Week-end dans la région d’Ottawa

Classé dans : Week-end | 2

 

Avant de commencer la rédaction de cet article, on s’est aperçu qu’il était vraiment difficile d’innover pour l’intro des différents voyages que nous partageons avec vous. On tourne souvent en rond avec la classique location de voiture, le trajet sans encombre, l’arrivée au Airbnb…

On a alors fait ce que tout membre de notre génération fait lorsqu’il se trouve face à un mur : 

 

Photo Google

 

La deuxième étape est aussi on ne peut plus classique : cliquer sur le premier lien, car « s’il est là, c’est qu’il ne doit pas être trop mal ». On découvre alors un tuto présentant « 5 moyens faciles de commencer un article » :

1 – Une citation inspirante. A part « muscle ton jeu Robert » ou « les sanglots longs des violons de l’automne, bercent mon cœur d’une langueur monotone » qui nous inspirent à peu près, on n’est pas vraiment sur un segment qui nous corresponde.

2 – Des mots chocs. Dans le registre putaclick, on n’est vraiment pas les bons clients. Notre blog avoisinant autant de visites que le nombre d’éléphants présents au Canada, on n’a pas besoin de ça.

3 – Des chiffres clés : Déjà fait… nombre de lacs, superficie, habitants… redondant.

4 – Une définition bien tournée. Pas envie.

Vous comprendrez donc qu’on devrait se tourner vers la 5ème solution qui s’avère être : Un décor bien planté.

Pour ce week-end de trois jours où nous fêtons la famille en Ontario (tous les prétextes sont bons pour avoir un jour férié), notre cœur balance entre deux options qui nous séduisent.

La première possibilité est en réalité la plus évidente. Passer quelques jours à Blue Mountains qui est la « grosse station de ski » la plus proche de Toronto. Le hic, c’est que les prix proposés sont exorbitants pour ce week-end prolongé, et que la station devrait faire le plein, ce qui ne nous enchante pas forcément.

Après avoir tout mis en œuvre pour convaincre Ayette et Julien, deux collègues de Remy qui nous accompagneront pendant ce week-end, notre choix se portera finalement sur Ottawa.

Certes, Ottawa se trouve à environ 5h de route (voire plus avec les bouchons) de Toronto, mais on y recense de nombreux points positifs pour ce type de week-end. Tout d’abord, on retrouve plusieurs stations de ski à max 1h30 du centre-ville (dans la région de l’Outaouais), ce qui nous permettra d’en tester deux sur le week-end. Secondo, cela nous permettra de visiter Ottawa en hiver pour tenter d’effacer la mauvaise impression qu’on avait eu la première fois (si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici !).

Cela devrait être particulièrement sympa cette fois-ci car on tombe en plein dans la semaine du Bal des Neiges. Troizio, on trouve une offre de logements incomparable à Blue Mountains, pour des prix beaucoup plus raisonnables. Let’s go !

J’ai dit dans l’intro que je vous épargnerais les blabla du trajet aller, donc je dirai juste une phrase : c’était l’enfer. Pour illustrer ce mauvais moment à passer, nous avons fait 80km en deux heures 😤! Bref, on arrive à destination assez fatigués, un petit McDo et au lit pour être en forme le lendemain.

Samedi matin, le temps est radieux. Il fait froid mais on devrait avoir une super journée sur les pistes. Après quelques courses pour prévoir le pique-nique du midi et un petit déjeuner express au Tim Hortons du coin, nous faisons route vers la station Mont Cascades. Nous avalons les quelques kilomètres bercés par les différentes radios québécoises toujours aussi sympas. Les paysages sont magnifiques : les prés sont revêtus d’une bonne couche de neige immaculée, les rivières intégralement gelées, et de nombreux petits chalets clairsemés dans les collines laissent planer un doux air de vacances.

Si vous imaginez le Canada comme un paradis de ski de descente comparable à ce que l’on a dans les Alpes, vous êtes à côté de la plaque. Pour vous dire, la plus grande station « du coin » (comprenez dans un rayon de 1000 km autour de Toronto) culmine à 968m de hauteur, à Mont Tremblant, au Québec. Quant à elle, Mont Cascades ne culmine qu’à 305m de haut pour un dénivelé de 165m, la folie ! C’est à ce moment-là qu’on prend nos mouchoirs pour essuyer nos larmes. Qu’importe, la station comporte tout de même une vingtaine de pistes pour 3 télésièges, on ne devrait quand même pas s’ennuyer !

