Sous le vent – Balade hivernale aux Woodbine Beaches

Classé dans : Toronto, Week-end | 0

 

 

 

Après avoir passé tout notre samedi à l’appartement à ranger, nettoyer, récurer, puis cuisiner pour nos invités du soir, il était primordial pour nous de prendre un bon bol d’air en ce dimanche rayonnant. La chance nous sourit puisqu’il a neigé toute la nuit et c’est avec un grand plaisir que nous nous lançons dans une balade matinale en direction des Woodbine Beaches. Le temps est radieux mais assez frisquet.

On commence à découvrir ce paysage blanc dès la sortie de notre immeuble où la rue voisine est recouverte de cette poudreuse immaculée. Une fois les quelques Skype improvisés avec la famille terminés, nous nous dirigeons vers l’Est en empruntant Queen Street East. C’est toujours un plaisir de se balader dans notre quartier que nous ne quitterions pour rien au monde. Loin des buildings et de la fourmilière de Downtown, on apprécie vraiment la vie de quartier qui ressort de Leslieville : les poissonniers, bouchers, bistrots, et nombreux parcs jouxtant de mignonnes petites résidences ont tout pour nous séduire.

 

 

 

 

Avant de rejoindre les plages, nous coupons par le Woodbine Park, immaculé lui aussi. Il est tombé par loin de 15cm la nuit dernière, et les quelques personnes que nous croisons en profitent pour promener leurs chiens « foufous » dans la neige, font du ski de fond ou de la luge. Malgré cette ambiance féerique qui nous entoure, il faut toutefois résister aux bourrasques de vent qui balayent la neige de droite à gauche et qui auront le don de nous fouetter le sang. Il faut aussi rester extrêmement vigilent où nous mettons les pieds. En effet, la neige recouvre une couche de glace épaisse et les appuis deviennent alors très fuyants à certains endroits.

 

 

 

 

Une fois le parc traversé, il est temps de rejoindre les Woodbine Beaches où se retrouvent en été de nombreux torontois, mais où curieusement (ou pas !), nous croiserons beaucoup moins de monde. Le spectacle est sublime. Les rochers sont recouverts de glace tandis que certains branchages sont doublés d’une fine couche de glace. Le lac n’est pas gelé car le courant de ce côté-ci y reste assez intense. Le vent très violent au bout de la pointe des plages sonnera le gong de fin de la balade : Il faut vraiment rentrer car si on reste la, on va se transformer en Mister Freeze. Sur le retour on assistera à une étonnante bagarre de chiens assez impressionnante, toujours dans cette épaisse couche de neige. Avant de rentrer, on s’arrêtera manger un bout dans un pub situe sur Queen Street, le Murphy’s.

 

 

 

 

Bref, cette balade était vraiment sympa et on a encore vu de très belles choses. On espère que notre chère France ne souffrira pas trop des 5cm de neige qui paralyseront à coup sûr la capitale et feront la une des JT de Pernault et BFM TV. Quand on pense à ça, on est obligé d’avoir un petit sourire en coin.

 

Sous le vent – Céline Dion ft Garou

 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

 

Si tu veux recevoir une notification à chaque nouvel article publié, abonne-toi !

 

Nous gardons vos données privées et ne les partageons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialité.

Je te survivrai

Classé dans : Tempête de neige Avril 2018 | 8

Il est aux alentours de 7h du matin le mercredi 11 avril 2018 lorsqu’un bulletin météorologique spécial pour Toronto apparaît sur nos écrans de téléphone d’un rouge flashy qui a le don de détruire nos photorécepteurs (ophtalmologie for ever) : « Les précipitations pourraient commencer à tomber [ce week-end] sous forme de pluie, mais des vents du Nord-Est qui s’intensifient attireront de l’air plus froid provenant d’un anticyclone de l’Arctique se trouvant au nord, si bien que la pluie se changera en pluie verglaçante ». Ambiance.

A ce moment précis de l’article, il est tout à fait normal que vous n’éprouviez aucune empathie vis-à-vis de vos bloggeurs préférés, qui, en allant à Toronto, devaient bien être conscients des risques encourus. Et vous avez raison. Mais quand on y est, c’est différent. Quand le bruit du vent siffle dans vos oreilles pendant 48h sans s’arrêter à l’image des vuvuzelas dans les stades d’Afrique-du-Sud, quand vos fenêtres congèlent et s’entourent de stalactites et quand les trottoirs ressemblent plus à la patinoire des Maple Leafs qu’à des trottoirs ordinaires, on se dit que les hivers seront longs, voire interminables !

Cependant, Fanny est toute excitée devant un tel spectacle et insiste pour aller faire un petit tour dehors, et étrenner le kit utile du Canadien : le bien nommé après-ski/doudoune/écharpe/bonnet/gants. Nous irons alors braver les éléments une bonne heure durant, en traversant notamment le Trinity Bellwoods Park où quelques courageux auront la motivation de sortir leur chien, la luge pour les enfants et même les ski de fond pour certains. Après un petit tour rapide, on ne s’attarde pas, les bourrasques de vent ressenties alors à -11°C auront raisons de nos jambes qui finiront frigorifiées.

 

 

Dimanche soir, la tempête s’achève, on a eu froid mais le moral est intact et la neige fond (très) progressivement. Le bilan est sans appel : 1800 accidents sur les routes, plusieurs dizaines de milliers de foyers privés d’électricité, des lignes de train et de métro suspendues. Finalement, cet épisode météorologique nous aura certes impressionné, mais aura été un bon crash test pour les hivers à venir.

Place au beau temps !

 

Je te survivrai – Jean-Pierre François

 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

 

Si tu veux recevoir une notification à chaque nouvel article publié, abonne-toi !

 

Nous gardons vos données privées et ne les partageons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialité.