Ô Canada – Week-end à Québec

Classé dans : Week-end | 2

 

Il est minuit passé de dix sept minutes en ce 4 août 2018 quand retenti soudainement la voie de Woody Allen dans le hall d’arrivée du UP Express à Toronto. Les décors sont posés, les figurants prêts à entrer en action, l’actrice principale, Fanny, est partagée entre un sentiment d’impatience et d’excitation.

– Moteurs, Action !

Cette première scène du film tant attendu « Quand Fanny retrouve Môman » se déroule comme dans un rêve. Nathalie, déjà oscarisée, rappelons-le, dans « La Frange rebelle », était bel et bien prête à jouer son rôle aussi spontanément que possible, enchaînant avec une dextérité remarquable, câlins et bisous à sa petite « puce ». Remy immortalise ce moment alors que Serge, au deuxième plan, se réveille à peine de sa nuit de récup’, après une soirée assez mouvementée la veille sur Erquy. Comprenant vite que la fatigue a gagné les acteurs, suite à un voyage ayant notamment été marqué par un arrêt imprévu en Islande pour « faire le plein car il y avait trop de vent de face », le réalisateur repousse la suite des évènements au lendemain.

– Héééééé Coupez !

Après s’être levés consécutivement à 5h32, 6h08, et 6h36, au grand bonheur de leurs hôtes, c’est dans un état de jetlag certain que nos visiteurs auront découvert Toronto, trois jours durant. Parmi les visites, les incontournables chutes du Niagara, Toronto Islands, la tour CN, ainsi que quelques kilomètres dans Downtown avalés à la vitesse d’un Benoît Poelvoorde dans le film les Randonneurs. Je ne m’éterniserais pas sur toutes ces choses que vous connaissez déjà de part nos précédents articles, si vous êtes des lecteurs assidus (et que vous pouvez retrouver iciou encore là !).

 

 

 

Alors que nous travaillions la semaine, Serge et Nathalie ont fait route vers le Nord-Est, et plus particulièrement vers les Mille Iles et Montréal, avant de rejoindre Québec, où nous nous étions donné rendez-vous le vendredi soir pour y passer le week-end.

Grande première pour nous puisque nous décollons vendredi soir de l’aéroport Billy Bishop, situé en centre ville de Toronto, sur les Toronto Islands ! Pour y accéder, rien de plus simple puisqu’un tunnel lie l’aéroport au centre ville. On aura le plaisir de découvrir qu’il est possible d’avoir des bouteilles d’eau et sodas, ainsi que des petits gâteaux sucrés et salés gratuitement dans la salle d’embarquement pour patienter. Notre avion n’est pas très grand, le décollage est assez impressionnant et nous permet de contempler les îles au coucher du soleil, c’est trooooop joli 😍 ! Un petit apéritif dans l’avion et nous voilà déjà à Québec 1h30 plus tard.

Après une bonne nuit dans l’appartement de ce bon vieux René, un petit déjeuner à base de gaufres/sirop d’érable/bleuets, et un petit itinéraire préparé illico presto, nous nous lançons dans la découverte de Québec.

Pour la petite parenthèse historique 🤓, sachez que Jacques Cartier, célèbre navigateur Malouin s’est lancé en 1535 dans une folle expédition ayant pour mission d’explorer les richesses que propose le fleuve Saint Laurent. Après un hiver rugueux le navigateur et les membres de son équipage encore vivants feront demi tour. Il aura fallu plusieurs dizaines d’années pour qu’un nouveau français ne décide de s’aventurer dans cet univers inconnu, en la personne de Samuel de Champlain, en 1608. C’est d’ailleurs à ce dernier que l’on doit l’émergence d’un comptoir commercial de fourrures, prémices de la ville de Québec, bien aidé par une alliance avec une tribu indienne locale. L’arrivée des colons français à la fin du 17ème siècle assiéra un peu plus la présence française sur les bords du Saint Laurent. OUI MAIS, comme d’habitude, les Anglais s’en mêlent. Après bien des épisodes dont je tairais les détails pour ne pas finir cet article dans 3 mois, retenez que la ville de Québec est désormais la capitale de la Province du Québec, qu’on y parle le français québécois (on sait donc qui a eu le dernier mot 😉), et qu’on y recense pas moins de 530 000 habitants.

 

Notre visite de la ville débute donc par l’imposant parc des Plaines d’Abraham au Sud-Est de la ville. Cet endroit a été auparavant le terrain de batailles entre Français et Anglais au 18ème siècle. Il surplombe le fleuve Saint Laurent et est très joliment fleuri. On est samedi matin et on y croise de nombreux runners, malgré l’étouffante chaleur du jour. Au bout du parc, nous joignons la Citadelle qui offre un panorama magnifique sur le fleuve d’un côté et sur la vieille ville de l’autre, en contre bas. Aux abords de la Citadelle sont apposés des canons allemands subtilisés par les canadiens lors des batailles de la Somme, qui nous rappelle rapidement un bon week-end passé en Picardie il y a un an, et qui me permet de faire un petit clin d’œil à tous mes collègues Amiénois 👋. Après quelques clichés parfois artistiques (voir ci-dessous), nous poursuivons notre balade en entamant la descente vers la vielle ville.

 

 

Après une descente de quelques dizaines de mètres, nous arrivons sur la spacieuse terrasse Dufferin composée d’un superbe plancher de bois de 400m et bordée par des gardes corps en fer forgé. D’ici, on peut contempler la vue magnifique sur le Saint Laurent, l’île d’Orléans au loin, et l’imposant château Frontenac en hauteur. Le panorama est vraiment magnifique et on se met à s’imaginer le même paysage en hiver, ça doit être assez impressionnant.

 

Nous poursuivons notre visite en passant par le Château Frontenac, la fierté de la ville, perché sur le Cap Diamant de Québec. Par curiosité (et pour profiter un peu de la clim), on s’aventure même à l’intérieur du château qui est en réalité un hôtel depuis son ouverture en 1893. L’intérieur est orné de boiseries, le bar situé au fond du couloir principal est cosy et la galerie d’art propose des tableaux et sculptures très sympas.

