Le Paradis Blanc – Week-end dans la région de Muskoka

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Le retour en France pour la période des fêtes ayant pas mal préoccupé notre attention ces dernières semaines, nous voulions à tout prix refaire un week-end découverte rapidement. Après quelques recherches sur ce formidable outil qu’est internet, notre choix se porte sur la région de Muskoka, à 2h30 au nord de Toronto.

 

Cette région est bordée à l’Ouest par le Lac Huron, et jouxte le Parc Algonquin à l’Est.  Elle regorge de pas moins de 1600 lacs et est réputée pour être une région très touristique en été, où de nombreux Torontois  viennent y passer des jours heureux. Quant à nous, nous décidons d’y aller cet hiver, où les prévisions météo ont de quoi en décourager plus d’un : on attend -20 degrés, ressenti -25 en moyenne. Qu’importe, c’est aussi ça l’aventure et on s’est équipé en conséquence de fameux vêtements techniques pour résister aux éléments.

 

Le départ est donc donné aux alentours de 16h15 de Toronto, assez tôt donc. Malheureusement, cela ne nous permettra pas de nous affranchir des quelques habituels bouchons pour sortir de la ville. A notre plus grand bonheur, notre voiture de location est équipée de sièges chauffants. A contrario, elle ne possède pas de pneus neige, ce qui nous vaudra quelques suées plus tard dans le week-end. Le trajet se déroule sans incident, et nous arrivons à notre Airbnb situé dans la ville d’Huntsville, vers 19h30.

 

Nos hôtes Phil et Kim nous accueillent chaleureusement, et Miller, leur chien est très mignon mais très méfiant (surtout avec moi !). On pose nos affaires, discutons rapidement avec eux à la recherche de précieux conseils pour se restaurer dans le coin. Phil nous décrit rapidement trois pubs où on devrait trouver notre bonheur, d’autant plus que la région est réputée pour proposer d’excellentes bières, et les gens du coin en sont très fiers.

 

 

Petit bisou de Miller 😍

 

 

Nous décidons donc de rejoindre le centre ville à pied, à 20 minutes de là. On se camoufle littéralement, seul le bout du nez dépasse, il fait vraiment un froid glacial ce soir. Les jambes se transforment en bâtonnets de glace, les poils du nez durcissent à chaque inspiration, et les mains gantées doivent rester au maximum dans les poches pour faire double protection. Et tout ça en restant très attentif où on met les pieds car le trottoir est enneigé, ou plutôt recouvert de neige durcie en glace qui à vite fait de nous déséquilibrer. Après avoir traversé le centre ville nous voilà arrivés au Pub The Mill on Main. Le cadre est très chaleureux : les tables en bois se fondent parfaitement dans le décor rustique que propose le lieu avec en décoration divers objets ou affiches locaux. Le four à pizza au fond du restaurant réchauffe les cœurs, et le concert de guitare acoustique fera planer une douce ambiance détendue dans le bar. On englouti un Fish & Chips et un Burger, profitons de la musique durant quelques heures et c’est déjà le moment de partir. Au moment de régler l’addition, je sors la carte bancaire et pendant que je procède au paiement, la serveuse adresse un gentil petit mot à Fanny (comme cela est souvent le cas au Canada) pour savoir ce que nous avons prévus de faire ce week-end. Fanny, sûrement un peu prise de court, répondra d’un assez sec « STAY HERE ! » qui laissera sans voix la serveuse. Une fois la serveuse partie, je fais remarquer à Fanny que sa réponse était un peu stridente en l’imitant, ce qui donnera lieu à un bon fou rire avant de quitter le bar. Comme vous l’aurez compris, notre anglais est encore perfectible après dix mois ici ! Il est maintenant temps de rentrer et de nous glisser dans nos draps pour bien dormir avant la journée chargée du lendemain.

 

Le samedi matin, nous nous réveillons tranquillement sous un soleil radieux. Un coup d’œil à Météo Média pour confirmer qu’aujourd’hui il fera froid : -23 ressenti –26°C. On enfile nos tenus de ski, collants et toute la panoplie pour rester a minima au chaud puis discutons quelques instants avec nos hôtes. Ils nous racontent qu’ils habitaient auparavant Vancouver, puis Toronto et venaient passer quelques jours en été à Huntsville. La ville trépidante et intense de Toronto n’était plus faite pour eux et ils ont donc décidé de construire leur maison à Huntsville, entourée par la nature. Un choix de vie donc qui nous amène à leur poser des questions sur comment trouver du travail dans ce genre de région… On vous passera les détails de toute la discussion mais échanger avec les locaux s’avère être vraiment très enrichissant. On n’en a jamais vraiment parlé dans nos articles, mais on apprend énormément de choses de ces discussions. Cela permet vraiment de recontextualiser des choix, qui, au premier abord peuvent paraître complètement fous, mais qui s’inscrivent en réalité dans une mentalité, un mode de vie choisi et défendu par ces gens.

 

Pour en revenir aux activités de ce jour, nous irons au Arrowhead Provincial Park pour faire notre baptême de ski de fond, du patin à glace et une petite marche dans la neige. L’accès au parc est relativement simple puisque l’entrée borde l’autoroute. On emprunte alors un chemin encore bien enneigé et nous forçons à rouler tout doucement, puisque nous ne sommes pas équipés de pneus neige. Après 15 minutes à avoir sillonné les routes d’Arrowhead, et quelques sueurs froides causées par quelques micros glissades de la voiture, nous arrivons enfin au Visitor Center. On récupère donc nos permis de stationnement et de ski de fond pour un total de 30$ à 2. On reprend la route jusqu’au point de ralliement des pistes de ski de fond, où nous pourrons également louer le matériel. La route qui traverse le parc est sublime, cette blancheur pure de la neige mélangée à ce grand soleil et ce ciel bleu, somptueux ! La location du matériel de ski de fond (46$ pour deux pour la journée) est très bien organisée, si bien qu’en seulement 15 minutes, nous sortons skis à la main, prêts à en découdre avec la poudreuse.

 

 

C'est parti !

 

 

Comme on le dit si bien : C’est la que les athéniens s’atteignirent ! Comment chausser des skis de fond, pourquoi les bâtons sont si grands ? Pourquoi est-ce-que c’est si instable ? Peut on faire du chasse neige sans trop de risques de tomber ? Tant de questions auxquelles nous allons devoir répondre dans un instant.

Skis aux pieds, nous commençons à nous diriger directement vers une descente qui rejoint les pistes débutant : ERREUR. Alors que j’en fini avec la descente dans un style peu académique mais efficace, je regarde derrière moi et là : personne. Fanny est sur les fesses, tout en haut. Réaction normale que tout être humain aurait eu : je me marre. Elle semble avoir quelques difficultés pour se relever : je me marre moins et remonte la chercher et l’aider. Je retrouve alors une Fanny complètement tétanisée, les larmes aux yeux, qui a peur de se lancer et est stressée par sa précédente chute. Après quelques exercices psychologiques bien sentis, Fanny réussira progressivement à descendre cette satanée pente pour enfin démarrer sur le plat. Il lui faudra une bonne heure à relativiser et à enfin comprendre qu’elle n’était pas Martin Fourcade. Nous continuerons la matinée à skier dans les rails dans des chemins magnifiques, et petit plus : on ne croise vraiment pas beaucoup de monde ! On prend vraiment le coup de main et prenons beaucoup de plaisir à pousser sur les bâtons. Le plus difficile à gérer est la stabilité, surtout hors des rails. On se retrouvera une ou deux fois sur les fesses, mais jamais rien de bien méchant. Après plus de 4h et deux boucles de 4-5km, nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui car les bras et les adducteurs commencent à tirer et on a faim. Quant au froid, il n’aura vraiment pas été un problème pendant le ski de fond, tant cette activité physique vous réchauffe tout le corps !

 

 

 

 

Pour ceux qui nous lisent et qui seraient tentés par ce petit parc, nous vous conseillons d’y amener un pique nique, car il n’y a rien pour se restaurer sur place. Aux alentours de 15h, on décide de sortir de parc pour manger un bout au Wendy’s le plus proche puis revenons dans le parc dans la foulée. En effet, on nous a averti le matin que la piste de patinage sera ouverte ce soir à partir de 18h. En attendant, afin de ne pas rester inactif, on se motive pour une petite rando dans la neige d’une heure qui permet d’observer de petites chutes d’eau. Cette balade est très agréable mais le soleil se couche et le froid devient de plus en plus pesant, on commence vraiment à être frigorifié. On rejoint la voiture aux alentours de 17h30 et prenons les patins (achetés spécialement pour l’occasion) et nous dirigeons vers la piste de patinage.

 

 

 

 

Cette piste de 1,3km qui sillonne la forêt comme un chemin de randonnée classique est l’une des principales attractions du parc. Elle est ouverte quand la température est sous les 0°C (aucun problème pour nous du coup) et propose également des ouvertures exceptionnelles de nuit où la piste est éclairée par des flambeaux situés de part et d’autre du sentier de glace. Cela donne aussi la possibilité de nuit d’observer les étoiles qui brillent de mille feux tant la journée aura été belle. C’est vraiment magnifique. Malheureusement, nos téléphones ne résisteront pas au froid, il faudra imaginer ! Après avoir enfilé les patins autour de petits feux de camps, il est temps de faire nos premiers pas sur la glace. Fanny, frigorifiée par la randonnée précédente et fatiguée par la journée éprouvante de ski de fond rendra les armes et ne se sentira pas la force de patiner. Elle décide donc de se poser au coin du feu en m’attendant. Mes premiers mouvements sur la glace seront très, mais alors très hésitant : mes jambes tremblent, sont raides, la souplesse de mes jeunes années est bien bien loin (si tant est qu’elle ait déjà existée…). Une fois lancé, ça va mieux, les mouvements deviennent de plus en plus fluides et je prends un énorme plaisir à rider cette glace. Je ferais 4 tours de pistes puis m’arrêterais là pour aujourd’hui car de plus en plus de monde afflue sur la piste et cela devient moins plaisant qu’au début. Je rejoins alors Fanny au coin du feu et nous repartons vers notre Airbnb, sièges chauffants et chauffage à fond. Il s’en suivra une bonne douche bien chaude qui nous ramènera à 37,5°C.

Samedi soir, nous prenons notre courage a deux mains pour re-braver le froid pour aller manger un bout. On se retrouvera dans le centre d’Huntsville, plus précisément au On the Docks Pub. L’endroit doit être super l’été puisqu’il domine la rivière qui passe en contre bas et dispose d’une belle terrasse en bois. On s’en passera aujourd’hui mais le lieu n’en reste pas moins chaleureux. Le Pub est plein et les locaux qui s’y retrouvent semblent y passer un agréable moment agrémenté de sport, discussions, musique et même de danse une fois que l’ambiance montera d’un cran. La principale attraction de la soirée sera « la fille au pull rouge » qui nous fera bien marrer. Quand on est arrivée, elle était posée au comptoir avec un mec qui se révèlera être son mari, et les amis de ce dernier. Elle ne devait pas forcément s’amuser et à préféré enchainer les verres. Bref, elle était complètement ronde, faite, bourrée, déchirée, appelez ça comme vous voulez. La fille au pull rouge en a eu marre et a quitté ce groupe pour aller sympathiser, comprenez faire des papouilles à différents autres mecs de ce bar, sans oublier toutefois de revenir le temps de 4 secondes revoir son mari, lui faire un bisou et repartir de plus belle. Un vrai spectacle ! Au bout de 2h, soit précisément à la fin de la retransmission du match de hockey des Toronto Maple Leafs à la télé, son mari décide de quitter les lieux, un peu blasé, sans oublier d’avertir la serveuse de garder un œil sur sa femme, qui continuait à enchainer les verres et les danses sexy avec d’autres gars. Ce petit manège durera jusqu’à notre départ, au delà de ça, on aura passé un super moment dans ce bar et les plats était bons et très trèèèès copieux.

 

 

La fameuse fille au pull rouge et son mari

 

 

Le dimanche matin, nous démarrons la journée par une nouvelle discussion avec nos hôtes, tout d’abord pour les remercier, mais également pour leur demander de nouveaux conseils sur des petites pépites locales. En effet, nous souhaitons profiter de cette dernière matinée ensoleillée pour faire une petite randonnée avant de regagner Toronto. Toujours heureux de partager avec nous les secrets de Muskoka, Kim et Phil nous conseillent d’aller randonner à 20km de là, au Limberlost Forest and Wildlife Reserve. C’est un lieu particulièrement apprécié par les gens du coin pour s’y ressourcer le week-end, loin des autres zones touristiques de la région. Ni une ni deux, nous faisons route vers cet endroit magique en empruntant des routes sublimes mais… enneigées. On roule à 30km/h tellement on a peur de glisser, ralentissant par la même occasion les quelques énormes pick-up du coin habitués à rouler sur ce type de terrain. La neige sur la route s’est en réalité transformée en glace qui luit à la lumière du soleil. Ce n’est pas très rassurant, on frôle un peu l’inconscience mais on reste très prudent et nous disons qu’au pire, on finira notre course dans un tas de neige et non pas dans un fossé. Après plus de 30 minutes sur ces routes glacées, qui ouvrent également de sublimes paysages de carte postale, nous arrivons enfin à bon port. Kim nous avait conseillé la randonnée Buck Lake, et on ne sera pas déçu. Au programme : marche dans la neige et sur le lac gelé, points de vue superbes, cascade glacée… On en prend une nouvelle fois plein les yeux. Cet endroit aura vraiment été notre coup de cœur du week-end, si beau et si paisible, tout ce que l’on recherche lorsque l’on s’évade le temps d’un week-end de Toronto. Malheureusement nous ne pourrons pas rester aussi longtemps que nous le souhaitions, puisque nous avions un impératif : être de retour à Toronto pour 18h pour le match de foot hebdomadaire de Rémy.

 

 

 

 

Voilà comment se parachève notre super week-end dans la Région de Muskoka. On a découvert encore de magnifiques endroits, avec une nature toujours aussi luxuriante et rencontré de très sympathiques hôtes qui auront su nous guider et nous donner de précieux conseils pour découvrir au mieux leur région.

On espère toujours réussir à vous faire voyager avec nous par nos récits, on est toujours preneurs de vos avis pour améliorer notre blog.

A très bientôt pour de nouvelles aventures…

 

 

 

Le paradis blanc – Michel Berger

 

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Promenons-nous dans les bois – Algonquin Provincial Park

Classé dans : Parcs | 3

 

Dimanche 1er juillet, c’était Canada Day, et qui dit jour férié qui tombe pendant un week-end, dit jour férié reporté au lundi !  Pour ces trois jours, nous décidons de nous rendre dans une des destinations que nous avons cochée depuis bien longtemps : le Algonquin Provincial Park.

 

 

Après avoir tergiversé plusieurs jours pour louer la voiture au meilleur tarif, la sanction tombe : plus aucune voiture n’est disponible, et ce, chez aucun loueur dans Downtown. Alors que nous avions déjà réservé notre chambre pour deux nuits, nous voilà en rade de voiture… Heureusement, on se repli in extremis sur une location … à l’aéroport ! Pour rien au monde nous n’aurions loupé ce week-end, quitte à payer un aller retour chacun pour l’aéroport par le UP Express (le train reliant en 25min l’aéroport du centre ville de Toronto).

Une fois sur place, la malchance nous poursuit : alors qu’il n’y a strictement personne chez les autres loueurs, une dizaine de personnes végète devant Alamo.

Alors que nous avions loué une voiture en catégorie économique, nous nous retrouvons avec une belle Dodge Charger, avant finalement d’être reconduit vers une autre voiture, un imposant SUV Ford Edge. La demande en voitures de location étant si intense pour ce week-end, que le personnel d’Alamo semble débordé. Dès qu’une voiture est réceptionnée, peut importe sa catégorie, elle est de suite transmise à d’autres clients dans la minute. Parfait pour nous, on n’en demandait pas tant !

Bon, c’est bien beau ces histoires de voitures, mais le match France – Argentine commence dans une heure, il est grand temps de prendre la route !

Nous avions initialement prévu de regarder le match à Barrie (à 110km de Toronto), mais les bouchons en sortie de Toronto nous font rapidement changer d’avis. Après 35,8 kilomètres, nous nous arrêtons dans la ville de King City et cherchons désespérément un bar où regarder le match des bleus ! C’est finalement au « Hey Paesano » que l’on appréciera les fulgurantes accélérations de Mbappé et l’abnégation de ses collègues, tout en dégustant un énooooorme petit déjeuner. Quelques clients accompagneront les cris de Rémy sur les différents buts pendant qu’un autre viendra nous compter sa « portugalophobie » et son « argentinophobie ».

 

Petit-dej à King City

 

Le coup de sifflet final retenti enfin, les spectateurs dans le restaurant sont libérés, exultent, se serrent dans les bras. Les cris de joie des passants se mélangent aux innombrables klaxons et fumigènes dans le centre ville de King City, c’est tout simplement de la folie, on se croirait à la Meinau ! Enfin ça, c’est dans nos rêves, la réalité est toute autre : calme plat dans cette ville désertique !

Nous repartons le sourire jusqu’aux oreilles et décidons de changer d’itinéraire, et de prendre les petites routes qui longent notamment les superbes rives Est du Lac Simcoe,  (plutôt que de rester coincés dans les bouchons sur l’autoroute). Fenêtres grandes ouvertes, 35 degrés dehors, c’est parti pour un week-end qui commence bien !

Presque 4h plus tard, nous arrivons à l’entrée Ouest du Algonquin Provincial Park, et plus précisément au Visitor Center. C’est ici que vous devrez vous acquitter de la somme de 17$ par jour afin de stationner votre véhicule dans le parc et de profiter des multiples activités qu’offre ce parc. Parlons-en de ce magnifique parc : à équidistance d’Ottawa et de Toronto, le Algonquin Provincial Park est le plus grand parc de l’Ontario. On y dénombre pas moins de 2400 lacs qui en font l’un des lieux privilégiés pour faire du canoë. La route 60, traversant le parc sur 56km, vous donnera la possibilité de rejoindre plusieurs sentiers de randonnée, de VTT, d’équitation et de ski de fond qui complètent la panoplie des activités proposées ici. Enfin, pour les Robinson Crusoé en herbe, le site propose également plusieurs terrains de camping. Pour ce week-end, nous prévoyons de ne faire que de la randonnée pédestre, sachant que l’on y retournera en septembre pour faire du canoë avec les copains venus de France (on a hâte) !

Pour notre première balade, nous nous rendons au point kilométrique 7,2 (comprenez sur les 56 qui traversent le parc) où se situe le Whiskey Rapids Trail. Sur le papier, cette balade à tout pour nous plaire : son nom déjà « Rapids », ça doit être animé, plein de vagues sur la rivière, trop bien ! Au final, nous sortirons totalement démoralisés de cette balade de seulement 2,1km à cause des centaines de milliers de moustiques (on exagère à peine !) ! On était pourtant prévenus et avions prévu le spray anti-moustique en conséquence, mais en vain. Après 40 minutes à avoir bataillé avec ces satanées bestioles, on peut dire que leur voracité l’aura emportée sur notre ténacité. Les photos parlent d’elles mêmes… Le plaisir de cette balade pourtant très sympathique a été complètement gâché et à ce moment là se pose la question des autres balades et de notre week-end tout entier. Comment passer un week-end complet dans cet enfer ? On se laisse la prochaine balade pour statuer sur ce qu’on va faire.

 

 

La balade suivante sera donc décisive, mais heureusement elle a un profil un peu différent et ne fait que 800m, on sera donc fixé rapidement sur les moustiques. Le sentier Hardwood Lookout propose une petite montée vers un superbe point de vue sur le Smoke Lake. Et c’est avec une immense joie que nous parcourrons ces quelques hectomètres sans le moindre moustique ! On est hyper rassurés et on apprécie d’autant plus la balade. Après coup, nous vous conseillons, si vous allez au Parc Algonquin en été, de privilégier les sentiers avec un peu de dénivelé et d’éviter ceux qui sont en bordure de lac, pour ne pas connaître nos malheurs liés aux moustiques. On s’en rendra compte tout le week-end que chaleur accablante + eau = moustiques. OK, il faut pas avoir fait Harvard pour s’en douter mais à ce point la, on n’imaginait pas.

 

 

Alors que l’on se dirige vers la dernière rando de la journée, située au km 27,2, on remarque qu’une voiture est stationnée en warning en face de nous au km 26. Un rapide regard nous permettra de voir que la voiture n’était pas arrêtée par hasard mais bien parce qu’une certaine attraction attisait leur curiosité sur le bord de la route. L’œil de Moscou de Fanny a repéré que cette attraction était en réalité un orignal (moose en anglais) qui se goinfrait de plantes vertes. Un demi tour vite fait bien fait et nous voici à hauteur de l’impressionnante bête qui ne semble pas être dérangée par notre présence.

Il faut savoir que rencontrer des animaux est l’objectif numéro 1 de Fanny en arpentant ces parcs, et que son ouïe et sa vision sont décuplés dans ces moments. Et quand elle touche le graal comme à ce moment précis, elle a des étoiles dans les yeux ; comme ils disent ici c’est AMAZING, AWSOME, FANTASTIC !

 

😍

 

Il est désormais presque 20h et on est poisseux, recouvert de produit anti-moustique, de piqûres et de sueur ; l’envie d’une bonne douche se fait ressentir. Il faut savoir qu’à part le camping et quelques Lodges, il est impossible de trouver un logement à l’intérieur du parc. Malheureusement, nous sommes passés à côté des différents motels situés dans les villes proches du parc, et nous avons opté pour une auberge située à plus de 30 min en voiture après la sortie Est du parc. La route est interminable, on a vraiment envie de se laver et de manger (rien dans le ventre depuis King City). On arrive dans la petite bourgade de Maynooth, à l’auberge The Arlington. Pour vous dresser un rapide tableau de cet endroit, la ville est aussi peuplée qu’une plaine Mongole, la chambre est une véritable étuve, et le débit de la douche est inversement proportionnel à celui des chutes du Niagara.

Bref, c’est pas ouf ! Une fois douché, on ira trouver du réconfort dans un petit McDo à 20 min de là et irons nous coucher bien fatigués.

Après une nuit ou Remy à du dormir 3h à cause de la chaleur, et un petit déjeuner au Mad Musher (petit resto simple et efficace aux propriétaires sympa à proximité du parc) nous repartons plein d’entrain pour cette nouvelle journée rando. Au programme,trois randos, dont une de 10km, et surtout une baignade bien rafraichissante, YESSSSSS !

Le Centennial Ridges Trail (plus longue rando du jour) aura vraiment été notre coup de cœur du week-end. Tout d’abord, peu de moustiques, et ça joue beaucoup dans notre notation ! Ensuite, un sentier magnifique et très varié passant par des zones forestières, des endroits plus minéraux, des points de vue magnifiques, des lacs, des cours d’eau, des pontons, et un panorama final extraordinaire que nous apprécierons comme une récompenses de tous nos efforts… Le Canada version carte postale comme on l’imagine. Nous mettrons 4 bonnes heures pour cette rando que nous qualifions d’assez difficile mais très plaisante ! A noter toutefois que nous sommes parti avec 2 litres d‘eau et avons terminé la randonnée à sec ! Donc prévoyez de quoi vous hydrater !

 

 

Comme vous l’aurez compris, la randonnée aura été sportive et sous une chaleur accablante. Après un bon Pepsi bien frais, on a qu’une seule envie : SE BAIGNER !! On se dirige alors au Lake of Two Rivers mais la sécurité nous reconduit gentiment en nous informant que la plage est surpeuplée et qu’ils ne nous laisseront pas rentrer. Le moral en prends un coup sachant que cette baignade doit également faire office de douche, vu ce qu’on a à l’auberge, autant barboter dans de l’eau fraîche en faisant la planche. Bref, on comprend bien que la baignade ne sera pas pour tout de suite et on décide de se faire deux petites randonnées : la Lookout (bonne montée bien verticale pour un superbe point de vue) et Big Pines (ne vous trompez pas dans la traduction Pines = Pins !). Cette dernière, en compagnie des moustiques, aura raison de notre entêtement : il faut qu’on se baigne avant de rentrer !

On décide alors de tenter le coup au niveau de la East Beach du Lake of Two Rivers pour enfin faire trempette. La plage est assez longue mais minuscule en profondeur. Qu’importe, on s’éloigne un peu des premières familles qui ont posées leurs serviettes pour trouver un petit endroit ou poser les nôtres, se changer et ENFIN se rafraîchir ! Et là ! Le bonheur !

Il y a des petits moments de la vie qu’on apprécie vraiment pour la beauté du paysage, la relaxation, et la plénitude que cela apporte ; et ce moment en fait parti ! On y est ! On est au Canada en train de se baigner dans un put**n de lac trop beau ! QUEL KIFF!

 

 

On profite de cet endroit magnifique une bonne heure avant de rentrer manger un morceau, puis de retrouver notre chambre. Le ventilo à fond toute la nuit permettra à Rémy de fermer l’œil un peu plus longtemps que la veille.

 

Lundi matin, c’est déjà le dernier jour ici. On réussi à partir tôt de l’auberge sur les coups de 7h45 pour profiter au maximum de notre journée.

Après un petit déjeuner au Algonquin Lunch Bar, on trace vers l’autre grande randonnée que propose le Parc, le Mizzy Lake Trail. Cette randonnée sillonne pas moins de 9 lacs sur une dizaine de km.

On était prévenu, mais on ne voulait pas louper cette rando incontournable. On a joué et on a perdu… Vous le sentez venir ? Pendant 4h nous aurons tenté tant bien que mal de chasser les moustiques et mouches noires (qui piquent) de notre route, en vain. Cette randonnée aura vraiment été un chemin de croix à ce niveau là ; psychologiquement, les nerfs craquent et on ne pense qu’à une seule chose : en finir. La balade est vraiment superbe mais totalement gâchée par ces insectes qui font bzzzz dans vos oreilles, rentrent dans les yeux, piquent à travers les vêtements… l’Enfer sur Terre ! Cerise sur le gâteau, on aura même eu le droit à une attaque d’un essaim de mouches noires entre deux lacs qui nous ont obligé à courir pour s’en débarrasser. Après la balade, le résultat est conforme à l’horrible moment vécu : les bras de Fanny sont ravagés par plusieurs dizaines de piqûres de moustiques pendant que l’unique mollet droit de Rémy recense pas moins de 31 piqûres !

 

 

Fin de la balade, il est l’heure de rentrer sur Toronto et d’affronter les interminables bouchons du Canada Day. Nous mettrons au total plus de 5h30 pour rentrer à la maison, des souvenirs géniaux pleins la tête et ayant l’impression d’avoir connu à la fois le Paradis, de par les paysages somptueux que propose le parc, et aussi un peu l’Enfer, de part ces êtres vivants inutiles qui vous sapent le moral !

Mais une chose est sûre, on reviendra en Automne et en Hiver pour apprécier une nouvelle fois tous les secrets qu’offrent ce sublime Algonquin Provincial Park !

 

PS: en bonus exclusif, (et aussi parce que vous êtes en vacances et que vous avez le temps 😜), on vous a concocté une petite vidéo qui résume ce week-end. Soyez indulgents, c’est notre premier test…! En espérant que ça vous plaise !

 

 

Loup y es-tu ? – Comptine

 

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Défier les chutes du Niagara – Région de Niagara

Classé dans : Niagara | 1

 

 

Chers lecteurs, cela fait désormais 48 jours, soit 1 152 heures ou encore 69 120 minutes que nous ne vous avons pas donné signe de vie sur le blog, quel scandale ! Pour votre information, les derniers week-ends ont été plutôt reposant, entre balades, sport, shopping et autres activités qui ne vous auraient sans doute pas transcendées dans ce blog. La coupe du monde aussi, qui occupe tout notre esprit suite au début poussif des bleus (mais ça, c’était avant!), ne nous permet pas de dégager beaucoup de temps pour écrire nos récits.

Mais en ce week-end du 23 juin, c’est direction Niagara, alors plus aucune excuse et on reprend la plume !

 

Je vous passe les détails classiques de récupération de la voiture chez le loueur pour passer directement à notre voyage vers Niagara Falls, situées à environ 130km de Toronto.

 

Toronto-Niagara

 

Pas de chance, alors que cela fait plus de trois semaines qu’il fait très beau sur Toronto, nous tombons sur LE week-end où la pluie et les orages alternent avec une épaisse masse nuageuse dans le ciel. Et on met très peu de temps à s’en apercevoir puisque c’est sous une pluie battante que nous parcourrons les premiers kilomètres de notre périple. Le trajet se déroule sans encombre jusqu’à Niagara Falls où nous garons la voiture pour quelques heures en échange de 10$. Notre première impression au sujet de la ville confirme bien ce qu’on avait entendu à droite à gauche : c’est très laid. Plusieurs buildings en béton sans aucune harmonie, des devantures hyper kitchs, bref cette ville n’a vraiment pas de charme à nos yeux. On ne s’attarde pas et nous dirigeons rapidement vers les chutes, qui devraient nous redonner du baume au cœur.

 

Après 10 minutes de marche, nous voilà devant les chutes, plus précisément en face des American Falls, les plus petites chutes mais tout de même impressionnantes. Vous l’aurez compris, les chutes du Niagara marquent ainsi la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.

 

American Falls

 

Après une quinzaine de tentatives pour avoir THE selfie, nous continuons notre route le long de la promenade où se retrouvent plusieurs centaines de touristes, mais où on peut circuler assez facilement. A vrai dire, nous nous attendions à plus de monde pour un week-end, mais les prévisions météo en ont certainement découragé plus d’un.

 

Ca y est, nous arrivons à hauteur des chutes les plus connues, les plus belles : les Horseshoe Falls. Pour ceux qui ont arrêté l’anglais au collège, ou pour ceux qui ont la flemme de chercher dans le dico, Horseshoe veut dire fer à cheval. En effet, ces chutes ont une forme arquée qui s’étend sur 675m de long pour une cinquantaine de mètres de haut. Le débit est impressionnant (2800mpar seconde) et le fracas de l’eau sur les rochers en contre-bas participe à ce spectacle extraordinaire.

 

Le bouillonnement de l’eau et l’intensité du débit provoquent une importante brume qui aura le don de bien nous tremper et qui met à mal le brushing de ces dames. Nous rejoignons la Table Rock, située à l’endroit même ou la rivière entame sa chute de 50m, et c’est certainement l’endroit le plus impressionnant ! Il y a d’autres moyens de contempler les chutes d’encore plus près et notamment à bord d’un bateau qui vous amènera au pied des chutes. Nous décidons de garder cette activité lorsque nous accompagnerons (très bientôt !) nos futurs visiteurs !

 

 

Nous poursuivons notre chemin et nous retrouvons un peu par hasard sur Clifton Hill, surnommée également the Street of Fun. Alors là, attention les yeux, on arrive au summum du kitch, au paradis des jeux de sons et lumières, au paroxysme de l’émotion culturelle. Entre le musée du Guinness Book des Records, les manèges bruyants, les salles de jeux où se réunissent, vous vous en doutez, l’AFRV (l’Association des Fans de Rousseau et Voltaire), on est servi ! On en profite donc pour manger un morceau afin de contempler le spectacle, et on ne vous le cache pas, on rigole bien ! Particulièrement sur cette jeune femme, qui semble être extrêmement passionnée par son travail en contrebas. Bref, Niagara Falls, nous a laissé un bon souvenir pour les chutes qui sont vraiment très belles, mais comme on l’entendra plus tard, quand on regarde les chutes, il ne faut pas se retourner.

Par ailleurs, on apprendra par la suite que c’est une des destinations les plus en vogues au Canada pour les lunes de miel… On a vraiment du mal à comprendre le pourquoi du comment 🤔

 

 

Pour la fin d’après midi, nous décidons de faire route vers Niagara-on-the-Lake, petite ville (très) paisible, située en bordure du Lac Ontario, aux allures de maisons de poupées qui tranche avec le vacarme de Niagara Falls. On décide de se balader pendant une bonne heure, en arpentant Queen Street, la rue principale de la ville où se rassemblent quelques boutiques aux devantures fleuries.  Nous marcherons également au bord du lac et contournerons le Fort Georges, le principal site touristique de la ville (que nous n’avons pas visité). Pour votre information, une petite halte suffit à Niagara-on-the-Lake ; pas besoin d’y passer la journée car on a quand même (très) vite fait le tour.

 

 

Après avoir pris possession de notre AirBnB à quelques kilomètres de là, à Saint-Catharines, nous nous rendons à Port Dhalousie. Si vous avez l’occasion d’y passer, ce petit port de plaisance est l’endroit parfait pour pique-niquer et profiter de la petite plage, à l’écart de toute activité touristique (la baignade y était par contre interdite ce jour). La brume du lac s’entremêle avec les quelques rayons de soleil d’un jaune or et le ruissellement des petites vagues se confond avec le bruissement des arbres qui plient sous le vent : le spectacle est assez surprenant !

 

 

Pour finir cette première journée riche en émotions, nous passons la soirée à la Tailgate Party, toujours à Saint-Catharines. C’est un événement annuel qui rassemble les vignerons de la région et de nombreux amateurs de vin. Pour la petite histoire, cet événement nous a été conseillé par Amélie, une ancienne de Sup’Biotech (notre école d’ingénieur), issue de la première promotion. Amélie est arrivée en 2011 en Ontario et est actuellement Vice-présidente du Château des Charmes, un vignoble d’une centaine d’hectares (plus de précisions dans la suite de cet article).

 

Pour en revenir à l’événement, si vous aimez le vin et si vous aimez manger, c’est là qu’il faut venir. En effet, en échange d’un pass de 90$, vous aurez la possibilité de goûter une multitude de vin rouges, blancs, rosés, pétillants, et champagnes de producteurs locaux et de déguster de succulentes préparations sur plusieurs dizaines de stands, et cela à volonté pendant plus de 4h. A noter également que des groupes de musique vous feront apprécier d’autant plus ce moment.

 

Après quelques dégustations, nous retrouvons Amélie qui nous explique son parcours et son ascension au poste de Vice-présidente, ainsi que l’histoire de la filière du vin en Ontario et notamment l’adaptation et les techniques pour que les vignes résistent au climat. Nous avons vraiment adoré cet événement très détente, dans une super ambiance relax.  Vers 22h, il est temps de regagner la voiture avec comme objectif de rester assez discret, pour ne pas éveiller la suspicion des potentielles patrouilles de police qui pourraient se dresser sur notre chemin. Pas d’inquiétude, nous n’avons pas vraiment fait d’excès ce soir là, mais je me devais de raconter cette anecdote. En arrivant à la voiture, Fanny se trompe de bouton sur la clé de la voiture et actionne le bouton « klaxon pour retrouver ma voiture sur un parking ». Après une dizaine de coups de klaxon, elle réussit tant bien que mal à stopper ce vacarme. Pour la discrétion, on repassera…

 

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous retournons à Port Dhalousie, sous la pluie, pour bruncher au Rozie’s Breakfast Cafe. L’endroit est très chaleureux, le service est remarquable et très sympathique, et les assiettes sont copieuses et bien cuisinées : de quoi bien lancer notre journée.

 

Après s’être bien rempli l’estomac, nous avons la chance de pouvoir participer à une visite du  Château des Charmes, le vignoble dans lequel travaille Amélie. Crée en 1978 par le Français Paul-Michel Bosc, le domaine a été pionnier dans l’introduction de cépages Européens en Ontario. Ce qui est assez étonnant, c’est qu’à l’inverse de la France où les cépages sont très régionalisés, au Château des Charmes sont cultivés 14 cépages différents.

Pour ceux qui se posent la question du climat et de la résistance des vignes aux températures négatives, voici les différentes techniques utilisées au Château. Pour être viables, les vignes doivent être maintenues à une température supérieure à -16 degrés.

Initialement, la meilleure technique qui avait été trouvée pour maintenir ces températures en hiver était de brasser l’air plus chaud à quelques mètres de hauteur avec l’air plus froid au sol à l’aide… d’hélicoptères. La facturation à hauteur de 2000$ de l’heure a fait cogiter les propriétaires du vignoble, qui ont finalement investi dans de nouveaux équipements : des sortes ventilateurs semblables à des éoliennes. Ainsi, il est possible de conserver des vignes viables en Ontario même en présence de températures frigorifiques (pour nous Français !). Nous poursuivrons la visite du chai, des caves et la dégustation en compagnie de l’énergique guide québécoise qui mentionnera à plusieurs reprises l’apport précieux du savoir faire d’Amélie dans les différentes activités du vignoble (si tu nous lis, bravo à toi !).

On se délectera également de quelques remarques de notre guide au sujet de la gestion « calamiteuse » du déneigement par les autorités ontariennes versus la qualité du service québécois quand 30cm de neige sont tombés en Ontario (ça se compte visiblement en mètres au Québec !) ; ainsi que de la différence du niveau de conduite sur la neige des automobilistes de ces deux provinces. On rigole intérieurement en pensant à la France qui est paralysée dès lors qu’il tombe 2cm de neige.

 

 

Il est bientôt 15h en ce dimanche 24 juin et il est l’heure de rentrer avec à nouveau de nombreux souvenir dans la tête, mais en ayant déjà à l’esprit le prochain week-end de 3 jours qui s’annonce, la semaine prochaine, au Parc Algonquin !

 

Océan – Thierry Cham

 

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