[Retro Mai 2019] – Weekend à Kingston et Parc National des Milles-Îles

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Tiens ! Ça fait un bon bout de temps qu’on n’a pas fait un petit week-end découverte ! Nous voilà donc parti en ce vendredi soir pour la ville de Kingston, plus ancienne ville de l’Ontario fondée en 1673 par ? par ? Par des français, cocorico ! Profitant des tous premiers beaux jours du printemps, nous prévoyons ainsi le programme suivant :

Vendredi soir : Venir à bout des bouchons infernaux en sortie de Toronto

Samedi : Visite de Kingston

Dimanche : Route vers Gananoque et croisière sur le Saint Laurent pour visiter le parc des Milles Iles, un des joyaux de la région.

 

Ne m’en voulez pas, mais on zappera le programme du vendredi sus-mentionné et sautons directement à notre arrivée à Kingston sous les coup de 20h. On prend possession de notre Airbnb qui a l’air plutôt OK et allons diner dans un pub assez sympa, The Kingston Brewing Company. L’ambiance y est détendue et la déco, bien que chargée, est très chaleureuse. Quelques Mac&Cheese, ribs et autre malbouffe typique de pub, ainsi qu’une petite bière locale et au lit !

 

 

Le lendemain matin, nous rencontrons Brian, l’un de nos colocataires dans ce Airbnb qui comporte au total 5 chambres. Brian est super sympa et prends le petit dej avec nous. Il habite London (en Ontario) et est d’origine acadienne. Il parle donc un peu français et nous lui répondons en anglais autant que faire se peut.

 

Bref on parle de nos vies, en dégustant un petit Bagel quand tout à coup, une créature étrange sort de la chambre jouxtant la cuisine. On fait les présentations rapides, mais cette demoiselle, qui partage la chambre avec une autre fille tout aussi peu ragoutante, nous demande avec une voix rauque de lendemain de fête, de la prévenir lorsque le livreur arrivera. « Sounds good » lui dit-on avant qu’elle rejoigne sa caverne. Quelques instants plus tard, elle ressort de la chambre, toujours avec la même gueule enfarinée et nous demande d’une voix toujours aussi enrouée « Do you want a shot ? ». Il est 9h du matin et nous acceptons l’invitation. Non mais ça va pas, pour qui vous nous prenez ? Bien sûr qu’on refuse ! Il s’en suit un léger bruit de vapotage de produits dont on ne veut pas connaitre la nature. Bref, on n’est pas hyper confiant avec ces nanas-là, et on se tire vite fait bien fait de la maison.

 

Kingston

 

Malheureusement, on ne tombe pas sur la meilleure météo en ce samedi puisque la pluie nous accompagnera une bonne partie de la journée. On débute notre visite en se promenant tranquillement sur les rives du Saint Laurent, puis joignons la Murney Tower, l’une des tours servant à protéger la ville il y a quelques centaines d’années. Nous rejoignons ensuite la Cathédrale Sainte Marie puis le centre-ville. Aucune idée si c’est le temps qui nous donne cette impression, mais on n’est pas très emballé par ce que l’on voit…

 

 

On poursuit notre tour par la Mairie, où sont proposées des visites guidées à la demande. On se greffe à un couple d’américains pour une visite qui s’avèrera être très sympa. La guide nous refait un peu l’histoire de Kingston, nous rappelant notamment que la ville était l’ancienne capitale du Canada. Elle nous raconte également les différentes histoires marquantes de la ville (incendies ravageurs, insalubrité, période manufacturière…) et nous présente aussi les grandes figures de la ville. Pour l’anecdote, l’édifice avait été construit pour recevoir le parlement du Canada, mais ce dernier fut achevé une fois que Montréal fut proclamée nouvelle capitale du Canada, pas de bol… Cette guide nous raconte également des histoires assez marrantes. Par exemple, dans la salle du conseil, le tableau de la reine d’Angleterre (Pour rappel, le Canada fait partie du Commonwealth et est donc sous autorité de la couronne britannique) est situé quelques centimètres plus hauts que celui du roi ; ceci pour symboliser qu’il n’y a pas d’autre Homme au-dessus de la Reine. Par ailleurs, dans une autre salle de réception, on retrouve de nombreux objets et vitraux en mémoire des défunts de la première guerre mondiale, dont un vitrail en souvenir d’Amiens ! Souvenirs souvenirs !

 

On terminera la visite par les geôles du sous-sol qui appartenaient à la police de Kingston il y a de ça quelques années. Bref, cette visite aura vraiment été une bonne surprise et rattrapera la petite déception de notre marche précédent la visite.

 

 

Il est 14h et on décide de manger un bout dans une pizzeria et reprenons ensuite les visites par la PumpHouse. Cet édifice a permis de révolutionner l’approvisionnement en eau courante dans toute la ville, de réduire drastiquement les maladies et d’améliorer ainsi le confort des habitants de Kingston. Autre point positif apporté par cette station de pompage, cela a permis de baisser le prix des assurances et ainsi d’augmenter l’attractivité de la ville ! Pourquoi ? car + d’eau = moins de risques d’incendie = moins de dégâts. Franchement, cette Pumphouse n’est pas un incontournable de la ville, mais est pas trop mal foutue. De toute façon, ce sera l’impression générale sur l’ensemble de notre visite de Kingston : pas mal, mais pas fou. Une demie journée suffit à en faire le tour. Pour finir la journée, on prend la voiture pour monter en haut du Fort Henry qui offre une belle vue sur le fleuve et finirons par voir dans un bar une superbe victoire des Toronto Raptors en finale de NBA !

 

 

Gananoque – Parc des Milles Iles

Comme hier, nous débutons la journée par un petit déjeuner à nouveau avec Brian, et heureusement, les scenarios les plus farfelus que nous nous étions mis dans la tête avec les deux tarés de la veille n’ont pas été de mise ! Nous décollons ainsi rapidement pour Gananoque, non loin de là. La journée est magnifique, il fait bon, on est en tee-shirt, et la croisière dans le parc des Milles Iles s’annonce magnifique. Après avoir retirés nos tickets, on a deux heures à tuer avant de prendre la mer, enfin… la rivière. On profite alors pour se balader dans le charmant petit bourg puis pour se poser dans un parc bordant la rivière.

 

 

Une fois à bord, nous naviguerons durant 3h dans le parc des Milles Iles. Le parc recense 21 îles et plus de 1800 îlots à cheval sur le Canada et les États-Unis. Pour être considérée dans le comptage, la parcelle doit au minimum comporter deux arbres et faire 0,5 m2 de surface. C’est d’ailleurs pour cela qu’on croise de minuscules îlots tout au long de la balade. A contrario, certaines propriétés sont luxuriantes et on s’y verrait bien y passer quelques longs week-ends avec des copains ! Tout au long de la croisière, vous pourrez également profiter des différents commentaires agrémentant votre trajet.

 

 

Le trajet aller se termine par un tour de l’attraction principale du parc : Le château de Boldt. Pour la petite histoire, sa construction fut entreprise en 1900 par un riche entrepreneur américain pour s’arrêter brutalement seulement 4 années plus tard suite au décès de sa femme.  Le château resta alors à l’abandon pendant plus de 70 ans avant d’être racheté au dollar symbolique par le parc. Il sera alors restauré puis terminé et demeure maintenant une des iles incontournables du parc. On passe vraiment un super moment à bord du bateau, cheveux dans le vent, si bien qu’on en oublie même que le soleil tape, et tape fort ! Ayant oublié la crème solaire, on ressortira littéralement cramoisis de cette longue balade. Pour ma part, je serais même oblige de poser un Sick Day tant ma peau s’était décomposée quelques jours plus tard… Horrible !

 

 

Il est déjà dimanche soir et nous devons alors rentrer sur Toronto. On aura passé un bon petit week-end, avec à la fois ses petites déceptions sur la visite globale de Kingston, mais également avec ses superbes moments passés sur le bateau et la croisière dans le parc des Milles Iles, que nous vous conseillons fortement !

[Retro Mars 2019] – Visite d’une érablière – Breedon’s Sugar Shack

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Si vous voulez relire nos aventures de la veille, c’est par ici

Le lendemain, nous faisons route vers une érablière à quelques kilomètres d’Orangeville ! Au Canada, elles sont plus communément appelées « Cabanes à Sucre », soit « Sugar Shack » en anglais dans le texte.  On arrive quasiment à la fin de la saison de la récolte et il serait vraiment dommage de louper ce genre de visite alors qu’on est au Canada.  D’autant plus, cette douceur sucrée représente avec le caribou les emblèmes de ce pays a l’international.

 

Cette érablière, la « Breedon’s Sugar Shack », qui est un peu perdue dans les champs, est une production familiale. Nous sommes accueillis par le père et l’un des fils qui s’occuperons de nous pendant toute la visite. Il y a peu de monde, ce qui est vraiment agréable, car les producteurs prennent le temps de bien nous expliquer tous les détails de la récolte de la sève a la production de sirop d’érable. Petit plus, ils ont conservé également la méthode ancestrale de production de sirop d’érable afin de bien nous faire comprendre l’histoire de ces techniques si particulières. Voici ce que nous avons retenu :

 

Étape 1 : La première étape, commune aux méthodes modernes et ancestrales, consiste à prélever la sève des érables. Il s’agit simplement de percer un trou dans le tronc a un endroit plus ou moins précis.

 

 

Étape 2 : Méthode ancestrale : On fixe à ce trou un bec verseur ainsi qu’un seau. A ce niveau du procédé, le liquide contient 98% d’eau et seulement 2% de sucre. Il faut environ une journée pour remplir ce seau.

 

 

Méthode moderne, les seaux ne sont plus utilisés, car cela prendrait vraiment trop de temps d’aller tous les collecter à différentes heures de la journée. C’est pour cela que les récoltant ont mis en place d’immenses réseaux de tuyaux collecteurs tous relies à des tuyaux de plus gros diamètre, eux-mêmes reliés à la cuve en contre bas, vous suivez ? Cette cuve reçoit ainsi l’intégralité du liquide récolté dans chacun des érables de l’exploitation. Une pompe fait alors le vide, ce qui accélère le transit du liquide dans la cuve.

 

Étape 3 : Méthode ancestrale : Le liquide récolté dans les seaux est versé dans de grosses marmites que l’on place au-dessus du feu. Par un phénomène très lent d’évaporation, on attend de n’avoir plus que du sucre dans la marmite qui formera alors le sirop d’érable brut désiré.

 

 

Méthode moderne : Une fois remplie, une seconde pompe éjecte un gallon par minute de sève de la cuve en contre bas vers la zone de production.

 

 

Étape 4 : Par un procédé d’osmose inverse, on se libère à cette étape de plus de 80% de l’eau présente dans la sève.

Étape 5 : le reste est alors injecté dans un grand bassin où un four tubulaire fait monter la température du liquide pour favoriser l’évaporation de l’eau

 

 

Étape 6 : une fois une température critique atteinte (qui change en fonction des conditions atmosphériques), le sirop d’érable brut est récolté.

 

 

Étape 7 : c’est l’étape de purification du sirop ou on lui retire toutes les impuretés (sable principalement)

Étape 8 : mise en bouteille et étiquetage puis mise en rayon ou en carton pour l’expédition made in Breedon’s !

 

 

Enfin, nous allons aussi partager quelques questions que nous nous sommes posées et que vous vous seriez peut être aussi posées :

Pourquoi la récolte du sirop n’est possible qu’entre février et début/mi-avril ? Car une fois les bourgeons formés, la sève change de composition et le gout devient peu savoureux (voire pas bon du tout)

Comment faites-vous la nuit ? La récolte étant réalisée en hiver, la sève gèle la nuit, ce qui permet aux producteurs de dormir sur leurs deux oreilles.

Est-ce que le gout du sirop d’érable d’ici est le même que celui du Québec ? Rien à voir ! (Avec une pointe de chauvinisme ontarien). Le gout varie en fonction des zones géographiques et bien entendu des espèces.

Qu’est ce qui différencie les différents type de sirop d’érable ? Plus il est récolté tard, plus il est foncé, plus sa sérosité est importante.

 

Bref, vous l’aurez compris, une visite très instructive et immersive comme on les aime. Après un petit passage par la boutique, nous reprenons notre route à travers les champs agricoles et les sapineraies à la recherche d’un petit restaurant local. On s’arrêtera finalement dans un village bien paumé, a Beeton exactement. La serveuse comprend de suite que nous parlons un français peu commun pour le Canada et se prend d’un malin plaisir d’ajouter « les Québécois, on ne comprend rien quand ils parlent ! »

 

Pour finir la journée, nous rechercherons quelques sentiers à travers lesquels gambader sur la route du retour. Le parc Albion Hills étant fermé, nous tentons notre chance quelques kilomètres plus bas et arrivons sur un parking vide, ou quelques déchets jonchent le sol. Autant dire, pas dingue comme endroit. On arpentera le chemin quelques hectomètres mais celui-ci est boueux et intégralement glacé dans les zones de sous-bois. Fanny se démène tant bien que mal pour se sortir de ce pétrin mais l’énervement la gagne petit à petit jusqu’à décider d’avancer en glissant sur les fesses. Après ce petit intermède plutôt amusant, mais pas super agréable quand même, nous rentrerons sur Toronto tranquillement.

 

 

Une nouvelle fois, un petit week-end agréable qui nous aura fait connaitre un peu plus quelques coins non touristiques de l’Ontario. Cependant, on attend quand même avec impatience le retour des beaux jours et des arbres feuillus pour encore plus profiter de ce que peut nous offrir la nature canadienne !

[Retro Mars 2019] Weekend à Orangeville et Mono Cliffs Provincial Park

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Pour ce week-end quelque peu improvisé et planifié à la dernière minute, nous décidons de faire route vers la petite ville d’Orangeville, pour y faire quelques randonnées (on est en manque de nature après presque 4 mois d’hiver) et surtout y visiter une érablière (ici). Une fois n’est pas coutume, le trajet pour ce week-end sera des plus courts : une soixantaine de kilomètres seulement sépare Orangeville de Toronto.

 

Nous décidons ainsi de ne partir que le samedi matin, pour d’une part économiser une nuit, mais également parce que les attractions locales ne sont pas non plus légion. Nous rejoignons, après une heure de métro vers l’ouest de la ville, Nicolas, le « nouveau » petit cousin de Fanny. Nouveau, car Fanny et Nicolas ne se connaissaient pas / ne s’étaient jamais rencontrés auparavant en France. Et fun fact, c’est la maman de Nicolas, qui, en ayant parcouru notre blog, a contacté la maman de Fanny pour lui faire savoir que son fils était aussi au Canada. Bref, vous en conclurez qu’Ontariencaché resserre les liens familiaux, et c’est tant mieux !

 

 

Le trajet aller se passe tranquillement, Fanny et moi nous obstinant à poser une multitude de questions à Nicolas au sujet de son projet professionnel super intrigant : devenir pilote d’avion. Nicolas nous raconte alors de bonnes anecdotes sur les quelques heures de vols qu’il a au compteur. On est vraiment fasciné, surtout lorsqu’il émet la possibilité de nous emmener avec lui dans son avion à l’avenir, pour quelques aventures comme on les aime. On ne manquera pas de vous faire partager ces moments qui s’annoncent palpitants.

 

Une petite heure plus tard, nous arrivons à Orangeville. Pour faire simple, c’est une ville avec une rue principale ou l’on retrouve quelques magasins en tout genre et quelques restos. Pour le reste cette ville ne regorge pas d’attractions particulières, et cela se vérifiera le soir venu. On tergiverse un peu avant de trouver un resto, vide, mais au cadre assez sympa (The Barley Vine Rail Co). Le repas sera plutôt bon et nous donnera quelques forces avant de commencer la randonnée de l’après-midi.

 

Nous nous rendons alors au Mono Cliffs Provincial Park, à quelques kilomètres de là. Sur le chemin, nous croiserons trois biches qui resterons figées plusieurs secondes à une vingtaine de mètres de notre voiture. Toujours plaisant le Canada pour ça !

 

 

La température avoisinant encore les zéro degrés, nous démarrons la randonnée et comprendrons qu’elle se déroulera en intégralité sur de la neige / glace. Nous sommes mi-mars et toujours aucune trace de végétation bourgeonnante. Les arbres sont nus, il fait froid, a QUAND LE PRINTEMPS ?!? Malgré ce tableau peu élogieux, la balade n’en reste pas moins très agréable. On prend le temps de contempler les différents lacs gelés, la foret enneigée puis monterons également au sommet de la petite colline pour y contempler le paysage. De là, on sera même en mesure d’apercevoir au loin les contours de la CN Tower de Toronto.

 

 

Vient alors le moment que tout le monde attend : la chute incontrôlée. En toute honnêteté, elle aurait pu arriver à n’importe lequel d’entre nous, tant le sol était glissant, mais c’est évidemment sur le p’ti nouveau que ça tombe. Alors qu’environ 10 secondes avant le drame, j’imagine à voix haute une scène de chute exactement à cet endroit, Nicolas avance quelques pas et PAF ! Une chute magnifique, si belle que les acteurs de cinéma pourraient nous l’envier ! Vous savez ce genre de chute où tout le corps part en arrière et se met dans un sublime parallélisme du sol avant l’impact ! Une vraie crêpe ou plutôt une galette bretonne ! Heureusement, le bougre ne s’est pas fait mal mais nous n’arriverons définitivement pas à contenir le fou rire pendant plusieurs secondes.

 

Nous finirons cette randonnée vraiment sympa, en passant notamment au milieu d’une faille avec de part et d’autre de grands rochers, puis en complétant la grande boucle pédestre pour un total d’environ 12km. Il doit être environ 17h quand nous quittons le parc, et on en a plein les bottes. Mine de rien, marcher dans la neige pendant plusieurs heures, c’est assez fatiguant !

 

 

On rejoint alors notre Airbnb, dans lequel nous n’aurons pas le plaisir de rencontrer nos hôtes, partis skier pour le week-end. Comme la coutume le veut ici, le garage est resté ouvert et la clé est posée bien en évidence pour nous permettre d’accéder à notre chambre sans aucune difficulté. La partie qui nous est réservée est vraiment très confortable. On s’y repose quelques minutes avant d’aller découvrir la ville à pied à la recherche d’un petit pub pour y passer la soirée.

 

Sur Foursquare, nous repérons un pub dans le centre-ville vers lequel nous décidons de faire route (The Mill Creek Pub). On passe par différents quartiers résidentiels avant de joindre la rue principale d’Orangeville. A l’entrée du pub, on nous annonce qu’il y aura minimum 45 minutes d’attente et le bar lui-même est plein ce qui nous empêche presque de patienter au comptoir. On décide alors de quitter cet endroit : GRAVE ERREUR ! Il fait froid, on a marché toute l’après-midi, et on se rajoute 2km de plus pour aller dans l’autre seul pub du coin. Ça sent déjà pas mal l’échec tout ça… Effectivement, l’autre « pub » est en réalité une sorte de chaine de pub cloitré dans une zone commerciale sans aucun charme. Tant pis, à défaut d’avoir mieux, on passera la soirée là-bas, à manger et écouter la chanteuse qui peine limite à se faire entendre dans le brouhaha de cette usine.

 

 

Bref, pas énormément d’interet à aller à Orangeville si vous passez dans le coin, préférez louer un petit cottage niche dans la nature, vous n’en serez que plus heureux. La suite du weekend dans le prochain article ! 

Week-end dans la région d’Ottawa

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Avant de commencer la rédaction de cet article, on s’est aperçu qu’il était vraiment difficile d’innover pour l’intro des différents voyages que nous partageons avec vous. On tourne souvent en rond avec la classique location de voiture, le trajet sans encombre, l’arrivée au Airbnb…

On a alors fait ce que tout membre de notre génération fait lorsqu’il se trouve face à un mur : 

 

Photo Google

 

La deuxième étape est aussi on ne peut plus classique : cliquer sur le premier lien, car « s’il est là, c’est qu’il ne doit pas être trop mal ». On découvre alors un tuto présentant « 5 moyens faciles de commencer un article » :

1 – Une citation inspirante. A part « muscle ton jeu Robert » ou « les sanglots longs des violons de l’automne, bercent mon cœur d’une langueur monotone » qui nous inspirent à peu près, on n’est pas vraiment sur un segment qui nous corresponde.

2 – Des mots chocs. Dans le registre putaclick, on n’est vraiment pas les bons clients. Notre blog avoisinant autant de visites que le nombre d’éléphants présents au Canada, on n’a pas besoin de ça.

3 – Des chiffres clés : Déjà fait… nombre de lacs, superficie, habitants… redondant.

4 – Une définition bien tournée. Pas envie.

Vous comprendrez donc qu’on devrait se tourner vers la 5ème solution qui s’avère être : Un décor bien planté.

Pour ce week-end de trois jours où nous fêtons la famille en Ontario (tous les prétextes sont bons pour avoir un jour férié), notre cœur balance entre deux options qui nous séduisent.

La première possibilité est en réalité la plus évidente. Passer quelques jours à Blue Mountains qui est la « grosse station de ski » la plus proche de Toronto. Le hic, c’est que les prix proposés sont exorbitants pour ce week-end prolongé, et que la station devrait faire le plein, ce qui ne nous enchante pas forcément.

Après avoir tout mis en œuvre pour convaincre Ayette et Julien, deux collègues de Remy qui nous accompagneront pendant ce week-end, notre choix se portera finalement sur Ottawa.

Certes, Ottawa se trouve à environ 5h de route (voire plus avec les bouchons) de Toronto, mais on y recense de nombreux points positifs pour ce type de week-end. Tout d’abord, on retrouve plusieurs stations de ski à max 1h30 du centre-ville (dans la région de l’Outaouais), ce qui nous permettra d’en tester deux sur le week-end. Secondo, cela nous permettra de visiter Ottawa en hiver pour tenter d’effacer la mauvaise impression qu’on avait eu la première fois (si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici !).

Cela devrait être particulièrement sympa cette fois-ci car on tombe en plein dans la semaine du Bal des Neiges. Troizio, on trouve une offre de logements incomparable à Blue Mountains, pour des prix beaucoup plus raisonnables. Let’s go !

J’ai dit dans l’intro que je vous épargnerais les blabla du trajet aller, donc je dirai juste une phrase : c’était l’enfer. Pour illustrer ce mauvais moment à passer, nous avons fait 80km en deux heures 😤! Bref, on arrive à destination assez fatigués, un petit McDo et au lit pour être en forme le lendemain.

Samedi matin, le temps est radieux. Il fait froid mais on devrait avoir une super journée sur les pistes. Après quelques courses pour prévoir le pique-nique du midi et un petit déjeuner express au Tim Hortons du coin, nous faisons route vers la station Mont Cascades. Nous avalons les quelques kilomètres bercés par les différentes radios québécoises toujours aussi sympas. Les paysages sont magnifiques : les prés sont revêtus d’une bonne couche de neige immaculée, les rivières intégralement gelées, et de nombreux petits chalets clairsemés dans les collines laissent planer un doux air de vacances.

Si vous imaginez le Canada comme un paradis de ski de descente comparable à ce que l’on a dans les Alpes, vous êtes à côté de la plaque. Pour vous dire, la plus grande station « du coin » (comprenez dans un rayon de 1000 km autour de Toronto) culmine à 968m de hauteur, à Mont Tremblant, au Québec. Quant à elle, Mont Cascades ne culmine qu’à 305m de haut pour un dénivelé de 165m, la folie ! C’est à ce moment-là qu’on prend nos mouchoirs pour essuyer nos larmes. Qu’importe, la station comporte tout de même une vingtaine de pistes pour 3 télésièges, on ne devrait quand même pas s’ennuyer !

On arrive à la station sur les coups de 11h, récupérons notre matériel pendant qu’Ayette et Julien nous attendent au chaud. Ces derniers nous ont d’ailleurs trouvé des bons plans en ligne sur Groupon et Costco, merci à vous ! Pour 60$/personne taxes incluses, nous avons un package équipement + forfait de remontées mécaniques jusqu’à 22h.

 

 

Mont Cascades

 

 

Ça y est ! Après plusieurs années d‘absence sur les pistes, nous rechaussons les bonnes vieilles chaussures de ski hyper confortables et les spatules. Une première descente sur une piste baby pour se remettre en jambe et hop on attaque notre journée. La neige est excellente en début de journée, pas un nuage dans le ciel mais un petit vent glacial en haut de la colline. Bien que les montées durent bien plus longtemps que les descentes, on prend un plaisir fou. Virages à gauche, virages à droite, petits sauts, schuss, planté du bâton, descentes au milieu des arbres… On kiffe !

On prend notre petite pause dej’ aux alentours de 13h30 dans le Visitor Center qui dispose de nombreuses tables pour se restaurer, sans aucune obligation de consommer dans le restaurant « d’altitude ».

C’est alors que nous resterons assez admiratifs de la confiance mutuelle qu’ont les Canadiens entre eux : ils laissent tous trainer ici et là leurs affaires (chaussures, vestes, divers sacs, …) toute la journée, sans aucune surveillance. On n’a pas l’habitude de dire « le Canada c’est bien, la France c’est nul » mais sur ce point, on doit avouer que ce genre de chose n’arriverait jamais en France, malheureusement. Et pour sûr, ce respect mutuel et ce civisme vont cruellement nous manquer à notre retour.

Après ce petit break, on retournera sur les pistes et tenterons tant bien que mal avec Julien d’amener les filles dans les endroits plus techniques. La première surprise qu’on leur a réservé était un passage composé de petites bosses sur une piste non damée… Pas cool… La dernière piste était certainement celle de trop : après s’y être engagées, les filles découvrent un beau mur devant elles et feront finalement demi-tour, avec une superbe remontée en escalier à montrer dans les écoles de ski. Franchement, tout le monde aura très bien skié et on reste persuadé qu’elles auraient facilement dompté cette difficulté sans la fatigue, le verglas et la visibilité descendante de la fin de journée. Cela se vérifiera d’ailleurs le jour suivant !

Sur les coups de 17h30, nous quittons la station pour ce qui aura été une très belle journée de ski !

 

 

 

 

Quelques courses (où Ayette et Julien auront envie successivement de comté, de pain aux raisins, et de baguette en l’espace de trois secondes (Nostalgie French Gastronomy)) et une bonne douche plus tard, nous décidons d’aller tâter l’ambiance d’Ottawa by night. On rejoint rapidement le centre, et en sortant du parking, on sent une certaine animation ambiante dans les rues. Pas mal de monde et de la musique au loin. Comme on vous l’a annoncé plus haut, on est en plein dans la semaine du Bal des Neiges à Ottawa où sont proposées de nombreuses activités : concerts, sculptures de glace, toboggans de neige… Il y en a pour les grands et les petits. Nous profitons alors quelques minutes d’un concert en plein air gratuit avant que le froid ne nous rappelle qu’une bonne bière et un bon plat chaud nous attendent. On teste alors quelques endroits mais tous les pubs sont blindés ! On trouvera finalement un immense pub dans lequel nous obtiendrons avec beaucoup de chance l’une des dernières tables de libre.

Nous passerons un bon moment dans ce pub joliment décoré et assez authentique et regagnons nos appartements, sans faire de folie festive impromptue.

 

 

Ottawa by night

 

 

C’est dimanche et nous nous levons tôt car 1h30 nous séparent de la seconde station de ski de notre séjour: Mont Sainte Marie ! Bien déterminés à rider la poudreuse, nous avons déjà prévus petits dej et pique-nique pour ce jour. On arrive à la station Mont Sainte Marie sur les coups de 10h30. Même rengaine que la veille pour récupérer les équipements et les forfaits, nous prenons le premier télésiège environ 45min plus tard.

A première vue, la station est plus grande, plus de monde, et un peu de queue aux remontées mécaniques. Si on compare à la station de la veille, le dénivelé sera double, pour deux fois plus de glisse 😎 ! La neige est excellente et la longueur des pistes bien plus agréable, on a moins l’impression de passer son temps sur le télésiège. Sur les pistes, ce n’est pas du tout la cohue, on a de la place pour s’amuser. La difficulté ira crescendo puisque nous débuterons tranquillement par des pistes vertes, puis des bleues assez simples et les filles se transcenderont pour finir par faire trois fois une bleue avec deux beaux murs verglacé, bien joué ! En parallèle, nous nous essayerons avec Julien sur deux noires dont l’une nous rappellera particulièrement que nos cuisses et genoux n’ont plus 20 ans, ça piquait grave ! Encore une super journée se termine où on aura bien profité de tous les recoins de la station.

 

 

 

 

 

Le réveil aux aurores, la route et la fatigue liée au ski auront raison de nous en ce deuxième jour. Nous décidons de passer le reste de la soirée à la maison tranquilou à prendre l’apéro et jouer aux cartes. Nous ferons ainsi découvrir le fameux jeu de cartes « Barbu » qui tend de plus en plus à s’internationaliser (on me dit dans l’oreillette qu’il n’est plus très loin de dépasser le poker en termes de popularité) à nos deux amis. Ayette jouera énormément de malchance en se prenant à elle seule la totalité des satanés rois de coeur, mais réussi tant bien que mal à garder son self-control. La chance du débutant semble la fuir.

Le lundi est déjà synonyme de dernier jour à Ottawa city. Pour ce jour, nous prenons le temps de ranger comme il se doit notre Airbnb, qui dans l’ensemble aura été très correct et décollons aux alentours de 10h30. Sachant que la route du retour s’annonce compliquée, nous ne prévoyons que de rester quelques heures dans la capitale avant d’entamer notre chemin du retour vers Toronto. Nous commençons ainsi notre visite d’Ottawa par le Parc Jacques Cartier, le fameux. Si vous ne vous souvenez par de ce qui l’a rendu connu dans le coin, faites un tour par ici (lien article Quebec). Pour le Bal des Neiges, le parc propose de nombreuses activités principalement à destination des enfants, mais nous voulions tout de même aller y jeter un œil. On y retrouve plusieurs petits jeux (babyfoot humain, basketball,…), des sculptures de glace immenses, une tyrolienne, des toboggans de glace, un sculpteur de bois, et une petite fanfare avec des enfants trop mignons. Nous patientons quelques instants pour faire un tour sur les toboggans qui nous ramènerons en enfance.

On récupère la voiture et filons vers Lac Dow, un endroit qui nous a été conseillé par une collègue de Fanny pour y faire l’activité que nous attendons tous : patiner sur la plus grande patinoire naturelle du monde ! Cette patinoire est en réalité un canal complètement gelé l’hiver, le Canal Rideau. Elle s’étend sur une longueur de 7,8km et les Ottaviens et Ottaviennes (et les touristes bien sûr !)  ont tout le plaisir de patiner gratuitement pendant une bonne partie de l’hiver. La glace est d’excellente qualité et aucune appréhension à avoir quant à son épaisseur : trois tracteurs énormes sont passées de front devant nous pour « refaire » la glace. On prend vraiment un plaisir fou et les petits entrainements que nous avons eu sur la patinoire de notre quartier y sont pour quelque chose. On a bien progressé ! Il n’y a pas trop de monde donc on y patine vraiment aisément. Certaines personnes viennent même avec leur poussette, patins aux pieds pour leur balade du jour. Une nouvelle fois, aucun problème pour laisser nos chaussures sans surveillance pendant plus d’une heure pour éviter de les trimballer, c’est beau ! Pour finir ce week-end en beauté, nous aurons le plaisir d’acheter, dans des kiosques présents sur la glace (!), une bonne poutine réconfortante et les fameuses queues de castor de chez Beaver Tails. C’est gras, mais qu’est-ce-que c’est bon !

Pour conclure, on a vraiment passé un super week-end, mêlé de sport et de détente. Merci à Ayette et Julien d’avoir partagé ça avec nous, c’était vraiment un plaisir de vous avoir avec nous !

A bientôt pour la suite de notre périple (qui pourrait semble-t-il virer bientôt vers une ville appelée New-York).

 

 

 

 

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Sous le vent – Balade hivernale aux Woodbine Beaches

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Après avoir passé tout notre samedi à l’appartement à ranger, nettoyer, récurer, puis cuisiner pour nos invités du soir, il était primordial pour nous de prendre un bon bol d’air en ce dimanche rayonnant. La chance nous sourit puisqu’il a neigé toute la nuit et c’est avec un grand plaisir que nous nous lançons dans une balade matinale en direction des Woodbine Beaches. Le temps est radieux mais assez frisquet.

On commence à découvrir ce paysage blanc dès la sortie de notre immeuble où la rue voisine est recouverte de cette poudreuse immaculée. Une fois les quelques Skype improvisés avec la famille terminés, nous nous dirigeons vers l’Est en empruntant Queen Street East. C’est toujours un plaisir de se balader dans notre quartier que nous ne quitterions pour rien au monde. Loin des buildings et de la fourmilière de Downtown, on apprécie vraiment la vie de quartier qui ressort de Leslieville : les poissonniers, bouchers, bistrots, et nombreux parcs jouxtant de mignonnes petites résidences ont tout pour nous séduire.

 

 

 

 

Avant de rejoindre les plages, nous coupons par le Woodbine Park, immaculé lui aussi. Il est tombé par loin de 15cm la nuit dernière, et les quelques personnes que nous croisons en profitent pour promener leurs chiens « foufous » dans la neige, font du ski de fond ou de la luge. Malgré cette ambiance féerique qui nous entoure, il faut toutefois résister aux bourrasques de vent qui balayent la neige de droite à gauche et qui auront le don de nous fouetter le sang. Il faut aussi rester extrêmement vigilent où nous mettons les pieds. En effet, la neige recouvre une couche de glace épaisse et les appuis deviennent alors très fuyants à certains endroits.

 

 

 

 

Une fois le parc traversé, il est temps de rejoindre les Woodbine Beaches où se retrouvent en été de nombreux torontois, mais où curieusement (ou pas !), nous croiserons beaucoup moins de monde. Le spectacle est sublime. Les rochers sont recouverts de glace tandis que certains branchages sont doublés d’une fine couche de glace. Le lac n’est pas gelé car le courant de ce côté-ci y reste assez intense. Le vent très violent au bout de la pointe des plages sonnera le gong de fin de la balade : Il faut vraiment rentrer car si on reste la, on va se transformer en Mister Freeze. Sur le retour on assistera à une étonnante bagarre de chiens assez impressionnante, toujours dans cette épaisse couche de neige. Avant de rentrer, on s’arrêtera manger un bout dans un pub situe sur Queen Street, le Murphy’s.

 

 

 

 

Bref, cette balade était vraiment sympa et on a encore vu de très belles choses. On espère que notre chère France ne souffrira pas trop des 5cm de neige qui paralyseront à coup sûr la capitale et feront la une des JT de Pernault et BFM TV. Quand on pense à ça, on est obligé d’avoir un petit sourire en coin.

 

Sous le vent – Céline Dion ft Garou

 

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Le Paradis Blanc – Week-end dans la région de Muskoka

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Le retour en France pour la période des fêtes ayant pas mal préoccupé notre attention ces dernières semaines, nous voulions à tout prix refaire un week-end découverte rapidement. Après quelques recherches sur ce formidable outil qu’est internet, notre choix se porte sur la région de Muskoka, à 2h30 au nord de Toronto.

 

Cette région est bordée à l’Ouest par le Lac Huron, et jouxte le Parc Algonquin à l’Est.  Elle regorge de pas moins de 1600 lacs et est réputée pour être une région très touristique en été, où de nombreux Torontois  viennent y passer des jours heureux. Quant à nous, nous décidons d’y aller cet hiver, où les prévisions météo ont de quoi en décourager plus d’un : on attend -20 degrés, ressenti -25 en moyenne. Qu’importe, c’est aussi ça l’aventure et on s’est équipé en conséquence de fameux vêtements techniques pour résister aux éléments.

 

Le départ est donc donné aux alentours de 16h15 de Toronto, assez tôt donc. Malheureusement, cela ne nous permettra pas de nous affranchir des quelques habituels bouchons pour sortir de la ville. A notre plus grand bonheur, notre voiture de location est équipée de sièges chauffants. A contrario, elle ne possède pas de pneus neige, ce qui nous vaudra quelques suées plus tard dans le week-end. Le trajet se déroule sans incident, et nous arrivons à notre Airbnb situé dans la ville d’Huntsville, vers 19h30.

 

Nos hôtes Phil et Kim nous accueillent chaleureusement, et Miller, leur chien est très mignon mais très méfiant (surtout avec moi !). On pose nos affaires, discutons rapidement avec eux à la recherche de précieux conseils pour se restaurer dans le coin. Phil nous décrit rapidement trois pubs où on devrait trouver notre bonheur, d’autant plus que la région est réputée pour proposer d’excellentes bières, et les gens du coin en sont très fiers.

 

 

Petit bisou de Miller 😍

 

 

Nous décidons donc de rejoindre le centre ville à pied, à 20 minutes de là. On se camoufle littéralement, seul le bout du nez dépasse, il fait vraiment un froid glacial ce soir. Les jambes se transforment en bâtonnets de glace, les poils du nez durcissent à chaque inspiration, et les mains gantées doivent rester au maximum dans les poches pour faire double protection. Et tout ça en restant très attentif où on met les pieds car le trottoir est enneigé, ou plutôt recouvert de neige durcie en glace qui à vite fait de nous déséquilibrer. Après avoir traversé le centre ville nous voilà arrivés au Pub The Mill on Main. Le cadre est très chaleureux : les tables en bois se fondent parfaitement dans le décor rustique que propose le lieu avec en décoration divers objets ou affiches locaux. Le four à pizza au fond du restaurant réchauffe les cœurs, et le concert de guitare acoustique fera planer une douce ambiance détendue dans le bar. On englouti un Fish & Chips et un Burger, profitons de la musique durant quelques heures et c’est déjà le moment de partir. Au moment de régler l’addition, je sors la carte bancaire et pendant que je procède au paiement, la serveuse adresse un gentil petit mot à Fanny (comme cela est souvent le cas au Canada) pour savoir ce que nous avons prévus de faire ce week-end. Fanny, sûrement un peu prise de court, répondra d’un assez sec « STAY HERE ! » qui laissera sans voix la serveuse. Une fois la serveuse partie, je fais remarquer à Fanny que sa réponse était un peu stridente en l’imitant, ce qui donnera lieu à un bon fou rire avant de quitter le bar. Comme vous l’aurez compris, notre anglais est encore perfectible après dix mois ici ! Il est maintenant temps de rentrer et de nous glisser dans nos draps pour bien dormir avant la journée chargée du lendemain.

 

Le samedi matin, nous nous réveillons tranquillement sous un soleil radieux. Un coup d’œil à Météo Média pour confirmer qu’aujourd’hui il fera froid : -23 ressenti –26°C. On enfile nos tenus de ski, collants et toute la panoplie pour rester a minima au chaud puis discutons quelques instants avec nos hôtes. Ils nous racontent qu’ils habitaient auparavant Vancouver, puis Toronto et venaient passer quelques jours en été à Huntsville. La ville trépidante et intense de Toronto n’était plus faite pour eux et ils ont donc décidé de construire leur maison à Huntsville, entourée par la nature. Un choix de vie donc qui nous amène à leur poser des questions sur comment trouver du travail dans ce genre de région… On vous passera les détails de toute la discussion mais échanger avec les locaux s’avère être vraiment très enrichissant. On n’en a jamais vraiment parlé dans nos articles, mais on apprend énormément de choses de ces discussions. Cela permet vraiment de recontextualiser des choix, qui, au premier abord peuvent paraître complètement fous, mais qui s’inscrivent en réalité dans une mentalité, un mode de vie choisi et défendu par ces gens.

 

Pour en revenir aux activités de ce jour, nous irons au Arrowhead Provincial Park pour faire notre baptême de ski de fond, du patin à glace et une petite marche dans la neige. L’accès au parc est relativement simple puisque l’entrée borde l’autoroute. On emprunte alors un chemin encore bien enneigé et nous forçons à rouler tout doucement, puisque nous ne sommes pas équipés de pneus neige. Après 15 minutes à avoir sillonné les routes d’Arrowhead, et quelques sueurs froides causées par quelques micros glissades de la voiture, nous arrivons enfin au Visitor Center. On récupère donc nos permis de stationnement et de ski de fond pour un total de 30$ à 2. On reprend la route jusqu’au point de ralliement des pistes de ski de fond, où nous pourrons également louer le matériel. La route qui traverse le parc est sublime, cette blancheur pure de la neige mélangée à ce grand soleil et ce ciel bleu, somptueux ! La location du matériel de ski de fond (46$ pour deux pour la journée) est très bien organisée, si bien qu’en seulement 15 minutes, nous sortons skis à la main, prêts à en découdre avec la poudreuse.

 

 

C'est parti !

 

 

Comme on le dit si bien : C’est la que les athéniens s’atteignirent ! Comment chausser des skis de fond, pourquoi les bâtons sont si grands ? Pourquoi est-ce-que c’est si instable ? Peut on faire du chasse neige sans trop de risques de tomber ? Tant de questions auxquelles nous allons devoir répondre dans un instant.

Skis aux pieds, nous commençons à nous diriger directement vers une descente qui rejoint les pistes débutant : ERREUR. Alors que j’en fini avec la descente dans un style peu académique mais efficace, je regarde derrière moi et là : personne. Fanny est sur les fesses, tout en haut. Réaction normale que tout être humain aurait eu : je me marre. Elle semble avoir quelques difficultés pour se relever : je me marre moins et remonte la chercher et l’aider. Je retrouve alors une Fanny complètement tétanisée, les larmes aux yeux, qui a peur de se lancer et est stressée par sa précédente chute. Après quelques exercices psychologiques bien sentis, Fanny réussira progressivement à descendre cette satanée pente pour enfin démarrer sur le plat. Il lui faudra une bonne heure à relativiser et à enfin comprendre qu’elle n’était pas Martin Fourcade. Nous continuerons la matinée à skier dans les rails dans des chemins magnifiques, et petit plus : on ne croise vraiment pas beaucoup de monde ! On prend vraiment le coup de main et prenons beaucoup de plaisir à pousser sur les bâtons. Le plus difficile à gérer est la stabilité, surtout hors des rails. On se retrouvera une ou deux fois sur les fesses, mais jamais rien de bien méchant. Après plus de 4h et deux boucles de 4-5km, nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui car les bras et les adducteurs commencent à tirer et on a faim. Quant au froid, il n’aura vraiment pas été un problème pendant le ski de fond, tant cette activité physique vous réchauffe tout le corps !

 

 

 

 

Pour ceux qui nous lisent et qui seraient tentés par ce petit parc, nous vous conseillons d’y amener un pique nique, car il n’y a rien pour se restaurer sur place. Aux alentours de 15h, on décide de sortir de parc pour manger un bout au Wendy’s le plus proche puis revenons dans le parc dans la foulée. En effet, on nous a averti le matin que la piste de patinage sera ouverte ce soir à partir de 18h. En attendant, afin de ne pas rester inactif, on se motive pour une petite rando dans la neige d’une heure qui permet d’observer de petites chutes d’eau. Cette balade est très agréable mais le soleil se couche et le froid devient de plus en plus pesant, on commence vraiment à être frigorifié. On rejoint la voiture aux alentours de 17h30 et prenons les patins (achetés spécialement pour l’occasion) et nous dirigeons vers la piste de patinage.

 

 

 

 

Cette piste de 1,3km qui sillonne la forêt comme un chemin de randonnée classique est l’une des principales attractions du parc. Elle est ouverte quand la température est sous les 0°C (aucun problème pour nous du coup) et propose également des ouvertures exceptionnelles de nuit où la piste est éclairée par des flambeaux situés de part et d’autre du sentier de glace. Cela donne aussi la possibilité de nuit d’observer les étoiles qui brillent de mille feux tant la journée aura été belle. C’est vraiment magnifique. Malheureusement, nos téléphones ne résisteront pas au froid, il faudra imaginer ! Après avoir enfilé les patins autour de petits feux de camps, il est temps de faire nos premiers pas sur la glace. Fanny, frigorifiée par la randonnée précédente et fatiguée par la journée éprouvante de ski de fond rendra les armes et ne se sentira pas la force de patiner. Elle décide donc de se poser au coin du feu en m’attendant. Mes premiers mouvements sur la glace seront très, mais alors très hésitant : mes jambes tremblent, sont raides, la souplesse de mes jeunes années est bien bien loin (si tant est qu’elle ait déjà existée…). Une fois lancé, ça va mieux, les mouvements deviennent de plus en plus fluides et je prends un énorme plaisir à rider cette glace. Je ferais 4 tours de pistes puis m’arrêterais là pour aujourd’hui car de plus en plus de monde afflue sur la piste et cela devient moins plaisant qu’au début. Je rejoins alors Fanny au coin du feu et nous repartons vers notre Airbnb, sièges chauffants et chauffage à fond. Il s’en suivra une bonne douche bien chaude qui nous ramènera à 37,5°C.

Samedi soir, nous prenons notre courage a deux mains pour re-braver le froid pour aller manger un bout. On se retrouvera dans le centre d’Huntsville, plus précisément au On the Docks Pub. L’endroit doit être super l’été puisqu’il domine la rivière qui passe en contre bas et dispose d’une belle terrasse en bois. On s’en passera aujourd’hui mais le lieu n’en reste pas moins chaleureux. Le Pub est plein et les locaux qui s’y retrouvent semblent y passer un agréable moment agrémenté de sport, discussions, musique et même de danse une fois que l’ambiance montera d’un cran. La principale attraction de la soirée sera « la fille au pull rouge » qui nous fera bien marrer. Quand on est arrivée, elle était posée au comptoir avec un mec qui se révèlera être son mari, et les amis de ce dernier. Elle ne devait pas forcément s’amuser et à préféré enchainer les verres. Bref, elle était complètement ronde, faite, bourrée, déchirée, appelez ça comme vous voulez. La fille au pull rouge en a eu marre et a quitté ce groupe pour aller sympathiser, comprenez faire des papouilles à différents autres mecs de ce bar, sans oublier toutefois de revenir le temps de 4 secondes revoir son mari, lui faire un bisou et repartir de plus belle. Un vrai spectacle ! Au bout de 2h, soit précisément à la fin de la retransmission du match de hockey des Toronto Maple Leafs à la télé, son mari décide de quitter les lieux, un peu blasé, sans oublier d’avertir la serveuse de garder un œil sur sa femme, qui continuait à enchainer les verres et les danses sexy avec d’autres gars. Ce petit manège durera jusqu’à notre départ, au delà de ça, on aura passé un super moment dans ce bar et les plats était bons et très trèèèès copieux.

 

 

La fameuse fille au pull rouge et son mari

 

 

Le dimanche matin, nous démarrons la journée par une nouvelle discussion avec nos hôtes, tout d’abord pour les remercier, mais également pour leur demander de nouveaux conseils sur des petites pépites locales. En effet, nous souhaitons profiter de cette dernière matinée ensoleillée pour faire une petite randonnée avant de regagner Toronto. Toujours heureux de partager avec nous les secrets de Muskoka, Kim et Phil nous conseillent d’aller randonner à 20km de là, au Limberlost Forest and Wildlife Reserve. C’est un lieu particulièrement apprécié par les gens du coin pour s’y ressourcer le week-end, loin des autres zones touristiques de la région. Ni une ni deux, nous faisons route vers cet endroit magique en empruntant des routes sublimes mais… enneigées. On roule à 30km/h tellement on a peur de glisser, ralentissant par la même occasion les quelques énormes pick-up du coin habitués à rouler sur ce type de terrain. La neige sur la route s’est en réalité transformée en glace qui luit à la lumière du soleil. Ce n’est pas très rassurant, on frôle un peu l’inconscience mais on reste très prudent et nous disons qu’au pire, on finira notre course dans un tas de neige et non pas dans un fossé. Après plus de 30 minutes sur ces routes glacées, qui ouvrent également de sublimes paysages de carte postale, nous arrivons enfin à bon port. Kim nous avait conseillé la randonnée Buck Lake, et on ne sera pas déçu. Au programme : marche dans la neige et sur le lac gelé, points de vue superbes, cascade glacée… On en prend une nouvelle fois plein les yeux. Cet endroit aura vraiment été notre coup de cœur du week-end, si beau et si paisible, tout ce que l’on recherche lorsque l’on s’évade le temps d’un week-end de Toronto. Malheureusement nous ne pourrons pas rester aussi longtemps que nous le souhaitions, puisque nous avions un impératif : être de retour à Toronto pour 18h pour le match de foot hebdomadaire de Rémy.

 

 

 

 

Voilà comment se parachève notre super week-end dans la Région de Muskoka. On a découvert encore de magnifiques endroits, avec une nature toujours aussi luxuriante et rencontré de très sympathiques hôtes qui auront su nous guider et nous donner de précieux conseils pour découvrir au mieux leur région.

On espère toujours réussir à vous faire voyager avec nous par nos récits, on est toujours preneurs de vos avis pour améliorer notre blog.

A très bientôt pour de nouvelles aventures…

 

 

 

Le paradis blanc – Michel Berger

 

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Ô Canada – Week-end à Québec

Classé dans : Week-end | 2

 

Il est minuit passé de dix sept minutes en ce 4 août 2018 quand retenti soudainement la voie de Woody Allen dans le hall d’arrivée du UP Express à Toronto. Les décors sont posés, les figurants prêts à entrer en action, l’actrice principale, Fanny, est partagée entre un sentiment d’impatience et d’excitation.

– Moteurs, Action !

Cette première scène du film tant attendu « Quand Fanny retrouve Môman » se déroule comme dans un rêve. Nathalie, déjà oscarisée, rappelons-le, dans « La Frange rebelle », était bel et bien prête à jouer son rôle aussi spontanément que possible, enchaînant avec une dextérité remarquable, câlins et bisous à sa petite « puce ». Remy immortalise ce moment alors que Serge, au deuxième plan, se réveille à peine de sa nuit de récup’, après une soirée assez mouvementée la veille sur Erquy. Comprenant vite que la fatigue a gagné les acteurs, suite à un voyage ayant notamment été marqué par un arrêt imprévu en Islande pour « faire le plein car il y avait trop de vent de face », le réalisateur repousse la suite des évènements au lendemain.

– Héééééé Coupez !

Après s’être levés consécutivement à 5h32, 6h08, et 6h36, au grand bonheur de leurs hôtes, c’est dans un état de jetlag certain que nos visiteurs auront découvert Toronto, trois jours durant. Parmi les visites, les incontournables chutes du Niagara, Toronto Islands, la tour CN, ainsi que quelques kilomètres dans Downtown avalés à la vitesse d’un Benoît Poelvoorde dans le film les Randonneurs. Je ne m’éterniserais pas sur toutes ces choses que vous connaissez déjà de part nos précédents articles, si vous êtes des lecteurs assidus (et que vous pouvez retrouver iciou encore là !).

 

 

 

Alors que nous travaillions la semaine, Serge et Nathalie ont fait route vers le Nord-Est, et plus particulièrement vers les Mille Iles et Montréal, avant de rejoindre Québec, où nous nous étions donné rendez-vous le vendredi soir pour y passer le week-end.

Grande première pour nous puisque nous décollons vendredi soir de l’aéroport Billy Bishop, situé en centre ville de Toronto, sur les Toronto Islands ! Pour y accéder, rien de plus simple puisqu’un tunnel lie l’aéroport au centre ville. On aura le plaisir de découvrir qu’il est possible d’avoir des bouteilles d’eau et sodas, ainsi que des petits gâteaux sucrés et salés gratuitement dans la salle d’embarquement pour patienter. Notre avion n’est pas très grand, le décollage est assez impressionnant et nous permet de contempler les îles au coucher du soleil, c’est trooooop joli 😍 ! Un petit apéritif dans l’avion et nous voilà déjà à Québec 1h30 plus tard.

Après une bonne nuit dans l’appartement de ce bon vieux René, un petit déjeuner à base de gaufres/sirop d’érable/bleuets, et un petit itinéraire préparé illico presto, nous nous lançons dans la découverte de Québec.

Pour la petite parenthèse historique 🤓, sachez que Jacques Cartier, célèbre navigateur Malouin s’est lancé en 1535 dans une folle expédition ayant pour mission d’explorer les richesses que propose le fleuve Saint Laurent. Après un hiver rugueux le navigateur et les membres de son équipage encore vivants feront demi tour. Il aura fallu plusieurs dizaines d’années pour qu’un nouveau français ne décide de s’aventurer dans cet univers inconnu, en la personne de Samuel de Champlain, en 1608. C’est d’ailleurs à ce dernier que l’on doit l’émergence d’un comptoir commercial de fourrures, prémices de la ville de Québec, bien aidé par une alliance avec une tribu indienne locale. L’arrivée des colons français à la fin du 17ème siècle assiéra un peu plus la présence française sur les bords du Saint Laurent. OUI MAIS, comme d’habitude, les Anglais s’en mêlent. Après bien des épisodes dont je tairais les détails pour ne pas finir cet article dans 3 mois, retenez que la ville de Québec est désormais la capitale de la Province du Québec, qu’on y parle le français québécois (on sait donc qui a eu le dernier mot 😉), et qu’on y recense pas moins de 530 000 habitants.

 

Notre visite de la ville débute donc par l’imposant parc des Plaines d’Abraham au Sud-Est de la ville. Cet endroit a été auparavant le terrain de batailles entre Français et Anglais au 18ème siècle. Il surplombe le fleuve Saint Laurent et est très joliment fleuri. On est samedi matin et on y croise de nombreux runners, malgré l’étouffante chaleur du jour. Au bout du parc, nous joignons la Citadelle qui offre un panorama magnifique sur le fleuve d’un côté et sur la vieille ville de l’autre, en contre bas. Aux abords de la Citadelle sont apposés des canons allemands subtilisés par les canadiens lors des batailles de la Somme, qui nous rappelle rapidement un bon week-end passé en Picardie il y a un an, et qui me permet de faire un petit clin d’œil à tous mes collègues Amiénois 👋. Après quelques clichés parfois artistiques (voir ci-dessous), nous poursuivons notre balade en entamant la descente vers la vielle ville.

 

 

Après une descente de quelques dizaines de mètres, nous arrivons sur la spacieuse terrasse Dufferin composée d’un superbe plancher de bois de 400m et bordée par des gardes corps en fer forgé. D’ici, on peut contempler la vue magnifique sur le Saint Laurent, l’île d’Orléans au loin, et l’imposant château Frontenac en hauteur. Le panorama est vraiment magnifique et on se met à s’imaginer le même paysage en hiver, ça doit être assez impressionnant.

 

Nous poursuivons notre visite en passant par le Château Frontenac, la fierté de la ville, perché sur le Cap Diamant de Québec. Par curiosité (et pour profiter un peu de la clim), on s’aventure même à l’intérieur du château qui est en réalité un hôtel depuis son ouverture en 1893. L’intérieur est orné de boiseries, le bar situé au fond du couloir principal est cosy et la galerie d’art propose des tableaux et sculptures très sympas.

 

 

Après un petit passage rapide par la place d’Armes, où un artiste de rue donne un petit spectacle (spécialité québécoise), nous descendons la rue du Trésor où des peintres locaux vendent leurs œuvres un peu à l’image de certains coins de Montmartre à Paris. C’est à ce moment précis que notre gosier commence à être vivement asséché et qu’une petite bière fraîche serait vécue comme une récompense de tous nos efforts fournis depuis 3 bonnes heures en plein soleil. Oui, mais comment ne pas s’arrêter avant par la basilique Notre-Dame-de-Québec à deux pas de là ?  Qu’à cela ne tienne ! (Bim ! j’ai pris 40 ans en lâchant cette expression !). Rien de spécial à noter sur la visite de cette basilique si ce n’est qu’elle se tient à l’endroit même où fut construite la première chapelle de la ville par Samuel de Champlain.

 

Quelques minutes plus tard, nous voilà dans la basse ville où l’afflux de touristes est vraiment impressionnant. Les petites ruelles pleines de charmes sont pleines à craquer, les terrasses prises d’assaut, les glaciers font leur chiffre d’affaire de l’année, et nous, on est au milieu de tout ça sans avoir eu encore l’occasion de nous poser un peu et de nous rafraichir ! Heureusement, le pub de l’Oncle Antoine dispose encore de quelques places libres, pour notre plus grand bonheur.

 

 

Pour finir cette journée riche en découvertes, deux étapes restent au programme : le Musée de la Civilisation et le match de baseball tant attendu par Nathalie et Serge ! On peut même nous rajouter une étape, et pas des moindres : leur expliquer les règles du baseball.

 

Nous commençons donc cette seconde partie de journée avec le Musée de la Civilisation, situé dans le quartier du Vieux Port. Sur la dizaine d’expositions que propose le Musée sur la thématique générale des Sciences Humaines et Sociales du Québec, nous avons malheureusement du en sélectionner qu’une partie, par faute de temps. Nous commençons donc notre visite par l’exposition intitulée « le Temps des Québécois »qui retrace de manière chronologique les grands évènements qui ont forgés l’histoire du Québec. Cette exposition est très riche et les panneaux explicatifs plutôt bien réalisés. Si il y a bien une idée générale à ressortir de tout ça, c’est bien que les Anglais sont des emmerdeurs (mode chauvin réactivé).