 

 

Après un petit passage rapide par la place d’Armes, où un artiste de rue donne un petit spectacle (spécialité québécoise), nous descendons la rue du Trésor où des peintres locaux vendent leurs œuvres un peu à l’image de certains coins de Montmartre à Paris. C’est à ce moment précis que notre gosier commence à être vivement asséché et qu’une petite bière fraîche serait vécue comme une récompense de tous nos efforts fournis depuis 3 bonnes heures en plein soleil. Oui, mais comment ne pas s’arrêter avant par la basilique Notre-Dame-de-Québec à deux pas de là ?  Qu’à cela ne tienne ! (Bim ! j’ai pris 40 ans en lâchant cette expression !). Rien de spécial à noter sur la visite de cette basilique si ce n’est qu’elle se tient à l’endroit même où fut construite la première chapelle de la ville par Samuel de Champlain.

 

Quelques minutes plus tard, nous voilà dans la basse ville où l’afflux de touristes est vraiment impressionnant. Les petites ruelles pleines de charmes sont pleines à craquer, les terrasses prises d’assaut, les glaciers font leur chiffre d’affaire de l’année, et nous, on est au milieu de tout ça sans avoir eu encore l’occasion de nous poser un peu et de nous rafraichir ! Heureusement, le pub de l’Oncle Antoine dispose encore de quelques places libres, pour notre plus grand bonheur.

 

 

Pour finir cette journée riche en découvertes, deux étapes restent au programme : le Musée de la Civilisation et le match de baseball tant attendu par Nathalie et Serge ! On peut même nous rajouter une étape, et pas des moindres : leur expliquer les règles du baseball.

 

Nous commençons donc cette seconde partie de journée avec le Musée de la Civilisation, situé dans le quartier du Vieux Port. Sur la dizaine d’expositions que propose le Musée sur la thématique générale des Sciences Humaines et Sociales du Québec, nous avons malheureusement du en sélectionner qu’une partie, par faute de temps. Nous commençons donc notre visite par l’exposition intitulée « le Temps des Québécois »qui retrace de manière chronologique les grands évènements qui ont forgés l’histoire du Québec. Cette exposition est très riche et les panneaux explicatifs plutôt bien réalisés. Si il y a bien une idée générale à ressortir de tout ça, c’est bien que les Anglais sont des emmerdeurs (mode chauvin réactivé).

La seconde expo « C’est notre histoire »sera quant à elle plus orientée vers les populations autochtones du Québec tandis que l’exposition « Sortir de sa réserve »nous présentera de nombreux objets phares de l’industrie manufacturière québécoise, ainsi que les différentes thématiques développées en terme de recherche et d’innovation sur le territoire au fil de l’histoire.

Pour vous donner un avis général sur le Musée de la Civilisation, nous vous conseillons d’y aller car vous y apprendrez de nombreuses choses et le Musée est « bien foutu ». Par contre, allez-y plutôt le matin, quand votre esprit et vos jambes sont encore frais ; la visite intégrale du Musée pouvant prendre plusieurs heures.

 

Last but not least, le match de baseball tant attendu ! Après une première expérience à Toronto, où nous avions assisté à un match assez ennuyeux, nous retentons notre chance, dans le Stade Canac contenant certes 10 fois moins de places qu’au Rogers Center de Toronto, mais où l’ambiance se révèlera être vraiment géniale et très conviviale. Après avoir récupéré nos Hot-Dogs à 1$ et nos bières, nous prenons place en tribunes, bien garnies pour ce match qui opposera les Capitales de Québec aux Miners de Sussex. Il s’agit d’un match comptant pour une ligue de baseball indépendante opposant 6 équipes du Nord-Est des Etats-Unis, du Québec et de l’Ontario, rien à voir avec la Major League of Baseball donc. Les hymnes américain et canadien sont superbement chanté par une jeune fille, les chauffeurs de stade sont en place et commencent à mettre l’ambiance : le match peut commencer. On donnera de toute notre personne pour expliquer les règles à Serge et Nathalie, et pour laisser planer le suspens, on dira que l’une de ces deux personne à plutôt bien saisi les règle et que l’autre préférait apprécier la super ambiance environnante et s’amuser des spectateurs en train de se goinfrer de tout un tas de malbouffe. Plusieurs animations à noter pendant ce match avec notamment le jeu de la pizza. Le principe est simple, des pom-pom girls montent dans les travées du stade avec des pizzas et la pizza est offerte à celui qui crie le plus fort. Entre l’hystérie de certains, les cordes vocales saillantes des autres, ou encore des tentatives originales de danse mêlées à des cris, c’était un beau bordel. Nous, on était là, pantois, au milieu de cette foule déchainée pour une pizza, c’était vraiment beaucoup de fun comme ils disent ici.

Concernant le match, il était passionnant : des home runs, des courses folles, des tacles, des défenses tactiques très bien exécutées… on en a pour notre argent ! Score final : 6-0 pour les Capitales de Québec !

Si on a un petit avis/conseil à vous donner sur le baseball si vous passez au Canada, préférez un match à Québec plutôt qu’à Toronto. Certes, les affiches et la taille du stade ne sont pas comparables, mais l’ambiance est vraiment plus sympa et bien plus conviviale sur Québec.

 

 

Pour finir la soirée, nous nous rendons au bar restaurant les Salons d’Edgar pour y goûter notre première poutine ! Le cadre est détendu dans une ambiance tamisée et calme, plutôt appréciable après un match de baseball. Pour les novices, la poutine est un plat typique québécois composé de frites, de morceaux de cheddar, le tout nappé de sauce brune (sauce à la viande). Et pour tout vous avouer, ça cale son homme !!!

 

Voici la poutine !!!

 

Après une marche de 45min pleine de rebondissements (seuls les présents savent) pour retourner à notre Airbnb, nous retrouvons nos petits lits douillets pour une bonne nuit bien méritée.

 

Notre deuxième jour démarre par de petites courses dans un supermaché local puisque nous souhaitons faire un pique-nique ce midi sous ce superbe temps. Victuailles achetées, nous nous rendons aux chutes de Montmorency, à quelques kilomètres de Québec. Pour ceux qui n’auraient pas de voitures, des navettes sont à votre disposition depuis Québec.

Une fois sur place, on découvre les fameuses chutes, qui sont certes moins impressionnantes que les chutes du Niagara au niveau de l’immensité et du débit, mais qui sont tout de même plus hautes d’une trentaine de mètres. Après un passage rafraichissant sur la plateforme située en contrebas des chutes où Serge passera certainement un des meilleurs moment du séjour, nous entamons la montée des quelques 487 marches afin de joindre la passerelle située au dessus des chutes. La vue du dessus est vraiment impressionnante, et Fanny, en grande aventurière, réussira à combattre son vertige tant bien que mal. Pour votre information, certaines activités sont proposées dans ce parc dont notamment la tyrolienne qui passe au dessus des chutes (pas comme l’arnaque des chutes du Niagara). Si vous souhaitez faire un petit tour, réservez à l’avance, il y avait environ 3h d’attente lorsque nous nous sommes renseignés.

 

 

En face des chutes de Montmorency se trouve l’Ile d’Orléans où nous décidons de nous rendre pour pique niquer. Cette île de 67km de périmètre recense de nombreux maraîchers (bleuets, fraises, vignes, cabanes à sucre, pommes et producteurs de cidre). C’est dans le village de Sainte Famille, à côté de l’église que nous trouverons notre bonheur dans un très joli parc bien entretenu qui dispose même de tables de pique nique. Un repas et une sieste plus tard, nous repartons en commençant par visiter l’église. Une bénévole très accueillante nous raconte l’histoire de la paroisse et de l’Ile d’Orléans, berceau de l’immigration française par le passé. Elle nous raconte tout un tas de choses passionnantes sur l’histoire de sa famille et d’autres familles de l’île où on recense encore quelques descendants des premiers occupants de l’île. Ah les Québécois et leur hospitalité, c’est quelque chose !!!

 

 

Nous poursuivons notre chemin en faisant un petit stop à la fameuse « Vieille Maison Fradet » de l’autre côté de l’île. Une photo suffira pour que les hôtes sortent de la maison et nous demandent ce que l’on cherche. Je leur répond fièrement que je prends la photo car j’ai le même nom de famille, mais ils n’en ont rien à faire et n’ont pas l’air ouvert à la discussion (vraiment pas représentatif des Fradet, je vous assure !). Ils nous demandent même de nous décaler car nous faisons sonner un détecteur de mouvement placé devant leur maison… Merci, au revoir !

 

Avant de quitter l’ile, nous nous rendons chez un producteur de cidre local. Nous étions prévenu que le cidre produit ici n’a strictement rien à voir avec le cidre produit en France ; le cidre québécois étant plus alcoolisé et bien moins gazeux. Bien qu’étant prévenu de ces différences, Serge, en bon breton, n’aura pas trouvé son bonheur avec les différents cidres qu’on lui propose de déguster. Il n’a que faire de nos tentatives de ralliements à la cause canadienne du type « Mais ça n’a rien à voir, c’est différent c’est tout, on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable ». NON, pour lui, le meilleur cidre, c’est la Bretagne, POINT BARRE ! Parenthèse chauvine fermée, ce cidre est effectivement déroutant. Il se rapproche d’avantage du Calvados (en moins fort) que du cidre que l’on connaît, mais il se laisse boire, surtout avec le coucher de soleil et le panorama proposé sur la terrasse du Domaine Steinbach.

 

 

Il est l’heure de rentrer, et de déguster un petit Fish & Chips pour certains, une nouvelle poutine pour d’autres à la micro-brasserie « Le Projet » qui propose une bonne sélection de plats bistro et qui brasse sa propre bière. Nous rentrons nous coucher car demain matin, c’est le retour sur Toronto pour Rémy qui travaille, quand aux trois autres larrons, ils continuent leurs vacances pour quelques jours aux alentours d’Ottawa.

Pour conclure, nous avons passé de super moments à Québec, qui est une ville intéressante à découvrir de par son histoire, son architecture qui n’à strictement rien à voir avec Toronto ou Montréal. Entendre parler québécois, c’est sympa (bon pas trop non plus hein !). Les Québécois sont toujours très accueillants, et très relax ; ils savent prendre le temps ! Vive le Québec ! Et pas les Anglais

 

On vous a concocté une nouvelle petite vidéo retraçant ce super week-end, on espère que ça vous plaira !!

A très vite !

 

Ô Canada – Hymne Canadien

 

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Promenons-nous dans les bois – Algonquin Provincial Park

Classé dans : Parcs | 3

 

Dimanche 1er juillet, c’était Canada Day, et qui dit jour férié qui tombe pendant un week-end, dit jour férié reporté au lundi !  Pour ces trois jours, nous décidons de nous rendre dans une des destinations que nous avons cochée depuis bien longtemps : le Algonquin Provincial Park.

 

 

Après avoir tergiversé plusieurs jours pour louer la voiture au meilleur tarif, la sanction tombe : plus aucune voiture n’est disponible, et ce, chez aucun loueur dans Downtown. Alors que nous avions déjà réservé notre chambre pour deux nuits, nous voilà en rade de voiture… Heureusement, on se repli in extremis sur une location … à l’aéroport ! Pour rien au monde nous n’aurions loupé ce week-end, quitte à payer un aller retour chacun pour l’aéroport par le UP Express (le train reliant en 25min l’aéroport du centre ville de Toronto).

Une fois sur place, la malchance nous poursuit : alors qu’il n’y a strictement personne chez les autres loueurs, une dizaine de personnes végète devant Alamo.

Alors que nous avions loué une voiture en catégorie économique, nous nous retrouvons avec une belle Dodge Charger, avant finalement d’être reconduit vers une autre voiture, un imposant SUV Ford Edge. La demande en voitures de location étant si intense pour ce week-end, que le personnel d’Alamo semble débordé. Dès qu’une voiture est réceptionnée, peut importe sa catégorie, elle est de suite transmise à d’autres clients dans la minute. Parfait pour nous, on n’en demandait pas tant !

Bon, c’est bien beau ces histoires de voitures, mais le match France – Argentine commence dans une heure, il est grand temps de prendre la route !

Nous avions initialement prévu de regarder le match à Barrie (à 110km de Toronto), mais les bouchons en sortie de Toronto nous font rapidement changer d’avis. Après 35,8 kilomètres, nous nous arrêtons dans la ville de King City et cherchons désespérément un bar où regarder le match des bleus ! C’est finalement au « Hey Paesano » que l’on appréciera les fulgurantes accélérations de Mbappé et l’abnégation de ses collègues, tout en dégustant un énooooorme petit déjeuner. Quelques clients accompagneront les cris de Rémy sur les différents buts pendant qu’un autre viendra nous compter sa « portugalophobie » et son « argentinophobie ».

 

Petit-dej à King City

 

Le coup de sifflet final retenti enfin, les spectateurs dans le restaurant sont libérés, exultent, se serrent dans les bras. Les cris de joie des passants se mélangent aux innombrables klaxons et fumigènes dans le centre ville de King City, c’est tout simplement de la folie, on se croirait à la Meinau ! Enfin ça, c’est dans nos rêves, la réalité est toute autre : calme plat dans cette ville désertique !

Nous repartons le sourire jusqu’aux oreilles et décidons de changer d’itinéraire, et de prendre les petites routes qui longent notamment les superbes rives Est du Lac Simcoe,  (plutôt que de rester coincés dans les bouchons sur l’autoroute). Fenêtres grandes ouvertes, 35 degrés dehors, c’est parti pour un week-end qui commence bien !

Presque 4h plus tard, nous arrivons à l’entrée Ouest du Algonquin Provincial Park, et plus précisément au Visitor Center. C’est ici que vous devrez vous acquitter de la somme de 17$ par jour afin de stationner votre véhicule dans le parc et de profiter des multiples activités qu’offre ce parc. Parlons-en de ce magnifique parc : à équidistance d’Ottawa et de Toronto, le Algonquin Provincial Park est le plus grand parc de l’Ontario. On y dénombre pas moins de 2400 lacs qui en font l’un des lieux privilégiés pour faire du canoë. La route 60, traversant le parc sur 56km, vous donnera la possibilité de rejoindre plusieurs sentiers de randonnée, de VTT, d’équitation et de ski de fond qui complètent la panoplie des activités proposées ici. Enfin, pour les Robinson Crusoé en herbe, le site propose également plusieurs terrains de camping. Pour ce week-end, nous prévoyons de ne faire que de la randonnée pédestre, sachant que l’on y retournera en septembre pour faire du canoë avec les copains venus de France (on a hâte) !

Pour notre première balade, nous nous rendons au point kilométrique 7,2 (comprenez sur les 56 qui traversent le parc) où se situe le Whiskey Rapids Trail. Sur le papier, cette balade à tout pour nous plaire : son nom déjà « Rapids », ça doit être animé, plein de vagues sur la rivière, trop bien ! Au final, nous sortirons totalement démoralisés de cette balade de seulement 2,1km à cause des centaines de milliers de moustiques (on exagère à peine !) ! On était pourtant prévenus et avions prévu le spray anti-moustique en conséquence, mais en vain. Après 40 minutes à avoir bataillé avec ces satanées bestioles, on peut dire que leur voracité l’aura emportée sur notre ténacité. Les photos parlent d’elles mêmes… Le plaisir de cette balade pourtant très sympathique a été complètement gâché et à ce moment là se pose la question des autres balades et de notre week-end tout entier. Comment passer un week-end complet dans cet enfer ? On se laisse la prochaine balade pour statuer sur ce qu’on va faire.

 

 

La balade suivante sera donc décisive, mais heureusement elle a un profil un peu différent et ne fait que 800m, on sera donc fixé rapidement sur les moustiques. Le sentier Hardwood Lookout propose une petite montée vers un superbe point de vue sur le Smoke Lake. Et c’est avec une immense joie que nous parcourrons ces quelques hectomètres sans le moindre moustique ! On est hyper rassurés et on apprécie d’autant plus la balade. Après coup, nous vous conseillons, si vous allez au Parc Algonquin en été, de privilégier les sentiers avec un peu de dénivelé et d’éviter ceux qui sont en bordure de lac, pour ne pas connaître nos malheurs liés aux moustiques. On s’en rendra compte tout le week-end que chaleur accablante + eau = moustiques. OK, il faut pas avoir fait Harvard pour s’en douter mais à ce point la, on n’imaginait pas.

 

 

Alors que l’on se dirige vers la dernière rando de la journée, située au km 27,2, on remarque qu’une voiture est stationnée en warning en face de nous au km 26. Un rapide regard nous permettra de voir que la voiture n’était pas arrêtée par hasard mais bien parce qu’une certaine attraction attisait leur curiosité sur le bord de la route. L’œil de Moscou de Fanny a repéré que cette attraction était en réalité un orignal (moose en anglais) qui se goinfrait de plantes vertes. Un demi tour vite fait bien fait et nous voici à hauteur de l’impressionnante bête qui ne semble pas être dérangée par notre présence.

Il faut savoir que rencontrer des animaux est l’objectif numéro 1 de Fanny en arpentant ces parcs, et que son ouïe et sa vision sont décuplés dans ces moments. Et quand elle touche le graal comme à ce moment précis, elle a des étoiles dans les yeux ; comme ils disent ici c’est AMAZING, AWSOME, FANTASTIC !

 

😍

 

Il est désormais presque 20h et on est poisseux, recouvert de produit anti-moustique, de piqûres et de sueur ; l’envie d’une bonne douche se fait ressentir. Il faut savoir qu’à part le camping et quelques Lodges, il est impossible de trouver un logement à l’intérieur du parc. Malheureusement, nous sommes passés à côté des différents motels situés dans les villes proches du parc, et nous avons opté pour une auberge située à plus de 30 min en voiture après la sortie Est du parc. La route est interminable, on a vraiment envie de se laver et de manger (rien dans le ventre depuis King City). On arrive dans la petite bourgade de Maynooth, à l’auberge The Arlington. Pour vous dresser un rapide tableau de cet endroit, la ville est aussi peuplée qu’une plaine Mongole, la chambre est une véritable étuve, et le débit de la douche est inversement proportionnel à celui des chutes du Niagara.

Bref, c’est pas ouf ! Une fois douché, on ira trouver du réconfort dans un petit McDo à 20 min de là et irons nous coucher bien fatigués.

Après une nuit ou Remy à du dormir 3h à cause de la chaleur, et un petit déjeuner au Mad Musher (petit resto simple et efficace aux propriétaires sympa à proximité du parc) nous repartons plein d’entrain pour cette nouvelle journée rando. Au programme,trois randos, dont une de 10km, et surtout une baignade bien rafraichissante, YESSSSSS !

Le Centennial Ridges Trail (plus longue rando du jour) aura vraiment été notre coup de cœur du week-end. Tout d’abord, peu de moustiques, et ça joue beaucoup dans notre notation ! Ensuite, un sentier magnifique et très varié passant par des zones forestières, des endroits plus minéraux, des points de vue magnifiques, des lacs, des cours d’eau, des pontons, et un panorama final extraordinaire que nous apprécierons comme une récompenses de tous nos efforts… Le Canada version carte postale comme on l’imagine. Nous mettrons 4 bonnes heures pour cette rando que nous qualifions d’assez difficile mais très plaisante ! A noter toutefois que nous sommes parti avec 2 litres d‘eau et avons terminé la randonnée à sec ! Donc prévoyez de quoi vous hydrater !

 

 

Comme vous l’aurez compris, la randonnée aura été sportive et sous une chaleur accablante. Après un bon Pepsi bien frais, on a qu’une seule envie : SE BAIGNER !! On se dirige alors au Lake of Two Rivers mais la sécurité nous reconduit gentiment en nous informant que la plage est surpeuplée et qu’ils ne nous laisseront pas rentrer. Le moral en prends un coup sachant que cette baignade doit également faire office de douche, vu ce qu’on a à l’auberge, autant barboter dans de l’eau fraîche en faisant la planche. Bref, on comprend bien que la baignade ne sera pas pour tout de suite et on décide de se faire deux petites randonnées : la Lookout (bonne montée bien verticale pour un superbe point de vue) et Big Pines (ne vous trompez pas dans la traduction Pines = Pins !). Cette dernière, en compagnie des moustiques, aura raison de notre entêtement : il faut qu’on se baigne avant de rentrer !

On décide alors de tenter le coup au niveau de la East Beach du Lake of Two Rivers pour enfin faire trempette. La plage est assez longue mais minuscule en profondeur. Qu’importe, on s’éloigne un peu des premières familles qui ont posées leurs serviettes pour trouver un petit endroit ou poser les nôtres, se changer et ENFIN se rafraîchir ! Et là ! Le bonheur !

Il y a des petits moments de la vie qu’on apprécie vraiment pour la beauté du paysage, la relaxation, et la plénitude que cela apporte ; et ce moment en fait parti ! On y est ! On est au Canada en train de se baigner dans un put**n de lac trop beau ! QUEL KIFF!

 

 

On profite de cet endroit magnifique une bonne heure avant de rentrer manger un morceau, puis de retrouver notre chambre. Le ventilo à fond toute la nuit permettra à Rémy de fermer l’œil un peu plus longtemps que la veille.

 

Lundi matin, c’est déjà le dernier jour ici. On réussi à partir tôt de l’auberge sur les coups de 7h45 pour profiter au maximum de notre journée.

Après un petit déjeuner au Algonquin Lunch Bar, on trace vers l’autre grande randonnée que propose le Parc, le Mizzy Lake Trail. Cette randonnée sillonne pas moins de 9 lacs sur une dizaine de km.

On était prévenu, mais on ne voulait pas louper cette rando incontournable. On a joué et on a perdu… Vous le sentez venir ? Pendant 4h nous aurons tenté tant bien que mal de chasser les moustiques et mouches noires (qui piquent) de notre route, en vain. Cette randonnée aura vraiment été un chemin de croix à ce niveau là ; psychologiquement, les nerfs craquent et on ne pense qu’à une seule chose : en finir. La balade est vraiment superbe mais totalement gâchée par ces insectes qui font bzzzz dans vos oreilles, rentrent dans les yeux, piquent à travers les vêtements… l’Enfer sur Terre ! Cerise sur le gâteau, on aura même eu le droit à une attaque d’un essaim de mouches noires entre deux lacs qui nous ont obligé à courir pour s’en débarrasser. Après la balade, le résultat est conforme à l’horrible moment vécu : les bras de Fanny sont ravagés par plusieurs dizaines de piqûres de moustiques pendant que l’unique mollet droit de Rémy recense pas moins de 31 piqûres !

 

 

Fin de la balade, il est l’heure de rentrer sur Toronto et d’affronter les interminables bouchons du Canada Day. Nous mettrons au total plus de 5h30 pour rentrer à la maison, des souvenirs géniaux pleins la tête et ayant l’impression d’avoir connu à la fois le Paradis, de par les paysages somptueux que propose le parc, et aussi un peu l’Enfer, de part ces êtres vivants inutiles qui vous sapent le moral !

Mais une chose est sûre, on reviendra en Automne et en Hiver pour apprécier une nouvelle fois tous les secrets qu’offrent ce sublime Algonquin Provincial Park !

 

PS: en bonus exclusif, (et aussi parce que vous êtes en vacances et que vous avez le temps 😜), on vous a concocté une petite vidéo qui résume ce week-end. Soyez indulgents, c’est notre premier test…! En espérant que ça vous plaise !

 

 

Loup y es-tu ? – Comptine

 

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Défier les chutes du Niagara – Région de Niagara

Classé dans : Niagara | 1

 

 

Chers lecteurs, cela fait désormais 48 jours, soit 1 152 heures ou encore 69 120 minutes que nous ne vous avons pas donné signe de vie sur le blog, quel scandale ! Pour votre information, les derniers week-ends ont été plutôt reposant, entre balades, sport, shopping et autres activités qui ne vous auraient sans doute pas transcendées dans ce blog. La coupe du monde aussi, qui occupe tout notre esprit suite au début poussif des bleus (mais ça, c’était avant!), ne nous permet pas de dégager beaucoup de temps pour écrire nos récits.

Mais en ce week-end du 23 juin, c’est direction Niagara, alors plus aucune excuse et on reprend la plume !

 

Je vous passe les détails classiques de récupération de la voiture chez le loueur pour passer directement à notre voyage vers Niagara Falls, situées à environ 130km de Toronto.

 

Toronto-Niagara

 

Pas de chance, alors que cela fait plus de trois semaines qu’il fait très beau sur Toronto, nous tombons sur LE week-end où la pluie et les orages alternent avec une épaisse masse nuageuse dans le ciel. Et on met très peu de temps à s’en apercevoir puisque c’est sous une pluie battante que nous parcourrons les premiers kilomètres de notre périple. Le trajet se déroule sans encombre jusqu’à Niagara Falls où nous garons la voiture pour quelques heures en échange de 10$. Notre première impression au sujet de la ville confirme bien ce qu’on avait entendu à droite à gauche : c’est très laid. Plusieurs buildings en béton sans aucune harmonie, des devantures hyper kitchs, bref cette ville n’a vraiment pas de charme à nos yeux. On ne s’attarde pas et nous dirigeons rapidement vers les chutes, qui devraient nous redonner du baume au cœur.

 

Après 10 minutes de marche, nous voilà devant les chutes, plus précisément en face des American Falls, les plus petites chutes mais tout de même impressionnantes. Vous l’aurez compris, les chutes du Niagara marquent ainsi la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.

 

American Falls

 

Après une quinzaine de tentatives pour avoir THE selfie, nous continuons notre route le long de la promenade où se retrouvent plusieurs centaines de touristes, mais où on peut circuler assez facilement. A vrai dire, nous nous attendions à plus de monde pour un week-end, mais les prévisions météo en ont certainement découragé plus d’un.

 

Ca y est, nous arrivons à hauteur des chutes les plus connues, les plus belles : les Horseshoe Falls. Pour ceux qui ont arrêté l’anglais au collège, ou pour ceux qui ont la flemme de chercher dans le dico, Horseshoe veut dire fer à cheval. En effet, ces chutes ont une forme arquée qui s’étend sur 675m de long pour une cinquantaine de mètres de haut. Le débit est impressionnant (2800mpar seconde) et le fracas de l’eau sur les rochers en contre-bas participe à ce spectacle extraordinaire.

 

Le bouillonnement de l’eau et l’intensité du débit provoquent une importante brume qui aura le don de bien nous tremper et qui met à mal le brushing de ces dames. Nous rejoignons la Table Rock, située à l’endroit même ou la rivière entame sa chute de 50m, et c’est certainement l’endroit le plus impressionnant ! Il y a d’autres moyens de contempler les chutes d’encore plus près et notamment à bord d’un bateau qui vous amènera au pied des chutes. Nous décidons de garder cette activité lorsque nous accompagnerons (très bientôt !) nos futurs visiteurs !

 

 

Nous poursuivons notre chemin et nous retrouvons un peu par hasard sur Clifton Hill, surnommée également the Street of Fun. Alors là, attention les yeux, on arrive au summum du kitch, au paradis des jeux de sons et lumières, au paroxysme de l’émotion culturelle. Entre le musée du Guinness Book des Records, les manèges bruyants, les salles de jeux où se réunissent, vous vous en doutez, l’AFRV (l’Association des Fans de Rousseau et Voltaire), on est servi ! On en profite donc pour manger un morceau afin de contempler le spectacle, et on ne vous le cache pas, on rigole bien ! Particulièrement sur cette jeune femme, qui semble être extrêmement passionnée par son travail en contrebas. Bref, Niagara Falls, nous a laissé un bon souvenir pour les chutes qui sont vraiment très belles, mais comme on l’entendra plus tard, quand on regarde les chutes, il ne faut pas se retourner.

Par ailleurs, on apprendra par la suite que c’est une des destinations les plus en vogues au Canada pour les lunes de miel… On a vraiment du mal à comprendre le pourquoi du comment 🤔

 

 

Pour la fin d’après midi, nous décidons de faire route vers Niagara-on-the-Lake, petite ville (très) paisible, située en bordure du Lac Ontario, aux allures de maisons de poupées qui tranche avec le vacarme de Niagara Falls. On décide de se balader pendant une bonne heure, en arpentant Queen Street, la rue principale de la ville où se rassemblent quelques boutiques aux devantures fleuries.  Nous marcherons également au bord du lac et contournerons le Fort Georges, le principal site touristique de la ville (que nous n’avons pas visité). Pour votre information, une petite halte suffit à Niagara-on-the-Lake ; pas besoin d’y passer la journée car on a quand même (très) vite fait le tour.

 

 

Après avoir pris possession de notre AirBnB à quelques kilomètres de là, à Saint-Catharines, nous nous rendons à Port Dhalousie. Si vous avez l’occasion d’y passer, ce petit port de plaisance est l’endroit parfait pour pique-niquer et profiter de la petite plage, à l’écart de toute activité touristique (la baignade y était par contre interdite ce jour). La brume du lac s’entremêle avec les quelques rayons de soleil d’un jaune or et le ruissellement des petites vagues se confond avec le bruissement des arbres qui plient sous le vent : le spectacle est assez surprenant !

 

 

Pour finir cette première journée riche en émotions, nous passons la soirée à la Tailgate Party, toujours à Saint-Catharines. C’est un événement annuel qui rassemble les vignerons de la région et de nombreux amateurs de vin. Pour la petite histoire, cet événement nous a été conseillé par Amélie, une ancienne de Sup’Biotech (notre école d’ingénieur), issue de la première promotion. Amélie est arrivée en 2011 en Ontario et est actuellement Vice-présidente du Château des Charmes, un vignoble d’une centaine d’hectares (plus de précisions dans la suite de cet article).

 

Pour en revenir à l’événement, si vous aimez le vin et si vous aimez manger, c’est là qu’il faut venir. En effet, en échange d’un pass de 90$, vous aurez la possibilité de goûter une multitude de vin rouges, blancs, rosés, pétillants, et champagnes de producteurs locaux et de déguster de succulentes préparations sur plusieurs dizaines de stands, et cela à volonté pendant plus de 4h. A noter également que des groupes de musique vous feront apprécier d’autant plus ce moment.

 

Après quelques dégustations, nous retrouvons Amélie qui nous explique son parcours et son ascension au poste de Vice-présidente, ainsi que l’histoire de la filière du vin en Ontario et notamment l’adaptation et les techniques pour que les vignes résistent au climat. Nous avons vraiment adoré cet événement très détente, dans une super ambiance relax.  Vers 22h, il est temps de regagner la voiture avec comme objectif de rester assez discret, pour ne pas éveiller la suspicion des potentielles patrouilles de police qui pourraient se dresser sur notre chemin. Pas d’inquiétude, nous n’avons pas vraiment fait d’excès ce soir là, mais je me devais de raconter cette anecdote. En arrivant à la voiture, Fanny se trompe de bouton sur la clé de la voiture et actionne le bouton « klaxon pour retrouver ma voiture sur un parking ». Après une dizaine de coups de klaxon, elle réussit tant bien que mal à stopper ce vacarme. Pour la discrétion, on repassera…

 

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous retournons à Port Dhalousie, sous la pluie, pour bruncher au Rozie’s Breakfast Cafe. L’endroit est très chaleureux, le service est remarquable et très sympathique, et les assiettes sont copieuses et bien cuisinées : de quoi bien lancer notre journée.

 

Après s’être bien rempli l’estomac, nous avons la chance de pouvoir participer à une visite du  Château des Charmes, le vignoble dans lequel travaille Amélie. Crée en 1978 par le Français Paul-Michel Bosc, le domaine a été pionnier dans l’introduction de cépages Européens en Ontario. Ce qui est assez étonnant, c’est qu’à l’inverse de la France où les cépages sont très régionalisés, au Château des Charmes sont cultivés 14 cépages différents.

Pour ceux qui se posent la question du climat et de la résistance des vignes aux températures négatives, voici les différentes techniques utilisées au Château. Pour être viables, les vignes doivent être maintenues à une température supérieure à -16 degrés.

Initialement, la meilleure technique qui avait été trouvée pour maintenir ces températures en hiver était de brasser l’air plus chaud à quelques mètres de hauteur avec l’air plus froid au sol à l’aide… d’hélicoptères. La facturation à hauteur de 2000$ de l’heure a fait cogiter les propriétaires du vignoble, qui ont finalement investi dans de nouveaux équipements : des sortes ventilateurs semblables à des éoliennes. Ainsi, il est possible de conserver des vignes viables en Ontario même en présence de températures frigorifiques (pour nous Français !). Nous poursuivrons la visite du chai, des caves et la dégustation en compagnie de l’énergique guide québécoise qui mentionnera à plusieurs reprises l’apport précieux du savoir faire d’Amélie dans les différentes activités du vignoble (si tu nous lis, bravo à toi !).

On se délectera également de quelques remarques de notre guide au sujet de la gestion « calamiteuse » du déneigement par les autorités ontariennes versus la qualité du service québécois quand 30cm de neige sont tombés en Ontario (ça se compte visiblement en mètres au Québec !) ; ainsi que de la différence du niveau de conduite sur la neige des automobilistes de ces deux provinces. On rigole intérieurement en pensant à la France qui est paralysée dès lors qu’il tombe 2cm de neige.

 

 

Il est bientôt 15h en ce dimanche 24 juin et il est l’heure de rentrer avec à nouveau de nombreux souvenir dans la tête, mais en ayant déjà à l’esprit le prochain week-end de 3 jours qui s’annonce, la semaine prochaine, au Parc Algonquin !

 

Océan – Thierry Cham

 

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C’est le Jour 1, celui qu’on retient

Classé dans : Arrivée à Toronto | 2

Vous qui lisez ce deuxième article, ne vous en faites pas, la qualité des titres devrait monter crescendo dans la longue vie de ce blog. Immensité, simplification, fraicheur et hospitalité seront les maîtres mots de cette première journée en terres Ontariennes. Plutôt pas mal pour le lancement de cette folle aventure !

 

Jetlag oblige, nous sommes réveillés aux alentours de 7h en ce jeudi 22 mars et décidons de ne pas traîner car plusieurs démarches administratives nous attendent aujourd’hui. Après quelques rendez-vous fixés pour visiter des appartements, nous partons, doudoune sur les épaules, dans la fraîcheur Torontoise mais sous un soleil radieux.

