. Fanny et Marion se prennent soudainement d’une passion pour checker toutes les personnes qui sortent des toilettes pendant que les gars sont au milieu de la fosse à chanter, danser et chercher des cons à rallier en levant le petit doigt. On passe vraiment une super soirée et regagnons la maison aux alentours de 4h.

 

 

Le dimanche 16 septembre est synonyme de dernier jour de vacances pour Fanny et moi. Après un réveil en douceur, nous prenons la route pour l’Est de Montréal afin d’aller au jardin botanique, réputé pour ses jardins japonais, chinois et autres végétations luxuriantes. Manque de bol, on ne doit pas être très réveillé (et un peu cons) et on perd une demi-heure à prendre le métro dans le mauvais sens… On arrive enfin au jardin botanique qui jouxte le site olympique des JO de 1976. Vu de l’extérieur, le stade olympique est impressionnant et son toit rétractable assez fascinant pour un édifice de cet âge.

 

 

Le Stade Olympique de Montréal

 

On échange quelques dollars contre des tickets et on pénètre dans le Jardin. Il est tout simplement énorme et on y passera plusieurs heures pour en faire le tour. Les jardins chinois sont décorés de plusieurs temples et structures colorées. C’est d’ailleurs à l’entrée d’un de ces temples que l’on aura un énorme fou rire en regardant une famille de chinois poser pour une photo en lâchant le plus puissant « cheeseeeeeeeee » de la terre pour sourire sur une photo. On tentera également d’esquiver une Dame vraiment très collante qui nous posera des questions dont on n’a pas les réponses pendant 10 minutes au début de notre visite. Le jardin japonais recense quant à lui une superbe collection de Bonzaï, dont certains sont datés de plus de 100 ans.

Après un bref passage par le jardin des plantes toxiques, on termine notre visite par l’insectarium. On y retrouve une grande collection d’insectes, et pour certains d’entre eux, on n’aimerait pas les avoir dans notre lit. Certains ont des crochets qu’on pourrait assimiler à une pince Monseigneur ! Enfin, la principale attraction de cet insectarium, c’est la fourmilière. On y voit à quel point ces petites bêtes sont organisées et courageuses pour transporter tout un tas de choses sur leur dos pour le bien de la communauté. On pourrait rester des heures à contempler ce spectacle. Il est déjà 13h et la soirée de la veille a laissée des traces : on est faiblards et on meurt de faim. Un coup de métro plus tard, et on s’arrête pour déjeuner sans un restaurant Libanais. Ce repas sera à l’image de ces vacances : EXCELLENT !

 

 

On reprend la voiture avec Marion Schumacher au volant qui n’hésite pas à la jouer offensive dans ce GP de Montréal pour qu’on ait notre avion a temps. Il s’en est fallu de peu mais nous sommes arrivés pile à l’heure pour l’embarquement ! Nous rentrons alors sur Toronto tandis que les copains continuent leur périple vers l’Est, et plus précisément vers la ville de Québec.

 

Comme vous l’aurez compris, on aura passé de super vacances avec nos amis. On est très touché qu’ils soient venus nous rendre visite, au même titre que tous les visiteurs venus découvrir cette nouvelle vie outre Atlantique. Très certainement, ces vacances resteront gravées dans nos têtes pour longtemps. Merci pour tout les amis, on vous aime fort ❤️ ! (Même les cons).

 

 

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