On arrive à la station sur les coups de 11h, récupérons notre matériel pendant qu’Ayette et Julien nous attendent au chaud. Ces derniers nous ont d’ailleurs trouvé des bons plans en ligne sur Groupon et Costco, merci à vous ! Pour 60$/personne taxes incluses, nous avons un package équipement + forfait de remontées mécaniques jusqu’à 22h.

 

 

Mont Cascades

 

 

Ça y est ! Après plusieurs années d‘absence sur les pistes, nous rechaussons les bonnes vieilles chaussures de ski hyper confortables et les spatules. Une première descente sur une piste baby pour se remettre en jambe et hop on attaque notre journée. La neige est excellente en début de journée, pas un nuage dans le ciel mais un petit vent glacial en haut de la colline. Bien que les montées durent bien plus longtemps que les descentes, on prend un plaisir fou. Virages à gauche, virages à droite, petits sauts, schuss, planté du bâton, descentes au milieu des arbres… On kiffe !

On prend notre petite pause dej’ aux alentours de 13h30 dans le Visitor Center qui dispose de nombreuses tables pour se restaurer, sans aucune obligation de consommer dans le restaurant « d’altitude ».

C’est alors que nous resterons assez admiratifs de la confiance mutuelle qu’ont les Canadiens entre eux : ils laissent tous trainer ici et là leurs affaires (chaussures, vestes, divers sacs, …) toute la journée, sans aucune surveillance. On n’a pas l’habitude de dire « le Canada c’est bien, la France c’est nul » mais sur ce point, on doit avouer que ce genre de chose n’arriverait jamais en France, malheureusement. Et pour sûr, ce respect mutuel et ce civisme vont cruellement nous manquer à notre retour.

Après ce petit break, on retournera sur les pistes et tenterons tant bien que mal avec Julien d’amener les filles dans les endroits plus techniques. La première surprise qu’on leur a réservé était un passage composé de petites bosses sur une piste non damée… Pas cool… La dernière piste était certainement celle de trop : après s’y être engagées, les filles découvrent un beau mur devant elles et feront finalement demi-tour, avec une superbe remontée en escalier à montrer dans les écoles de ski. Franchement, tout le monde aura très bien skié et on reste persuadé qu’elles auraient facilement dompté cette difficulté sans la fatigue, le verglas et la visibilité descendante de la fin de journée. Cela se vérifiera d’ailleurs le jour suivant !

Sur les coups de 17h30, nous quittons la station pour ce qui aura été une très belle journée de ski !

 

 

 

 

Quelques courses (où Ayette et Julien auront envie successivement de comté, de pain aux raisins, et de baguette en l’espace de trois secondes (Nostalgie French Gastronomy)) et une bonne douche plus tard, nous décidons d’aller tâter l’ambiance d’Ottawa by night. On rejoint rapidement le centre, et en sortant du parking, on sent une certaine animation ambiante dans les rues. Pas mal de monde et de la musique au loin. Comme on vous l’a annoncé plus haut, on est en plein dans la semaine du Bal des Neiges à Ottawa où sont proposées de nombreuses activités : concerts, sculptures de glace, toboggans de neige… Il y en a pour les grands et les petits. Nous profitons alors quelques minutes d’un concert en plein air gratuit avant que le froid ne nous rappelle qu’une bonne bière et un bon plat chaud nous attendent. On teste alors quelques endroits mais tous les pubs sont blindés ! On trouvera finalement un immense pub dans lequel nous obtiendrons avec beaucoup de chance l’une des dernières tables de libre.

Nous passerons un bon moment dans ce pub joliment décoré et assez authentique et regagnons nos appartements, sans faire de folie festive impromptue.

 

 

Ottawa by night

 

 

C’est dimanche et nous nous levons tôt car 1h30 nous séparent de la seconde station de ski de notre séjour: Mont Sainte Marie ! Bien déterminés à rider la poudreuse, nous avons déjà prévus petits dej et pique-nique pour ce jour. On arrive à la station Mont Sainte Marie sur les coups de 10h30. Même rengaine que la veille pour récupérer les équipements et les forfaits, nous prenons le premier télésiège environ 45min plus tard.

A première vue, la station est plus grande, plus de monde, et un peu de queue aux remontées mécaniques. Si on compare à la station de la veille, le dénivelé sera double, pour deux fois plus de glisse 😎 ! La neige est excellente et la longueur des pistes bien plus agréable, on a moins l’impression de passer son temps sur le télésiège. Sur les pistes, ce n’est pas du tout la cohue, on a de la place pour s’amuser. La difficulté ira crescendo puisque nous débuterons tranquillement par des pistes vertes, puis des bleues assez simples et les filles se transcenderont pour finir par faire trois fois une bleue avec deux beaux murs verglacé, bien joué ! En parallèle, nous nous essayerons avec Julien sur deux noires dont l’une nous rappellera particulièrement que nos cuisses et genoux n’ont plus 20 ans, ça piquait grave ! Encore une super journée se termine où on aura bien profité de tous les recoins de la station.

 

 

 

 

 

Le réveil aux aurores, la route et la fatigue liée au ski auront raison de nous en ce deuxième jour. Nous décidons de passer le reste de la soirée à la maison tranquilou à prendre l’apéro et jouer aux cartes. Nous ferons ainsi découvrir le fameux jeu de cartes « Barbu » qui tend de plus en plus à s’internationaliser (on me dit dans l’oreillette qu’il n’est plus très loin de dépasser le poker en termes de popularité) à nos deux amis. Ayette jouera énormément de malchance en se prenant à elle seule la totalité des satanés rois de coeur, mais réussi tant bien que mal à garder son self-control. La chance du débutant semble la fuir.

Le lundi est déjà synonyme de dernier jour à Ottawa city. Pour ce jour, nous prenons le temps de ranger comme il se doit notre Airbnb, qui dans l’ensemble aura été très correct et décollons aux alentours de 10h30. Sachant que la route du retour s’annonce compliquée, nous ne prévoyons que de rester quelques heures dans la capitale avant d’entamer notre chemin du retour vers Toronto. Nous commençons ainsi notre visite d’Ottawa par le Parc Jacques Cartier, le fameux. Si vous ne vous souvenez par de ce qui l’a rendu connu dans le coin, faites un tour par ici (lien article Quebec). Pour le Bal des Neiges, le parc propose de nombreuses activités principalement à destination des enfants, mais nous voulions tout de même aller y jeter un œil. On y retrouve plusieurs petits jeux (babyfoot humain, basketball,…), des sculptures de glace immenses, une tyrolienne, des toboggans de glace, un sculpteur de bois, et une petite fanfare avec des enfants trop mignons. Nous patientons quelques instants pour faire un tour sur les toboggans qui nous ramènerons en enfance.

On récupère la voiture et filons vers Lac Dow, un endroit qui nous a été conseillé par une collègue de Fanny pour y faire l’activité que nous attendons tous : patiner sur la plus grande patinoire naturelle du monde ! Cette patinoire est en réalité un canal complètement gelé l’hiver, le Canal Rideau. Elle s’étend sur une longueur de 7,8km et les Ottaviens et Ottaviennes (et les touristes bien sûr !)  ont tout le plaisir de patiner gratuitement pendant une bonne partie de l’hiver. La glace est d’excellente qualité et aucune appréhension à avoir quant à son épaisseur : trois tracteurs énormes sont passées de front devant nous pour « refaire » la glace. On prend vraiment un plaisir fou et les petits entrainements que nous avons eu sur la patinoire de notre quartier y sont pour quelque chose. On a bien progressé ! Il n’y a pas trop de monde donc on y patine vraiment aisément. Certaines personnes viennent même avec leur poussette, patins aux pieds pour leur balade du jour. Une nouvelle fois, aucun problème pour laisser nos chaussures sans surveillance pendant plus d’une heure pour éviter de les trimballer, c’est beau ! Pour finir ce week-end en beauté, nous aurons le plaisir d’acheter, dans des kiosques présents sur la glace (!), une bonne poutine réconfortante et les fameuses queues de castor de chez Beaver Tails. C’est gras, mais qu’est-ce-que c’est bon !

Pour conclure, on a vraiment passé un super week-end, mêlé de sport et de détente. Merci à Ayette et Julien d’avoir partagé ça avec nous, c’était vraiment un plaisir de vous avoir avec nous !

A bientôt pour la suite de notre périple (qui pourrait semble-t-il virer bientôt vers une ville appelée New-York).

 

 

 

 

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

 

Si tu veux recevoir une notification à chaque nouvel article publié, abonne-toi !

 

Nous gardons vos données privées et ne les partageons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialité.