Au bord de l’eau – Road trip avec les copains (Part 1)

Classé dans : Vacances | 1

 

 

Après moultes échanges, réunions sur Skype, programme mis à jour 5 fois, comptes rendus, tableurs Excel, nous y sommes ! Les copains arrivent au Canada pour des vacances de folie ! Méfiez vous des apparences, vous pourriez penser que nous sommes un groupe d’amis hyper organisé mais il n’en est rien. C’est d’ailleurs pour cela que Thomas arrivera à Toronto le 1er septembre en provenance de Paris par un vol direct tandis que Marion et Maël opterons pour une solution… dirons-nous plus surprenante. Un petit trajet Lyon – Munich – Montréal – Toronto d’une durée de 16h pour un atterrissage à Toronto le 2 septembre. Le décor est planté. Sortez le pop-corn, installez vous confortablement dans votre canapé ou sur le siège de vos toilettes, et préparez vous à en lire des vertes et des pas mûres.

 

 

Retrouvailles

 

 

Le périple canadien de nos invités débute par les classiques chutes du Niagara le lundi 3 septembre, synonyme de fête du travail au Canada. Nous nous rendons donc sur place après un trajet des plus tranquilles, l’occasion pour certains de rattraper quelques minutes de sommeil précieuses pour faire face au fameux jetlag. Une fois sur place, le soleil est au rendez-vous, il fait chaud, les chutes sont toujours aussi impressionnantes et majestueuses. Les vacances commencent bien !. On profitera bien entendu de tous les points de vue du site, et ferons le tour en bateau toujours aussi sympa ! Je ne m’étendrais pas d’avantage sur le sujet, car si vous êtes des lecteurs assidus du blog, vous comprendrez vite que c’est bien la 4ème fois en deux mois que nous nous rendons sur place avec Fanny. Les chutes, c’est beau, mais on frôle l’overdose.

 

 

 

 

Nous poursuivrons cette journée par un petit passage dans les Outlets (ie magasins d’usine) de Niagara, l’occasion pour nous d’entrer un peu par hasard, sans but précis, dans un impressionnant magasin de chasse et pêche. Intenable, Marion ne pourra pas s’empêcher de se déguiser en Maître Chasseur tandis que Thomas nous dévoilera son amour pour les poissons. Des bateaux aux costumes de camouflages les plus farfelus, des pipos aux arbalètes, des goodies aux sprays saveur urine de coyote pour masquer l’odeur humaine, on trouve de tout dans ce magasin. Nous continuerons notre chemin à sillonner les différents magasins où Maël essayera tant bien que mal de trouver la perle rare des baskets. Quant à Rémy, il sautera le pas pour acheter la fameuse doudoune The North Face, tel un signe du destin quand on connaît la suite de l’aventure.

 

 

 

 

Après avoir fait des pieds et des mains pour trouver un LCBO ouvert en cette journée de fête du travail, en vain, nous rentrons sur Toronto où nous profiterons d’un petit verre en terrasse ainsi que d’un restaurant chinois, le bien connu Dumpling House.

 

 

Dumpling House

 

 

Les deux jours suivants, les copains profiteront de la ville de Toronto pendant que nous travaillions avec Fanny. Au programme : CN Tower, Distillery District, St Lawrence Market, Toronto Islands et balades dans la ville. A la maison, c’est un peu le camping. Les invités dorment dans le salon, sans volets. Les valises des Lyonnais prennent un quart du salon alors que les affaires de Thomas sont méticuleusement rangées, à leur place. Pour les douches, seules 4 personnes sur 5 en prennent. En effet, pour Marion, cela s’apparente plus à une piscine, tant la salle de bain est trempée après son passage. La vie en communauté, c’est aussi accepter les coutumes de l’autre : chaque jour, on a le droit au concerto en Ré Mineur du fessier de Thomas, un pur plaisir. Mais bon, le plus important, c’est quand même de retrouver nos acolytes le soir pour discuter, rigoler, se détendre et passer de super moments !

 

 

 

 

Le jeudi et vendredi qui suivent, les trois lurons ont décidé d’aller visiter Bruce Penninsula, à 4h au Nord Ouest de Toronto. Ils en sont revenus ravis et nous conseillent vivement d’aller y faire un tour ; ce que nous ferons très certainement lorsque les beaux jours seront de retour.

La semaine qui suivra sera une semaine full vacances, Fanny et moi ayant pu prendre quelques jours pour profiter à fond de nos amis. Samedi matin, les 15 valises et sacs sont presque prêts, le matos est empaqueté, la bonne humeur est de mise, c’est parti pour une super semaine. A peine le temps de se faire traiter de Asshole par un résident local bougon le matin, que nous nous retrouvons en bas de l’immeuble et chargeons notre superbe voiture, un gros Dodge Durango. Bien qu’étant immense, le coffre est plein à craquer mais tout semble rentrer, tout juste. Après quelques minutes de route, je dois vous annoncer que nos vacances auraient déjà pu s’arrêter là. Notre conductrice du jour Marion, devait être un peu distraite ou encore choquée de la violence du Asshole matinal, qu’elle en est arrivée à quasiment louper un feu. Un énorme freinage nous arrêtera à temps sous le regard amusé d’un passant. Ah oui, je ne vous ai pas encore dit où on allait… On va au Parc Algonquin pour 3 jours de camping avec des températures de 2 degrés la nuit, et quelques averses de prévues, le rêve non ? Petit plus : il paraitrait que les ours préparent l’hiver et rodent dans les campings à la recherche de nourriture.

 

 

C'est parti !

 

 

Le trajet pour aller au parc se déroule dans la bonne humeur, l’occasion pour vous raconter l’origine du titre de cet article. Au Canada, comme vous vous en doutez, il y a beaucoup, mais alors beaucoup de lacs. Difficile de ne pas en croiser un au bord de la route durant un trajet de plusieurs heures. Thomas s’est alors laissé dompter par sa mélomanie et a commencé à chanter la chanson de Gérald De Palmas « Au bord de l’eau, il y a cette fille qui m’appelle, elle me trouve beauuuu ». Du coup, la running joke des vacances sera que Thomas devra chanter cette chanson dès que l’un de nous prononcera les mots « au bord de l’eau » dans une simple phrase. Sur la totalité des vacances on doit être à une bonne cinquantaine de fois où Thomas fredonnera ces paroles, avec un timbre de voix pas toujours au point.

Une petite pause sur la route pour pique-niquer au frais/froid sur les rives Est du Lac Simcoe, le temps de se rendre compte qu’on a oublié le sac avec les affaires de camping (verres, assiettes, couverts, lampes, …), qu’on est déjà reparti. Pendant sa sieste digestive, Maël sera réveillé par ses propres ronflements, assez impressionnant. On poursuit le chemin et nous arrêtons pour faire de grosses courses de nourriture, de boissons, et de bûches pour faire notre feu de camp et se tenir chaud et … d’affaires de camping qu’on aura en double à notre retour, génial… La voiture est pleine à craquer, les courses sont sous nos pieds, sur nos genoux et c’est pas fini ! Après quelques hésitations GPStiques, nous pénétrons enfin dans le Parc Algonquin et découvrons ses premiers paysages somptueux, ses multiples lacs, sa verdure et même ses premiers animaux, un troupeau de dindons qui se pavane au bord de la route. Nous arrivons enfin au chalet Algonquin Outfitters ou nous avons loué des tentes, matelas, sacs de couchages et réchaud. Quand on repart de là, seule une petit place pour respirer ne subsiste sur les sièges arrières, c’est l’aventure !

 

 

 

 

L’installation au camping est bien rodée : les garçons sont préposés à l’installation des tentes pendant que les filles s’occupent du feu et de l’apéritif. On ne vous cachera pas que l’installation des tentes était quelque peu compliquée sachant qu’il nous manquait un jeu de sardines et une bâche pour protéger l’arrière d’une des deux tentes. C’est alors qu’on se met à penser à nos tentes Queschua 2 secondes restées en France, quels génies ces ingénieurs de Décathlon ! Le feu quant à lui avance beaucoup plus vite, notamment grâce à  la persévérance de Marion qui sera alors nommée Professeur du Feu sur le Camp ; elle délèguera rapidement cette mission après un très bon coaching à Fanny : « Fanny, c’est le feu ! ».  Il est temps de se poser et de se dire la fameuse phrase que tout le monde a dû dire une fois dans sa vie : LA c’est les vacances ! Le feu crépite, les bières sont de sorties, les blagues et histoires fusent, on est en vacances au Canada Pu**in !