La seconde expo « C’est notre histoire »sera quant à elle plus orientée vers les populations autochtones du Québec tandis que l’exposition « Sortir de sa réserve »nous présentera de nombreux objets phares de l’industrie manufacturière québécoise, ainsi que les différentes thématiques développées en terme de recherche et d’innovation sur le territoire au fil de l’histoire.

Pour vous donner un avis général sur le Musée de la Civilisation, nous vous conseillons d’y aller car vous y apprendrez de nombreuses choses et le Musée est « bien foutu ». Par contre, allez-y plutôt le matin, quand votre esprit et vos jambes sont encore frais ; la visite intégrale du Musée pouvant prendre plusieurs heures.

 

Last but not least, le match de baseball tant attendu ! Après une première expérience à Toronto, où nous avions assisté à un match assez ennuyeux, nous retentons notre chance, dans le Stade Canac contenant certes 10 fois moins de places qu’au Rogers Center de Toronto, mais où l’ambiance se révèlera être vraiment géniale et très conviviale. Après avoir récupéré nos Hot-Dogs à 1$ et nos bières, nous prenons place en tribunes, bien garnies pour ce match qui opposera les Capitales de Québec aux Miners de Sussex. Il s’agit d’un match comptant pour une ligue de baseball indépendante opposant 6 équipes du Nord-Est des Etats-Unis, du Québec et de l’Ontario, rien à voir avec la Major League of Baseball donc. Les hymnes américain et canadien sont superbement chanté par une jeune fille, les chauffeurs de stade sont en place et commencent à mettre l’ambiance : le match peut commencer. On donnera de toute notre personne pour expliquer les règles à Serge et Nathalie, et pour laisser planer le suspens, on dira que l’une de ces deux personne à plutôt bien saisi les règle et que l’autre préférait apprécier la super ambiance environnante et s’amuser des spectateurs en train de se goinfrer de tout un tas de malbouffe. Plusieurs animations à noter pendant ce match avec notamment le jeu de la pizza. Le principe est simple, des pom-pom girls montent dans les travées du stade avec des pizzas et la pizza est offerte à celui qui crie le plus fort. Entre l’hystérie de certains, les cordes vocales saillantes des autres, ou encore des tentatives originales de danse mêlées à des cris, c’était un beau bordel. Nous, on était là, pantois, au milieu de cette foule déchainée pour une pizza, c’était vraiment beaucoup de fun comme ils disent ici.

Concernant le match, il était passionnant : des home runs, des courses folles, des tacles, des défenses tactiques très bien exécutées… on en a pour notre argent ! Score final : 6-0 pour les Capitales de Québec !

Si on a un petit avis/conseil à vous donner sur le baseball si vous passez au Canada, préférez un match à Québec plutôt qu’à Toronto. Certes, les affiches et la taille du stade ne sont pas comparables, mais l’ambiance est vraiment plus sympa et bien plus conviviale sur Québec.

 

 

Pour finir la soirée, nous nous rendons au bar restaurant les Salons d’Edgar pour y goûter notre première poutine ! Le cadre est détendu dans une ambiance tamisée et calme, plutôt appréciable après un match de baseball. Pour les novices, la poutine est un plat typique québécois composé de frites, de morceaux de cheddar, le tout nappé de sauce brune (sauce à la viande). Et pour tout vous avouer, ça cale son homme !!!

 

Voici la poutine !!!

 

Après une marche de 45min pleine de rebondissements (seuls les présents savent) pour retourner à notre Airbnb, nous retrouvons nos petits lits douillets pour une bonne nuit bien méritée.

 

Notre deuxième jour démarre par de petites courses dans un supermaché local puisque nous souhaitons faire un pique-nique ce midi sous ce superbe temps. Victuailles achetées, nous nous rendons aux chutes de Montmorency, à quelques kilomètres de Québec. Pour ceux qui n’auraient pas de voitures, des navettes sont à votre disposition depuis Québec.

Une fois sur place, on découvre les fameuses chutes, qui sont certes moins impressionnantes que les chutes du Niagara au niveau de l’immensité et du débit, mais qui sont tout de même plus hautes d’une trentaine de mètres. Après un passage rafraichissant sur la plateforme située en contrebas des chutes où Serge passera certainement un des meilleurs moment du séjour, nous entamons la montée des quelques 487 marches afin de joindre la passerelle située au dessus des chutes. La vue du dessus est vraiment impressionnante, et Fanny, en grande aventurière, réussira à combattre son vertige tant bien que mal. Pour votre information, certaines activités sont proposées dans ce parc dont notamment la tyrolienne qui passe au dessus des chutes (pas comme l’arnaque des chutes du Niagara). Si vous souhaitez faire un petit tour, réservez à l’avance, il y avait environ 3h d’attente lorsque nous nous sommes renseignés.

 

 

En face des chutes de Montmorency se trouve l’Ile d’Orléans où nous décidons de nous rendre pour pique niquer. Cette île de 67km de périmètre recense de nombreux maraîchers (bleuets, fraises, vignes, cabanes à sucre, pommes et producteurs de cidre). C’est dans le village de Sainte Famille, à côté de l’église que nous trouverons notre bonheur dans un très joli parc bien entretenu qui dispose même de tables de pique nique. Un repas et une sieste plus tard, nous repartons en commençant par visiter l’église. Une bénévole très accueillante nous raconte l’histoire de la paroisse et de l’Ile d’Orléans, berceau de l’immigration française par le passé. Elle nous raconte tout un tas de choses passionnantes sur l’histoire de sa famille et d’autres familles de l’île où on recense encore quelques descendants des premiers occupants de l’île. Ah les Québécois et leur hospitalité, c’est quelque chose !!!

 

 

Nous poursuivons notre chemin en faisant un petit stop à la fameuse « Vieille Maison Fradet » de l’autre côté de l’île. Une photo suffira pour que les hôtes sortent de la maison et nous demandent ce que l’on cherche. Je leur répond fièrement que je prends la photo car j’ai le même nom de famille, mais ils n’en ont rien à faire et n’ont pas l’air ouvert à la discussion (vraiment pas représentatif des Fradet, je vous assure !). Ils nous demandent même de nous décaler car nous faisons sonner un détecteur de mouvement placé devant leur maison… Merci, au revoir !

 

Avant de quitter l’ile, nous nous rendons chez un producteur de cidre local. Nous étions prévenu que le cidre produit ici n’a strictement rien à voir avec le cidre produit en France ; le cidre québécois étant plus alcoolisé et bien moins gazeux. Bien qu’étant prévenu de ces différences, Serge, en bon breton, n’aura pas trouvé son bonheur avec les différents cidres qu’on lui propose de déguster. Il n’a que faire de nos tentatives de ralliements à la cause canadienne du type « Mais ça n’a rien à voir, c’est différent c’est tout, on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable ». NON, pour lui, le meilleur cidre, c’est la Bretagne, POINT BARRE ! Parenthèse chauvine fermée, ce cidre est effectivement déroutant. Il se rapproche d’avantage du Calvados (en moins fort) que du cidre que l’on connaît, mais il se laisse boire, surtout avec le coucher de soleil et le panorama proposé sur la terrasse du Domaine Steinbach.

 

 

Il est l’heure de rentrer, et de déguster un petit Fish & Chips pour certains, une nouvelle poutine pour d’autres à la micro-brasserie « Le Projet » qui propose une bonne sélection de plats bistro et qui brasse sa propre bière. Nous rentrons nous coucher car demain matin, c’est le retour sur Toronto pour Rémy qui travaille, quand aux trois autres larrons, ils continuent leurs vacances pour quelques jours aux alentours d’Ottawa.

Pour conclure, nous avons passé de super moments à Québec, qui est une ville intéressante à découvrir de par son histoire, son architecture qui n’à strictement rien à voir avec Toronto ou Montréal. Entendre parler québécois, c’est sympa (bon pas trop non plus hein !). Les Québécois sont toujours très accueillants, et très relax ; ils savent prendre le temps ! Vive le Québec ! Et pas les Anglais

 

On vous a concocté une nouvelle petite vidéo retraçant ce super week-end, on espère que ça vous plaira !!

A très vite !

 

Ô Canada – Hymne Canadien

 

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