 

Photo Toronto 1

 

Notre Airbnb se situe à 15min à pied de l’hypercentre de Toronto, ce qui nous facilite pas mal les choses en terme de déplacement. Un café et des muffins moelleux de chez Tim Hortons (le Starbucks local) plus tard, et nous voici dans l’immensité de Downtown, de ses buildings aux dizaines d’étages et plus particulièrement devant le Toronto City Hall pour faire notre SIN Number (numéro d’assurance sociale). Et là, étonnement ! On nous parle souvent en France du choc de simplification, de l’allègement des démarches administratives… Et bien nous le vivons en live ! 10 min en tout et pour tout pour faire ce SIN Number, 6 visites d’appartement planifiées du jour au lendemain, et plus tard dans la semaine : 1h30 pour créer un compte en banque en prenant rendez-vous le matin même, 30min pour avoir une carte SIM valide dans une boutique de téléphonie. Tout cela est vraiment très agréable pour les petits nouveaux que nous sommes…

 

Photo City Hall

 

Il est midi et nous avons RDV pour la première visite d’appartement et ce sera un véritable coup de cœur pour les raisons suivantes : le quartier de King Street West est super (bars, restaurants, authenticité, on sent qu’il y a de la vie dans ce quartier), l’immeuble est impeccable et le propriétaire est tout simplement génial. Pour tout vous dire, Philip nous a très chaleureusement accueilli, nous a fait visiter son appartement (qui correspondait vraiment à ce que nous recherchions), les parties communes de l’immeuble (salle de sport, restaurants, rooftop), et cerise sur le gâteau : il nous a proposé de nous accompagner à notre prochaine visite en voiture en nous faisant découvrir la ville de Toronto pendant une bonne demi-heure. C’était pour nous l’occasion de tester notre anglais pour la première fois du voyage et d’en apprendre un peu plus sur son histoire, son université, son prochain voyage en Russie pour la coupe du monde pour y soutenir l’Egypte et son dieu vivant du moment Mohamed Salah. Nous le remercions vraiment pour sa gentillesse qui nous a une fois de plus démontré que l’hospitalité canadienne n’est pas un mythe !

Les autres visites de l’après midi furent toutes aussi sympathiques mais le quartier plus business, plus bruyant et moins authentique a confirmé notre choix du matin : nous recentrons nos recherches sur le quartier de King Street West. Pour la petite histoire, nous n’avons pas eu l’appartement de Philip, car un jeune couple de Teutons s’était positionné avant nous, ce qui souligne toutefois que Philip a fait tout cela sans aucun intéressement. Bravo Monsieur !

Concernant l’appartement, nous trouverons notre bonheur dès le lundi 26, soit 5 jours après notre arrivée, au cœur du quartier tant espéré, sur Richmond Street West, dans un immeuble flambant neuf, avec un appartement très lumineux et une vue à couper le souffle (comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous!).

 

Vue appart

 

Le reste de la semaine sera placé sous le signe des découvertes. Découvertes de la ville que nous avons sillonnée en long et en large (pas en travers car ça n’existe pas ici les travers) en marchant une quinzaine de kilomètres par jour dans différents quartiers de la ville : Downtown, Lac Ontario, Chinatown, Little Italy, High Park, Distillery District, Financial District, le PATH où nous adorons nous perdre et qui fera certainement l’objet d’un autre article… Nous avons aussi goûté au multi-culturalisme culinaire de la ville, sur les conseils avisés de nos hôtes Justin, Rowan (et Boss !), en se délectant de repas mexicain, américain, chinois, vietnamien, coréen, sans oublier nos petits passages dans les (nombreux) pubs pour y tester les (nombreuses) bières locales…

 

Premiers jours à Toronto

 

Les articles trop longs deviennent vite embêtants donc nous nous arrêtons là pour le moment et reviendrons vers vous pour vous conter la suite de notre aventure Outre-Atlantique !

 

Jour 1 – Louane

 

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Quand on arrive en ville

Classé dans : Arrivée à Toronto | 1

Notre voyage Paris-TorontoNotre voyage Paris - Toronto

 

Après quelques larmes à Orly, 15h de voyage à alterner films en portugais, musique, dodo et délicieux repas, ça y est ! Nous y sommes ! Nous sommes rendus à ce moment tant redouté depuis des mois : le passage à l’immigration à l’aéroport de Toronto.

Fort heureusement, notre premier contact avec le Canada aura tout pour nous détendre. Un certain Monsieur D, agent de police aux frontières, francophone, nous accueillera chaleureusement avec des blagues locales qu’il doit faire à tous les expatriés. Extraits : « Merci, vous pouvez repartir en France » ; « Ce sont de vrais passeports ? »… Une fois s’être bien fait plaisir en regardant nos têtes fatiguées et stressées, Monsieur D. nous explique les démarches à suivre dans un français irréprochable, sans oublier de nous glisser à l’oreille « Si vous participez aux rassemblements de Français à Toronto, on se recroisera sûrement ». Etape 1 validée, nous pouvons poursuivre notre chemin vers l’immigration.

L’attente à l’immigration, c’est un peu la même que lorsque vous appelez votre hotline un dimanche férié à 23h, mais sans la petite musique qui est censée vous détendre. Une vingtaine de personnes nous précèdent et nous comprenons assez vite que cela devrait durer un petit moment. 1h30 plus tard, c’est notre tour ! Nous sommes pris en charge par un nouveau francophone qui nous mettra également à l’aise en signifiant à Rémy de bien être attentif à la condition 3 du permis de travail indiquant qu’il lui sera interdit de travailler dans « une entreprise liée au commerce du sexe comme les bars à danseuses nues, les salons de massages ou les services d’escorte. » Dommage.

Notre voyage Paris-TorontoIl doit être 0h30 lorsque nous quittons l’immigration pour aller récupérer nos bagages qui jonchent le sol de l’aérogare. Hélas, ce ne sera pas un 6/6 puisqu’un bagage manque à l’appel : la valise à chaussures (que nous récupérerons deux jours plus tard). Il est tard et notre arrivée au Airbnb se fait attendre. Confus, nous contactons Justin & Rowan, nos hôtes, qui nous informent que cela ne pose pas de problème ; ils laisseront la clé sur la porte en évidence à l’extérieur de la maison. Bienvenue au Canada ! Un taxi plus tard et 100kg de valises montées dans la chambre, nous nous jetons à bras grands ouverts dans les bras de Morphée pour un sommeil bien mérité.

 

Quand on arrive en ville – Daniel Balavoine

 

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