 

 

 

 

Il est 20h et c’est déjà le calme plat dans le camping, la plupart des campeurs profitant de leur caravane ou camping-car par cette fraîche soirée. Une côte de bœuf, des pommes de terres braisées et quelques verres plus tard, on décide de se mettre autour du feu pour y déguster les mythiques chamalow grillés. Se laissant emporter par notre bonne humeur, il semblerait que l’on fasse un peu trop de bruit et la sécurité du camping vient nous le faire savoir, lampes torches à la main et tous vêtus de sortes de gilets pare balles. Réaction générale : OK, Sorry. 

Après une mission vaisselle rondement menée par les trois gars dans un évier non prévu à cet effet, nous nous emmitouflons dans nos diverses couches de vêtements, couvertures et sacs de couchages pour résister au froid polaire de la nuit.

 

 

 

 

C’est alors qu’au beau milieu de la nuit, Marion et Rémy, les deux seuls à ne pas avoir enlevé la peau carbonisée des pommes de terres sont pris de vomissements (on découvrira plus tard que le charbon de bois était enrobé d’un pétrole que notre estomac refusera de laisse passer). Combiné aux effets désorientant que peuvent provoquer certaines boissons, c’est complètement paniqué que Rémy se réveillera sans comprendre ANYTHING de ce qu’il se passe. Maël, en grand fidèle du Dalaï Lama fera preuve un self control impressionnant apaisant la situation en un susurrement de sa douce voix.

Après un réveil en douceur le lendemain, un petit déjeuner, et un aller retour express chez le loueur pour récupérer des sardines et un réchaud qui fonctionne, nous partons enfin pour notre première randonnée, le fameux Centenial Trail. Bonne nouvelle, il ne pleut pas et le temps est même assez agréable. Le gros point positif aussi est que les moustiques ont déserté, ce qui rend les balades beaucoup plus paisibles, où seul le paysage retient notre attention. En grand adepte du Trail Running, Maël a les jambes qui le démangent. Il décide alors de courir quelques kilomètres devant nous et nous rejoint sur différentes portions du sentier. Comme la dernière fois, les paysages sont magnifiques, les lacs 100% nature canadienne, les barrages de castors sont impressionnant d’ingénierie. A la moitié de la rando, nous nous posons quelques minutes pour pique-niquer. Rémy en profitera pour évacuer les dernières substances toxiques de son corps devant un paysage de carte postale, tandis que Marion se livrera à quelques confidences de jeunesse étonnantes, sur la même thématique, capturées en off par la caméra de Fanny. Nous repartons pour la suite de la balade, et prenons le temps d’admirer encore et toujours les sublimes paysages que propose ce sentier, et tout particulièrement le point de vue final, sorte de feu d’artifice qui couronne une très belle journée. On décide alors de rentrer sur le camp, pour prendre un apéro et un repas bien mérité.

 

 

 

 

Le lendemain, nous nous levons assez tôt afin de partir dès le matin pour l’autre grande randonnée Mizzy Lake, avec la ferme intention de croiser un ours ou un moose. Ce sentier est réputé pour la prétendue présence de certains animaux. On englouti alors un egg and bacon et partons pour cette rando de 10km. Cette randonnée, qu’on avait nommée le chemin de croix la dernière fois à cause des moustiques, est bien plus agréable aujourd’hui. Il fait frais, les couleurs sont vives, l’atmosphère est reposante, c’est très plaisant. On essaye alors de faire le moins de bruit possible pendant une bonne partie du trajet pour essayer d’y croiser des animaux, mais rien à l’horizon. On rallonge même le trajet en empruntant un sentier censé être le coin de repos des ours mais toujours pas une touffe de poils brune à l’horizon. Après avoir fait une petite pause au point de vue numéro 9, nous repartons un peu découragés de n’avoir toujours rien vu. Maël prend alors quelques centaines de mètres d’avance, puis revient et nous fait signe qu’il a vu quelque chose, et nous dit de surtout ne pas faire de bruit. On est enfin récompensés de nos efforts, un orignal est là, à 25m de nous en train de manger et de faire trempette. Le colosse, qui doit faire pas loin de 2m au garrot, se délecte des feuillages verts et de l’eau fraîche. C’est vraiment un superbe spectacle. On reste une vingtaine de minutes à observer ses moindres faits et gestes et repartons pour conclure la balade sous la pluie, mais ravis. On rejoint enfin la voiture après environ 4h de marche, et la pluie nous décourage de nous lancer dans une nouvelle balade.

 

 

 

 

On décide de retourner dans les tentes pour manger un morceau et passer la fin d’après midi à jouer aux cartes. Après quelques parties endiablées, on conclu la journée en allant manger au restaurant, au sec, avec un repas chaud, car on se doute que la nuit qui va venir va être périlleuse.

Au retour du restaurant, le moral en prend un sérieux coup : le sol est littéralement détrempé, des flaques d’eau immenses bordent nos tentes. L’intérieur est préservé de l’eau, mais pour combien de temps ? On prends tout ce qu’on a sous la main pour tenter de colmater les bords de la tente, sachant que la bâche manquante nous aurait été plus qu’utile à ce moment précis…

 

 

Inondation sur le camp

 

 

Après cette nuit quelque peu chaotique, le jour se lève enfin ! Comme prévu, le résultat est sans appel, la tente a pris l’eau. Quand bien même les vêtements et le sopalin ont épongé les infiltrations sur les côtés, l’atmosphère n’en reste pas moins très humide. Ni une ni deux, Rémy se lève et motive ses deux compères pour « se barrer vite d’ici » et retrouver un peu de chaleur et de sec dans la voiture. C’est ainsi qu’aux alentours de 9h que nous décollons du camping. Les chemins sont encore boueux, la route gorgée d’eau mais qu’importe, on a résisté aux éléments. Nous faisons alors un passage express chez le loueur pour rendre tout le matériel, non sans oublier d’exprimer un léger mécontentement quant à ce qui nous a été fourni. Et après nous avoir montré de superbes pouvoirs de négociation au souk en Tunisie lors de précédentes vacances, Marion réitère et réussi à nous obtenir une ristourne de presque 200 dollars. Une petite halte plus tard au prochain Tim Hortons pour prendre un petit déjeuner et nous voilà parti pour la prochaine étape de nos vacances, une étape dans la capitale canadienne Ottawa.

Pour y arriver, nous emprunterons les petites routes entourées par la nature, sur fond de vidéos de François Damiens. Maël est comme un fou, son accent belge l’habite véritablement et lui rappelle ses folles années d’étudiant à Liège une fois. Quant à Thomas, il essaye mais il n’est vraiment pas connu pour ses talents d’imitateur, si ce n’est quand on se trouve au bord de l’eau… et encore…

 

To be continued…

 

 

Au bord de l’eau – Gérald de Palmas

 

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Promenons-nous dans les bois – Algonquin Provincial Park

Classé dans : Parcs | 3

 

Dimanche 1er juillet, c’était Canada Day, et qui dit jour férié qui tombe pendant un week-end, dit jour férié reporté au lundi !  Pour ces trois jours, nous décidons de nous rendre dans une des destinations que nous avons cochée depuis bien longtemps : le Algonquin Provincial Park.

 

 

Après avoir tergiversé plusieurs jours pour louer la voiture au meilleur tarif, la sanction tombe : plus aucune voiture n’est disponible, et ce, chez aucun loueur dans Downtown. Alors que nous avions déjà réservé notre chambre pour deux nuits, nous voilà en rade de voiture… Heureusement, on se repli in extremis sur une location … à l’aéroport ! Pour rien au monde nous n’aurions loupé ce week-end, quitte à payer un aller retour chacun pour l’aéroport par le UP Express (le train reliant en 25min l’aéroport du centre ville de Toronto).

Une fois sur place, la malchance nous poursuit : alors qu’il n’y a strictement personne chez les autres loueurs, une dizaine de personnes végète devant Alamo.

Alors que nous avions loué une voiture en catégorie économique, nous nous retrouvons avec une belle Dodge Charger, avant finalement d’être reconduit vers une autre voiture, un imposant SUV Ford Edge. La demande en voitures de location étant si intense pour ce week-end, que le personnel d’Alamo semble débordé. Dès qu’une voiture est réceptionnée, peut importe sa catégorie, elle est de suite transmise à d’autres clients dans la minute. Parfait pour nous, on n’en demandait pas tant !

Bon, c’est bien beau ces histoires de voitures, mais le match France – Argentine commence dans une heure, il est grand temps de prendre la route !

Nous avions initialement prévu de regarder le match à Barrie (à 110km de Toronto), mais les bouchons en sortie de Toronto nous font rapidement changer d’avis. Après 35,8 kilomètres, nous nous arrêtons dans la ville de King City et cherchons désespérément un bar où regarder le match des bleus ! C’est finalement au « Hey Paesano » que l’on appréciera les fulgurantes accélérations de Mbappé et l’abnégation de ses collègues, tout en dégustant un énooooorme petit déjeuner. Quelques clients accompagneront les cris de Rémy sur les différents buts pendant qu’un autre viendra nous compter sa « portugalophobie » et son « argentinophobie ».

 

Petit-dej à King City

 

Le coup de sifflet final retenti enfin, les spectateurs dans le restaurant sont libérés, exultent, se serrent dans les bras. Les cris de joie des passants se mélangent aux innombrables klaxons et fumigènes dans le centre ville de King City, c’est tout simplement de la folie, on se croirait à la Meinau ! Enfin ça, c’est dans nos rêves, la réalité est toute autre : calme plat dans cette ville désertique !

Nous repartons le sourire jusqu’aux oreilles et décidons de changer d’itinéraire, et de prendre les petites routes qui longent notamment les superbes rives Est du Lac Simcoe,  (plutôt que de rester coincés dans les bouchons sur l’autoroute). Fenêtres grandes ouvertes, 35 degrés dehors, c’est parti pour un week-end qui commence bien !

Presque 4h plus tard, nous arrivons à l’entrée Ouest du Algonquin Provincial Park, et plus précisément au Visitor Center. C’est ici que vous devrez vous acquitter de la somme de 17$ par jour afin de stationner votre véhicule dans le parc et de profiter des multiples activités qu’offre ce parc. Parlons-en de ce magnifique parc : à équidistance d’Ottawa et de Toronto, le Algonquin Provincial Park est le plus grand parc de l’Ontario. On y dénombre pas moins de 2400 lacs qui en font l’un des lieux privilégiés pour faire du canoë. La route 60, traversant le parc sur 56km, vous donnera la possibilité de rejoindre plusieurs sentiers de randonnée, de VTT, d’équitation et de ski de fond qui complètent la panoplie des activités proposées ici. Enfin, pour les Robinson Crusoé en herbe, le site propose également plusieurs terrains de camping. Pour ce week-end, nous prévoyons de ne faire que de la randonnée pédestre, sachant que l’on y retournera en septembre pour faire du canoë avec les copains venus de France (on a hâte) !

Pour notre première balade, nous nous rendons au point kilométrique 7,2 (comprenez sur les 56 qui traversent le parc) où se situe le Whiskey Rapids Trail. Sur le papier, cette balade à tout pour nous plaire : son nom déjà « Rapids », ça doit être animé, plein de vagues sur la rivière, trop bien ! Au final, nous sortirons totalement démoralisés de cette balade de seulement 2,1km à cause des centaines de milliers de moustiques (on exagère à peine !) ! On était pourtant prévenus et avions prévu le spray anti-moustique en conséquence, mais en vain. Après 40 minutes à avoir bataillé avec ces satanées bestioles, on peut dire que leur voracité l’aura emportée sur notre ténacité. Les photos parlent d’elles mêmes… Le plaisir de cette balade pourtant très sympathique a été complètement gâché et à ce moment là se pose la question des autres balades et de notre week-end tout entier. Comment passer un week-end complet dans cet enfer ? On se laisse la prochaine balade pour statuer sur ce qu’on va faire.

 

 

La balade suivante sera donc décisive, mais heureusement elle a un profil un peu différent et ne fait que 800m, on sera donc fixé rapidement sur les moustiques. Le sentier Hardwood Lookout propose une petite montée vers un superbe point de vue sur le Smoke Lake. Et c’est avec une immense joie que nous parcourrons ces quelques hectomètres sans le moindre moustique ! On est hyper rassurés et on apprécie d’autant plus la balade. Après coup, nous vous conseillons, si vous allez au Parc Algonquin en été, de privilégier les sentiers avec un peu de dénivelé et d’éviter ceux qui sont en bordure de lac, pour ne pas connaître nos malheurs liés aux moustiques. On s’en rendra compte tout le week-end que chaleur accablante + eau = moustiques. OK, il faut pas avoir fait Harvard pour s’en douter mais à ce point la, on n’imaginait pas.

 

 

Alors que l’on se dirige vers la dernière rando de la journée, située au km 27,2, on remarque qu’une voiture est stationnée en warning en face de nous au km 26. Un rapide regard nous permettra de voir que la voiture n’était pas arrêtée par hasard mais bien parce qu’une certaine attraction attisait leur curiosité sur le bord de la route. L’œil de Moscou de Fanny a repéré que cette attraction était en réalité un orignal (moose en anglais) qui se goinfrait de plantes vertes. Un demi tour vite fait bien fait et nous voici à hauteur de l’impressionnante bête qui ne semble pas être dérangée par notre présence.

Il faut savoir que rencontrer des animaux est l’objectif numéro 1 de Fanny en arpentant ces parcs, et que son ouïe et sa vision sont décuplés dans ces moments. Et quand elle touche le graal comme à ce moment précis, elle a des étoiles dans les yeux ; comme ils disent ici c’est AMAZING, AWSOME, FANTASTIC !

 

😍

 

Il est désormais presque 20h et on est poisseux, recouvert de produit anti-moustique, de piqûres et de sueur ; l’envie d’une bonne douche se fait ressentir. Il faut savoir qu’à part le camping et quelques Lodges, il est impossible de trouver un logement à l’intérieur du parc. Malheureusement, nous sommes passés à côté des différents motels situés dans les villes proches du parc, et nous avons opté pour une auberge située à plus de 30 min en voiture après la sortie Est du parc. La route est interminable, on a vraiment envie de se laver et de manger (rien dans le ventre depuis King City). On arrive dans la petite bourgade de Maynooth, à l’auberge The Arlington. Pour vous dresser un rapide tableau de cet endroit, la ville est aussi peuplée qu’une plaine Mongole, la chambre est une véritable étuve, et le débit de la douche est inversement proportionnel à celui des chutes du Niagara.

Bref, c’est pas ouf ! Une fois douché, on ira trouver du réconfort dans un petit McDo à 20 min de là et irons nous coucher bien fatigués.

Après une nuit ou Remy à du dormir 3h à cause de la chaleur, et un petit déjeuner au Mad Musher (petit resto simple et efficace aux propriétaires sympa à proximité du parc) nous repartons plein d’entrain pour cette nouvelle journée rando. Au programme,trois randos, dont une de 10km, et surtout une baignade bien rafraichissante, YESSSSSS !

Le Centennial Ridges Trail (plus longue rando du jour) aura vraiment été notre coup de cœur du week-end. Tout d’abord, peu de moustiques, et ça joue beaucoup dans notre notation ! Ensuite, un sentier magnifique et très varié passant par des zones forestières, des endroits plus minéraux, des points de vue magnifiques, des lacs, des cours d’eau, des pontons, et un panorama final extraordinaire que nous apprécierons comme une récompenses de tous nos efforts… Le Canada version carte postale comme on l’imagine. Nous mettrons 4 bonnes heures pour cette rando que nous qualifions d’assez difficile mais très plaisante ! A noter toutefois que nous sommes parti avec 2 litres d‘eau et avons terminé la randonnée à sec ! Donc prévoyez de quoi vous hydrater !

 

 

Comme vous l’aurez compris, la randonnée aura été sportive et sous une chaleur accablante. Après un bon Pepsi bien frais, on a qu’une seule envie : SE BAIGNER !! On se dirige alors au Lake of Two Rivers mais la sécurité nous reconduit gentiment en nous informant que la plage est surpeuplée et qu’ils ne nous laisseront pas rentrer. Le moral en prends un coup sachant que cette baignade doit également faire office de douche, vu ce qu’on a à l’auberge, autant barboter dans de l’eau fraîche en faisant la planche. Bref, on comprend bien que la baignade ne sera pas pour tout de suite et on décide de se faire deux petites randonnées : la Lookout (bonne montée bien verticale pour un superbe point de vue) et Big Pines (ne vous trompez pas dans la traduction Pines = Pins !). Cette dernière, en compagnie des moustiques, aura raison de notre entêtement : il faut qu’on se baigne avant de rentrer !

On décide alors de tenter le coup au niveau de la East Beach du Lake of Two Rivers pour enfin faire trempette. La plage est assez longue mais minuscule en profondeur. Qu’importe, on s’éloigne un peu des premières familles qui ont posées leurs serviettes pour trouver un petit endroit ou poser les nôtres, se changer et ENFIN se rafraîchir ! Et là ! Le bonheur !

Il y a des petits moments de la vie qu’on apprécie vraiment pour la beauté du paysage, la relaxation, et la plénitude que cela apporte ; et ce moment en fait parti ! On y est ! On est au Canada en train de se baigner dans un put**n de lac trop beau ! QUEL KIFF!

 

 

On profite de cet endroit magnifique une bonne heure avant de rentrer manger un morceau, puis de retrouver notre chambre. Le ventilo à fond toute la nuit permettra à Rémy de fermer l’œil un peu plus longtemps que la veille.

 

Lundi matin, c’est déjà le dernier jour ici. On réussi à partir tôt de l’auberge sur les coups de 7h45 pour profiter au maximum de notre journée.

Après un petit déjeuner au Algonquin Lunch Bar, on trace vers l’autre grande randonnée que propose le Parc, le Mizzy Lake Trail. Cette randonnée sillonne pas moins de 9 lacs sur une dizaine de km.

On était prévenu, mais on ne voulait pas louper cette rando incontournable. On a joué et on a perdu… Vous le sentez venir ? Pendant 4h nous aurons tenté tant bien que mal de chasser les moustiques et mouches noires (qui piquent) de notre route, en vain. Cette randonnée aura vraiment été un chemin de croix à ce niveau là ; psychologiquement, les nerfs craquent et on ne pense qu’à une seule chose : en finir. La balade est vraiment superbe mais totalement gâchée par ces insectes qui font bzzzz dans vos oreilles, rentrent dans les yeux, piquent à travers les vêtements… l’Enfer sur Terre ! Cerise sur le gâteau, on aura même eu le droit à une attaque d’un essaim de mouches noires entre deux lacs qui nous ont obligé à courir pour s’en débarrasser. Après la balade, le résultat est conforme à l’horrible moment vécu : les bras de Fanny sont ravagés par plusieurs dizaines de piqûres de moustiques pendant que l’unique mollet droit de Rémy recense pas moins de 31 piqûres !

 

 

Fin de la balade, il est l’heure de rentrer sur Toronto et d’affronter les interminables bouchons du Canada Day. Nous mettrons au total plus de 5h30 pour rentrer à la maison, des souvenirs géniaux pleins la tête et ayant l’impression d’avoir connu à la fois le Paradis, de par les paysages somptueux que propose le parc, et aussi un peu l’Enfer, de part ces êtres vivants inutiles qui vous sapent le moral !

Mais une chose est sûre, on reviendra en Automne et en Hiver pour apprécier une nouvelle fois tous les secrets qu’offrent ce sublime Algonquin Provincial Park !

 

PS: en bonus exclusif, (et aussi parce que vous êtes en vacances et que vous avez le temps 😜), on vous a concocté une petite vidéo qui résume ce week-end. Soyez indulgents, c’est notre premier test…! En espérant que ça vous plaise !

 

 

Loup y es-tu ? – Comptine

 

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